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Rapport annuel du président de la Société historique acadienne

1985 par Francis C. Blanchard

 

Il me fait plaisir de vous souhaiter tous la plus cordiale bienvenue à la réunion annuelle de la Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard.

J’espère que vous trouverez nos délibérations des plus intéressantes.  Je vous invite à participer à nos discussions.  J’exprime au nom de l’auditoire une bienvenue spéciale à M. Bernard LeBlanc, directeur du Musée Acadien à l’Université de Moncton qui sera notre conférencier invité ce soir.

Je ne peux pas passer sous silence le fait que nos assises de cette année marquent le 30e anniversaire de la fondation de notre Société.

La Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard tire ses origines d’un comité historique, généalogique et littéraire qui avait été créé par la défunte Association des Instituteurs et Institutrices Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard pendant son 62e congrès annuel tenu en 1955 en la salle paroissiale de Miscouche.

Mesdames et Messieurs c’est à votre vaillante association d’enseignants et d’enseignantes acadiens d’autrefois que nous les Acadiens de l’Île doivent une dette de reconnaissance pour toutes les initiatives qu’elle a su engendrer afin de doter le peuple acadien d’instruments et d’institutions à caractère national pour favoriser sa survivance, son développement et son épanouissement.

L’Association des enseignants acadiens de l’Île a aussi enfanté La Société Saint-Thomas d’Aquin, lors de son 27e congrès à Bloomfield en 1919.

La première réunion du comité historique, généalogique et littéraire eut lieu le 14 novembre 1955.  La réunion fut sous la présidence de M. le juge Sylvère DesRoches.  Les autres membres présents étaient:  M. le docteur J.-Henri Blanchard, Mme Dolor Richard, M. Jérémie Pineau et Soeur Antoinette DesRoches, C.N.D.  Le comité s’est donné le nom, Le Comité Historique, Généalogique et Littéraire Acadien de l’Île-du-Prince-Édouard.

Le premier Comité exécutif fut élu comme suit :

Président:  M. le juge Sylvère DesRoches
Vice-présidente:  Mme Dolor Richard
Secrétaire-trésorier:  M. Jérémie Pineau

Le comité de la constitution se composait de:  M. le docteur J.-Henri Blanchard, M. J.-Edmond Arsenault, et M. le juge Sylvère DesRoches.  Un président fut nommé pour s’occuper d’une des sections :

Historique:  M. l’abbé Charles Gallant
Généalogique:  M. le docteur J.-Henri Blanchard
Littéraire:  Soeur Ann Elizabeth White, C.N.D.

Dès le début du Comité, on discutait du besoin d’établir un musée acadien.  Cette idée ne prendra pas racine avant 1964, lorsque fut fondé le Musée Acadien à Miscouche.

Ce ne sera qu’en 1967, l’année du centenaire de la Confédération canadienne, qu’on établira la présente Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard.

Après avoir opéré depuis son établissement en 1955 à l’échelon de comité, le Comité Historique, Généalogique et Littéraire est passé au statut de société.  Et dès lors elle portera le nom de:  La Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard.

À la réunion du 13 novembre 1967, le Père Jean F.-Buote a recommandé la fondation de la Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard dans son rapport du comité organisé pour étudier le futur du Comité Historique, généalogique et littéraire établi en 1955.

Les personnes qui ont servi dans ce comité d’étude furent M. l’abbé Jean Buote, M. J.-Edmond Arsenault et M. Benoit-W. DesRoches.

La proposition de la nouvelle fondation est présentée à une assemblée générale par M. le docteur J.-Aubin Doiron, et est appuyée par M. l’abbé Charles Gallant.  La proposition est acceptée à l’unanimité.

Un comité fut choisi pour rédiger une nouvelle constitution.  À la réunion du 19 août 1970, les statuts et règlements furent débattus longuement et finalement adoptés.

Le premier comité exécutif de la nouvelle société se composait comme suit :

Président:  M. J.-Edmond Arsenault
Vice-président:  M. l’abbé Jean-F. Buote
Secrétaire:  M. Francis-C. Blanchard
Trésorière:  Soeur Antoinette DesRoches, C.N.D.
Conseillers:  M. Antoine Richard, M. J.-Albert Gallant et M. le docteur J.-Aubin Doiron

Les années 1955, 1964 et 1967 sont donc trois dates de grande signification historique :

1955 – la fondation du Comité Historique, généalogique et littéraire sous l’égide de l’Association des Instituteurs et Institutrices Acadiens de l’Î.-P.-É.  C’est aussi l’année du Bicentenaire de la Dispersion des Acadiens de 1755.

1964 – la fondation du Musée Acadien à Miscouche – pour coïncider avec les fêtes provinciales marquant le centenaire de la première réunion des Pères de la Confédération canadienne tenue à Charlottetown en 1864.

1967 – l’établissement de la Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard – réalisé en la même année que les Canadiens célèbrent le centenaire de la Confédération canadienne de 1867.

Nous ne faisons pas les choses par des petite mesures – n’est-ce pas?  Et ce qui est significatif encore dans l’histoire de notre fondation, c’est que nous les Acadiens avons choisi Miscouche, où nous avons fondé ces organismes qui sont appelés à nous aider à promouvoir et à sauvegarder nos intérêts historiques comme peuple acadien; et cela à l’endroit même où nos chefs acadiens, en 1884, ont délibéré pour le choix du drapeau tricolore avec son étoile et l’hymne national, l’Ave Maris Stella.

Depuis sa fondation en 1967, la Société Historique Acadienne l’Île-du-Prince-Édouard a réalisé plusieurs projets de grande importance historique.  Parmi ceux-ci mentionnons:

1)  Le dévoilement en 1976 du monument à la mémoire des anciens Acadiens de la Rivière Platte – berceau des paroisses acadiennes du comté de Prince – dont les ossements furent transportés dans le cimetière de Miscouche.

2)  La publication d’un bulletin sous le titre de La Petite Souvenance.  Cette parution est en date de 1979 – l’année du 375e anniversaire de la fondation de l’Acadie et du 60e anniversaire de la fondation de la S.S.T.A.  Un numéro spécial de La Petite Souvenance fut préparé par La Société Historique pour commémorer le centenaire du Drapeau acadien.

3)  La Société Historique organise deux ou trois rencontres régionales chaque année, afin de faire mieux connaître notre héritage et notre patrimoine acadiens.

4)  La Société a mené une campagne assidue auprès des autorités de l’Église unie de Malpèque, afin de récupérer la vieille cloche de la paroisse de la Sainte Famille de l’ancien Malpec des Acadiens avant la Déportation de 1758.  Ses efforts ont été jusqu’à date sans succès.  Espérons qu’un jour cette relique nous sera remise entre nos mains!

5)  Tout récemment la Société Historique a institué le Prix Gilbert-Buote pour commémorer le nom d’un grand patriote acadien de l’Î.-P.-É.  Le prix est décerné à une personne ou autres qui auraient complété un travail d’intérêt historique acadien.

Après avoir passé en revue les péripéties de notre Société depuis sa fondation en 1955, faisons un bref compte rendu de son oeuvre pendant l’année qui vient de se terminer.

Mon comité exécutif se composait de M. Georges Arsenault-Président sortant de charge, M. l’abbé Charles Gallant-Vice-président, Mme Cécile Gallant-Secrétaire, Mme Avéline Pitre, M. l’abbé Albin Arsenault, M. Gary Robichaud et M. Joseph Cormier-Conseillers, et Francis Blanchard votre Président.

Durant l’année le comité exécutif a tenu trois réunions.  Nous avons pris les décisions nécessaires au bon fonctionnement de l’organisme.  Nous avons organisé deux rencontres régionales – une au Centre Culurel Port LaJoie à Charlottetown, et l’autre au Centre Dalton à Tignish.

À Charlottetown, quoiqu’il ny avait qu’un très petit nombre dans l’auditoire, Georges Arsenault, Marcella Perry et Francis Blanchard ont projetté leurs diapositives des lieux historiques acadiens en Poitou-Charentes et d’autres lieux en France.

À Tignish, où là encore, le nombre de participants était restreint, Mme Elizabeth Cran a su intéresser les gens avec sa présentation des mystères de l’histoire locale.

Notre grand projet de l’année s’est porté sur la continuation de la recherche sur la vie et l’oeuvre de feu le docteur J.-Henri Blanchard.  Mme Cécile Gallant fut embauchée comme recherchiste.  Personnellement, je suis très satisfait du travail réalisé par Cécile.

Lorsqu’elle est venue chez moi me passer à l’entrevue, nous avons pu jaser ensemble une bonne partie de la journée.  Je me suis aperçu dès le début de notre entretien, qu’elle avait très bien saisi l’esprit de l’homme et de son oeuvre.  Cela m’a beaucoup plu.  Cécile semblait entrer intensément en sa matière, tel qu’on aurait dit qu’elle l’avait connu de son vivant.

À l’heure actuelle notre Société compte 165 membres en règle:

2 membres honoraires
3 membres à vie
7 associations-membres, dont une bienfaitrice
153 membres réguliers, dont quatre bienfaiteurs

En conclusion, je désire remercier tous ceux qui ont aidé pendant l’année à faire avancer notre cause – l’exécutif; Georges Arsenault surtout pour son implication dans la publication de La Petite Souvenance et dans son travail dans le projet du Prix Gilbert Buote; et les équipes qui ont travaillé avec Georges dans ces deux activités; à Cécile un gros merci, comme secrétaire et comme recherchiste dans le projet de la vie et l’oeuvre de J.-Henri Blanchard.  Je dois la remercier spécialement pour la contribution qu’elle a faite lorsqu’elle a représenté la Société Historique de l’Île aux fêtes du 25e anniversaire de la Société Historique Acadienne à Moncton, N.-B.  Elle a fait, me dit-on, une présentation superbe de son projet – “La vie et l’oeuvre de J.-Henri Blanchard”.  Merci également à tous ceux qui ont rendu nos rencontres régionales des succès.  À la S.S.T.A., merci également pour votre appui.  Et finalement un merci sincère à tous nos sociétaires.  Si notre Société marche de l’avant, c’est parce que nous avons des membres fidèles.

Francis C. Blanchard, Président
le 24 novembre 1985

La Société historique acadienne de l’Î.-P.-É. – Rapport annuel du président

1984 par Francis C. Blanchard

 

L’année 1984 demeurera une année bien spéciale dans les annales de la communauté acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard.  Effectivement, nous avons célébré en grandeur le centenaire du drapeau et de l’hymne national acadiens choisis en 1884 lors de la deuxième Convention nationale des Acadiens, tenue à Miscouche.  Tout au long de l’année nous avons pu étudier, d’une façon ou d’une autre, cette page d’histoire qui a été si déterminante dans le développement du nationalisme culturel acadien.  Comme vous le constaterez tout à l’heure, votre Société a fort bien contribué, par divers moyens, à faire connaître cette belle période de notre histoire collective.

Disons tout de suite que la Société a connu une année assez animée.  Tout d’abord, elle a enregistré une augmentation sensible de ses membres, soit de 30 pour cent!  En fait, elle compte 2 membres honoraires, 1 membre à vie, 4 membres bienfaiteurs, 8 institutions-membres (dont 2 bienfaitrices) et 153 membres réguliers.

Au cours de l’année, le comité exécutif s’est réuni à quatre reprises afin de voir au bon fonctionnement de l’association.  Il a organisé deux rencontre régionales qui ont toutes deux bien réussi.  La première avait lieu à Charlottetown, le 10 février, à la résidence officielle du lieutenant-gouverneur, le docteur J.-Aubin Doiron.  De Tignish à Souris, nos membres sont venus nombreux à cette rencontre spéciale où ils ont pu entendre une excellente conférence sur l’histoire de la littérature acadienne, par madame Marguerite Maillet, spécialiste en la matière.  Nous tenons encore une fois à exprimer notre vive appréciation au docteur Doiron et à madame Bernice Doiron pour leur magnifique et chaleureux accueil.  La deuxième rencontre régionale avait lieu le 4 mars, cette fois-ci à Summerside.  À cette occasion nous accueillions madame Naomi Griffiths, historienne de grande renommée et spécialiste en histoire acadienne.  Dans sa conférence elle traita surtout de l’époque de la Déportation.

Cette année nous n’avons fait paraître qu’un seul numéro de La Petite Souvenance, soit le numéro 10, une publication spéciale publiée afin de marquer le centenaire du drapeau et de l’hymne national acadiens.  Ce livret commémoratif intitulé, Un peuple à unir, a été préparé grâce à l’aide d’une subvention du Secrétariat d’État et il a été imprimé avec une généreuse subvention du Gouvernement du Québec, par son Secrétariat aux Affaires gouvernementales canadiennes.  Nous en avons fait un tirage de 5000 copies.

Toujours dans le cadre du centenaire, la Société a collaboré au montage d’une exposition historique en montre pendant tout l’été au Centre Eptek, à Summerside.  Intitulée “Les Acadiens: un peuple et ses symboles”, cette exposition a été vue par plusieurs milles personnes.

Pendant les fêtes du centenaire qui se sont déroulées à l’Île du 15 au 19 août, la Société a été présente à certaines activités.  D’abord, elle a tenu un kiosque où elle avait en vente tous les numéros de sa revue, elle a lancé sa publication Un peuple à unir lors d’un lancement collectif et elle a participé à une réunion des sociétés historiques acadiennes des provinces maritimes, tenue à Abram-Village le 17 août, et organisée par Mme Muriel Roy, directrice du Centre d’études acadiennes à l’Université de Moncton.  Enfin, permettez-moi d’ajouter que votre président a donné une conférence intitulée “La colonisation et les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard à l’époque des premières Conventions nationales des Acadiens”.  Il l’a donnée dans le cadre d’une série de conférences en histoire acadienne qui s’est déroulée également pendant les célébrations du centenaire.

La Société a maintenant son propre logo.  En forme ovale, on y aperçoit un petit bateau dont la charpente emprunte la forme de l’Île-du-Prince-Édouard, alors que la voile de l’embarcation rappelle le drapeau acadien.  Ce logo est l’oeuvre d’Anne Gallant, d’Abram-Village.  Aussitôt que nous aurons les moyens, nous ferons imprimer du papier et des enveloppes à en-tête avec ce signe distinctif de notre regroupement.

Le Prix Gilbert Buote ne sera malheureusement pas attribué cette année.  Aucune candidature n’a été présentée malgré les annonces que nous avons fait paraître dans trois journaux de la province et les envois de renseignements que nous avons fait parvenir à plusieurs individus.  Nous espérons cependant pouvoir le donner l’an prochain.

Voilà dans les grandes lignes ce que nous avons accompli cette année avec le temps et les moyens que nous avions à notre disposition.  Avant de terminer ce rapport, permettez-moi de mentionner quelques nouveaux projets que nous devrions songer à aborder dans un proche avenir.  En premier lieu, ne serait-il pas dans l’ordre que chaque année nous fassions une promotion de la Journée du patrimoine, laquelle a toujours lieu en février?  Ce serait une excellente occasion, à mon avis, de sensibiliser la communauté acadienne à la question de la conservation de nos biens culturels.  Peut-être que notre société pourrait travailler à un tel projet d’animation de concert avec les responsables de nos musées.  La question mérite d’être étudiée.

D’autre part, il ne faut pas oublier que notre environnement naturel, le paysage, avec tout ce qu’il comporte, fait aussi parti de notre héritage.  Jusqu’à présent, notre Société ne s’est pas intéressée à ce domaine.  Pourtant, il y aurait un grand besoin de sensibilisation vis-à-vis cette question dans nos régions.  Il faudrait en effet instruire la population sur l’importance de protéger l’environnement et de ne pas détruire le paysage.  Les caps et les dunes que l’on mange et que l’on détruit ne repousseront pas; les gros arbres que l’on abat prendront longtemps à être remplacés; les grandes fosses (pits) que l’on ouvre sur le bord de nos routes viennent aussi détruire un beau paysage que l’on ne pourra pas transmettre aux prochaine générations.  Tous ces éléments font aussi parti de notre héritage, même ils sont ce que nous avons de plus ancien dans notre entourage.

En terminant, je désire remercier les membres du comité exécutif pour leur dévouement à notre Société.  Je désire également remercier les institutions qui ont contribué d’une façon ou d’une autre à nos oeuvres, notamment la Société Saint-Thomas d’Aquin, le Musée provincial par le Centre Eptek, le Secrétariat d’État et le Gouvernement du Québec.

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Le Comité exécutif de la Société historique acadienne de l’Î.-P.-É. pour l’année 1984-85 :

Président - M. Francis Blanchard
Président sortant - M. Georges Arsenault
Vice-président - Père Charles Gallant
Secrétaire - Mme Cécile Gallant
Trésorier -  M. Albert Gallant 
Conseillers/conseillères -   

                   Mme Avéline Peters
                  Père Albin Arsenault
                  M. Joseph Cormier
                  M. Gary Robichaud

Le Prix Gilbert Buote

1983 par Contribution anonyme

 

1.  Introduction

Le Prix Gilbert Buote a été créé en 1982 par la Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard dans le but de couronner et de signaler les projets méritants réalisés dans le domaine de l’histoire et de l’héritage acadiens de l’Île.  En décernant ce prix, la Société veut, d’une part, récompenser les auteurs de ces projets et les encourager à poursuivre leurs efforts en ce sens.  D’autre part, elle souhaite éveiller l’intérêt de la population au travail qui se fait dans ce domaine et susciter son appui.

En dédiant ce prix à la mémoire de Gilbert Buote (1833-1904), de Tignish, la Société désire souligner la grande contribution de ce patriote acadien à la cause de son peuple.  Éducateur, journaliste, historien et généalogiste, il fut un farouche défenseur des droits des Acadiens.  En 1893, avec l’aide de son fils François-Joseph, il fonda L’Impartial, premier journal de langue française publié dans l’Île.  Il y publia de nombreuses notes généalogiques et historique, fruit de ses propres recherches.  À l’occasion du centenaire de la paroisse de Tignish, en 1899, il rédigea et imprima L’Impartial Illustré, livret souvenir contenant l’histoire de la paroisse et la généalogie des familles.

 

2.  Les projets:  critères d’admissibilité

a)  Tout projet qui, d’une façon ou d’une autre, contribue à mieux faire connaître et/ou à conserver quelque aspect de l’histoire et de l’héritage acadiens, est admissible au concours.

Exemples :
- une publication
- un projet d’interprétation de l’histoire et/ou de l’héritage acadien par divers moyens d’expression
- un projet réalisé dans le but de faire reconnaître et/ou conserver un lieu ou un édifice historique

b)  Est admissible au concours:  tout projet réalisé par un individu (ou un groupe d’individus) résident de l’Île, ou encore par une association, une entreprise privée, une école (ou une classe), un village, une paroisse ou une ville insulaire.

c)  Le projet devra avoir été complété entre le 1er juin de l’année précédant l’attribution du prix, et le 31 mai de l’année de l’attribution.  Les projets devront être inscrits au concours au plus tard le 30 juin de chaque année.

 

3.  Inscription des projets au concours

Toute personne intéressée est libre d’inscrire un projet au concours, qu’elle en soit l’auteur ou non, mais le prix ne pourra être décerné qu’à l’auteur.  De même, une organisation ou un comité quelconque peut soumettre des projets.

Le Comité exécutif de la Société historique acadienne verra à publiciser le concours.

 

4.  Critères d’évaluation

Chaque projet sera évalué selon les critères suivants :

a)  sa pertinence à l’histoire et à l’héritage acadien;
b)  sa contribution à la connaissance et à la conservation de l’histoire et de l’héritage acadien de l’Île-du-Prince-Édouard;
c)  la somme de travail exigée dans sa réalisation;
d)  la qualité du travail effectué;
e)  sa visibilité.

 

5.  Mode d’évaluation des projets

a)  Jury:  Le jury est composé de trois membres nommés par le Comité exécutif de la Société historique acadienne de l’Î.-P.-É.  Les membres du Comité exécutif ne pourront faire partie du jury.

b)  Le jury fera l’évaluation, pendant les mois de juillet et août de chaque année, de tous les projets reçus conformes aux critères d’admissibilité.

En règle générale, un seul prix sera décerné annuellement.  Cependant, dans le cas de deux projets remarquables, de qualité jugée égale, deux prix pourront être attribués.  Il n’y a cependant aucune obligation à ce que le prix soit décerné si le jury juge qu’aucun projet ne rencontre d’une façon satisfaisante les critères de sélection.  Le jury devra, en effet, veiller à conserver le prestige du prix en l’attribuant qu’à des projets de qualité.

c)  Des mentions pourront être décernées.

d)  La décision du jury sera finale.

e)  Le prix sera présenté lors de l’assemblée annuelle de la Société ou à une autre occasion jugée appropriée par le Comité exécutif de la Société.

 

6.  Le Prix

Le prix consiste en un parchemin encadré sur lequel est imprimé un fac-similé d’une première page d’un numéro du journal L’Impartial, une photo de Gilbert Buote et une inscription appropriée où apparaît le nom de la personne (ou de l’institution) méritante, le titre de son projet et la signature du président(e) de la Société.

La Société historique acadienne de l’Î.-P.-É. : rapport annuel

1982 par J.-Edmond Arsenault

 

Rapport annuel du président

Une nouvelle fois, nous nous rencontrons en assises annuelles.  En cette occasion, nous vous présentons un bref aperçu du travail, des actions et des projets exécutés au cours de l’année.

L’exécutif de la S.H.A. de l’Î.-P.-É. a tenu trois réunions au cours de l’année.

Cette année, la campagne de recrutement nous a valu l’inscription de 125 membres, dix en moins que l’année précédente.  L’appel aux cotisations 1982-1983 devrait être lancée le plus tôt possible, au cours du mois de novembre.

La Société Historique Acadienne a tenu, au cours de l’année, trois rencontres régionales, dans l’ensemble, assez bien réussies.  Ces réunions avaient lieu à Tignish, à Abram-Village et à  Rustico.  Ces assises étaient fort intéressantes et informatives.  Celle de Rustico, au musée, a permis à l’auditoire de faire une randonnée dans l’histoire de la paroisse de Rustico, du Père Belcourt, et de la Banque de Fermiers.  M. Jean Doiron a certes relaté une foule de faits historiques très intéressants.  Il est évident que ces réunions régionales sont très utiles et qu’il est fortement recommandé de les continuer et de les rendre plus nombreuses, si possible.  Il y aurait peut-être lieu d’en faire un projet de plus grande envergure et faire une demande d’aide-financière dans le but de défrayer les frais d’animation et de tenue de ces rencontres.  Ceci s’applique aussi à l’organisation de journées d’études en généalogie, en conservation de documents et d’objets historiques.

Le projet “cueillette de renseignements et d’information sur la vie et les oeuvres de feu J.-Henri Blanchard” est terminé.  La Société possède plus d’une quarantaine d’entrevues enregistrées sur rubans sonores.  Nous avons obtenu le financement d’un projet pour en faire la transcription.  Nous sommes à la recherche d’une personne que nous désirons embaucher pour faire ce travail.

La Petite Souvenance est publiée deux fois par année.  Cette revue fournit des faits et des renseignements historiques fort intéressants qui la font apprécier du lecteur.  Je félicite le rédacteur et le comité de rédaction ainsi les auteurs des articles qui donnent à notre revue un caractère particulier.

Au cours de l’année, un comité a préparé un document explicitant les critères à utiliser dans l’attribution d’une distinction honorifique à une personne méritante pour sa contribution dans les domaines de l’histoire ou du patrimoine acadiens.  Le rapport de ce comité vous sera présenté au numéro six de l’ordre du jour.

Cloche de Malpèque -

Nous avons continué les recherches dans le but d’établir l’authenticité de la cloche.  Nous avons adressé des lettres à quelques individus ou organismes aptes à être en mesure de nous fournir des renseignements ou à nous indiquer des sources où nous pourrions aller les puiser.  Ces lettres nous ont valu des réponses plus ou moins encourageantes.  Toutefois quelques-unes nous indiquent des pistes à suivre.  Les archives nationales du Canada possèdent des microfilms de certains documents de l’époque 1750-1758, y compris des lettres de Prévost aux instances gouvernementales françaises, à Paris.  Ces microfilms sont à la disposition de la bibliothèque de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard qui possède les équipements utiles à en faire la lecture mais il faut obtenir de l’aide financière pour payer le salaire de la personne qui entreprendra ce travail.

Une demande en ce sens au Secrétariat d’État n’a pu être acceptée faute d’argent disponible.  Nous pourrons, peut-être, obtenir le financement de ce projet l’an prochain.  Il semble qu’il ne faudrait pas trop tôt abandonner la partie; il faudrait, coûte que coûte, recouvrir la cloche qui, avant la déportation, invitait nos aïeux à réciter l’Angelus, à prier pour les défunts et à participer aux offices religieux.  Cette cloche, les Acadiens de l’ancienne Île-St-Jean la posséderont peut-être un jour!

En terminant, nous remercions les membres de l’exécutif, la Société Saint-Thomas d’Aquin et tous ceux et celles qui ont, au cours de l’année, collaboré aux oeuvres de la Société Historique Acadienne de l’Î.-P.-É.

J.-Edmond Arsenault
le 24 octobre 1982

Hommage à J.-Edmond Arsenault

1982 par Contribution anonyme

 

La rédaction de La Petite Souvenance désire rendre hommage au président de la Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard, M. J.-Edmond Arsenault qui, au mois d’avril dernier, était décoré de l’Ordre du Canada par son Excellence le gouverneur-général Edward Schreyer, chancelier et compagnon principal de l’Ordre.  Notons que l’Ordre du Canada constitue la plus haute distinction canadienne attribuée à des civils.  M. Arsenault est le deuxième Acadien insulaire à mériter ce grand honneur.

Le travail que M. Arsenault a accompli au cours des années est assez bien connu de beaucoup d’entre nous.  Travailleur infatigable, il a été actif dans de nombreuses organisations tant municipales, provinciales, régionales que nationales.  Mais on connaît surtout son grand dévouement à la Société Saint-Thomas d’Aquin pour laquelle il a assumé bénévolement la lourde charge de secrétaire-général pendant 30 ans!

Enseignant puis agronome de profession, M. Arsenault est officiellement à la retraite depuis 1980.  Mais pour une personne de sa trempe, la retraite c’est l’occasion de contribuer davantage aux organisme bénévoles qui lui sont chers.  Ainsi, en plus d’occuper la présidence de notre Société historique, M. Arsenault est présentement président de la Voix Acadienne Inc., de l’Association du Musée Acadien et du Comité d’aide financière aux étudiants de la S.S.T.A.; vice-président du Comité franco-acadien pour la jeunesse; membre du Bureau des Gouverneurs de l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard et président désigné du Rotary Club de Charlottetown.

Nous nous réjouissons de cette distinction mille fois méritée dont M. Arsenault a été l’objet.  C’est un événement qui fait honneur à toute la communauté acadienne et à l’Île entière.

Chaleureuses félicitations, M. le président, et merci de l’intérêt et du dévouement que vous manifestez envers notre Société Historique Acadienne.  Hommage également à votre digne épouse, Bernadette, toujours prête à vous encourager dans vos activités, et qui s’intéresse et travaille activement elle-même dans plusieurs mouvements.

La rédaction

La Société historique de l’Î.-P.-É. : rapport annuel

1981 par J.-Edmond Arsenault

 

Rapport annuel du président

Une fois de plus, nous nous rencontrons en assisses annuelles.  Le fait de tenir notre assemblée au Musée acadien nous permet de nous rapprocher de l’une de nos créations.  La conservation et la mise en montre d’outils, de meubles, d’instruments aratoires et d’objets divers utilisés et parfois confectionnés par nos ancêtres fut l’un des premiers soucis des fondateurs de la Société historique acadienne.  Cette visite sert à nous remémorer la vie et les labeurs de nos devanciers, ces valeureux défricheurs des terrains fertiles de l’Île Saint-Jean.

Depuis la dernière assemblée annuelle, votre exécutif a tenu quatre réunions.  Au cours de ces assises, vos représentants ont pris les décisions et ont exécuté des actions aptes d’assurer le fonctionnement progressif de la Société.

Cette année, la campagne de recrutement s’est soldée par l’inscription de 135 membres à nos registres.  L’appel aux cotisations 1981-82 devrait se lancer, encore cette année, au cours du mois d’octobre.  Nous y reviendrons au poste de la promotion pour l’adhérence de nouveaux membres.

La Société s’était proposée d’augmenter, si possible, le nombre des rencontres régionales qu’elle organise au cours de chaque année.  Hélas! faute de disponibilité de temps et de personnel permanent, nous n’avons pu réaliser toutes les rencontres prévues.  Certaines tentatives d’organiser des rencontres se sont soldées par des échecs.  En effet peut-être en avons-nous tenu une dont l’éclat, le caractère d’une première et l’assistance nombreuse étaient compensatoires au manquement d’en convoquer un plus grand nombre.  Rappelons que le 13 mars dernier une rencontre régionale avait lieu à la résidence de son honneur le lieutenant-gouverneur J.-Aubin et Mme Bérénice Doiron alors que, pour la première fois, une association acadienne était invitée à siéger à la résidence du lieutenant-gouverneur de notre province.  Une soixantaine de membres de la Société assistaient à cette réunion au cours de laquelle le conférencier invité, le professeur d’histoire, M. Léon Thériault de l’Université de Moncton, fit une excellente historique des premières conventions nationales acadiennes.  En hommage à sa contribution aux oeuvres acadiennes, un certificat de membre honoraire fut présenté à son honneur le lieutenant-gouverneur J.-Aubin Doiron.  À l’occasion, une gerbe de fleurs était remise à Madame Doiron.

Le 5 mai dernier se tenait un atelier en histoire locale.  Il s’agissait de renseigner les participants sur les méthodes de recherches; les sources de renseignement; les démarches à faire pour écrire et publier un manuscrit.  Cet atelier fut fort bien réussi et nous remercions le secrétaire, M. Georges Arsenault, de l’avoir organisé et d’en avoir été l’animateur.

La Société a présenté une demande de financement d’un projet de recherches au Secrétariat d’État.  Elle a reçu un octroi de $2,875.  M. Jérémie Pineau a entrepris une recherche sur la carrière de feu J.-Henri Blanchard; ses oeuvres, son érudition, sa mémoire sans pareille, son éloquence, son sens de l’humour, ses saintes colères, sa simplicité, sa conception du développement du peuple acadien, etc.  Cette recherche consiste d’interviews chez une cinquantaine d’informateurs et se fait en vue de la préparation d’une biographie à dimension intensément humaine, dans le sens essentiel du mot.

Les 2, 3, 4 et 5 juillet dernier, votre président assistait à la 4e rencontre des peuples francophones, à Québec.  Le programme comportait six ateliers dont les thèmes étaient les suivants :

a)  Aînés francophones
b)  Écrivains de langue française
c)  Programmation
d)  Coopération
e)  Généalogie et histoire
f)  Redécouverte des sources françaises

J’ai assisté à l’atelier “Généalogie et histoire” tenu sous l’égide de la Fédération des Sociétés d’histoire du Québec.  Cet atelier groupait des participants venus de la Louisiane, du Midwest, de la Nouvelle-Angleterre, des Maritimes, de l’ouest canadien, de l’Ontario, et du Québec.  Le but principal de cet atelier était de faire l’examen des moyens aptes à créer des liens entre les chercheurs et harmoniser les efforts de chaque région dans la recherche de la diffusion de la généalogie et de l’histoire des francophones.  Les travaux de l’atelier furent très intéressants et s’avèrent une source de renseignements fort utiles.  Des conclusions, sous forme de recommandations précises en quatre chapitres, donnèrent suite à ces ateliers.  Ce document a été déposé aux archives de la Société.

Le président était le délégué officiel de la Société aux assises annuelles de l’A.C.E.L.F. qui se déroulaient à Charlottetown les 20, 21 et 22 août dernier.  Les rapports et la documentation pertinents à ces délibérations ont été consignés aux dossiers de la Société.

La Société continue la publication et la distribution de La Petite Souvenance.  Cette revue est très appréciée du lecteur et nous a valu des commentaires fort élogieux de la part de personnages distingués.  Je saisis l’occasion pour en féliciter le rédacteur, le Comité de rédaction ainsi que ceux qui nous ont fourni les articles qui donnent à notre publication une saveur, un coloris qui lui sont particuliers.

Sans vouloir nous attarder à faire des inventaires, notons que l’étude de l’histoire et la parution de travaux sont en marche chez nous.  La plupart de ces projets sont parrainés par la Société Saint-Thomas d’Aquin qui pourvoit à leur financement au moyen de subventions du Secrétariat d’État.  Nous sommes heureux de constater que la recherche se fait au niveau de l’histoire contemporaine locale.  La publication de ce genre de récits servira à ranimer la fierté des Acadiens en leur exposant les réalisations merveilleuses d’eux mêmes et de leurs ancêtres.  Il semble fort utile de les convaincre que malgré les persécutions, la déportation même, les Acadiens ont su, par leur courage et leurs persévérance, devenir maître de leur propre destinée.  C’est avec empressement que nous félicitons, remercions et encourageons ceux et celles qui s’adonnent à la recherche, à l’étude, à la rédaction et à la publication de l’histoire des Acadiens et de leurs oeuvres.  Notre Société, à buts non-lucratifs, sans moyens financiers, ne peut dans la conjoncture actuelle que seconder vos efforts et vous souhaiter les meilleurs succès.

Cet automne aura lieu à nouveau, l’appel aux cotisations des membres.  Il faudrait, à l’occasion, viser à une augmentation substantielle du nombre de participants au travail de notre organisme.  Il faut y attirer de nouveaux membres.  Il faut préparer la relève.  Pour ce faire il faut y embrigader plus de jeunes.  Il faudra donc établir un comité chargé de dresser la liste des personnes à devenir membres de la Société Historique Acadienne.  Serait-il présomptueux de songer à un objectif de 200 membres, ce qui indique une augmentation de 65 membres.  Forte augmentation, direz-vous, mais elle reste raisonnable et facilement réalisable.

Lors de la dernière assemblée annuelle, nous avions rapporté qu’une requête invitant les paroissiens de l’Église Unie de Princeton (Malpeque) à remettre aux Acadiens la cloche de l’ancienne église acadienne de Malpeque, était en voie de préparation.  Cette requête fut expédiée le 24 décembre 1980 et présentée à l’assemblée annuelle des paroissiens le 25 janvier 1981.  L’assemblée résolut de soumettre la demande à un comité d’étude chargé de soumettre un rapport à une réunion spéciale de paroissiens.  Le rapport a été présenté le 26 juillet 1981.  Enfin, le 2 septembre 1981 nous avons reçu la réponse catégorique suivante:  “Lecture de la lettre”.  Pour toute réponse, nous n’avons donné qu’un simple accusé de réception, succint et poli.

Il nous reste à décider des prochaines démarches à entreprendre.  Allons-nous lâcher la partie ou continuer la lutte.  Allons-nous entreprendre quelques recherches qui pourraient nous apporter des preuves “irréfutables” de la véracité de notre réclamation?  Verbalement, un paroissien, qui se dit favorable à notre requête, m’a laissé entendre que nous aurions à établir les faits suivants:

a)  Approbation de la demande de Prévost par le roi de France ou son représentant.

b)  i) Preuve de l’achat de la cloche.
     ii) Date de l’expédition de la cloche.
    iii) Date de réception de la cloche.

c)  Toute information pertinente qui pourrait être appuyée par un document “irréfutable” serait utile.

Les renseignements que nous avons obtenus du Centre d’Études Acadiennes nous indiquent les sources possibles:

a)  Les Archives de France.

b)  Les Archives Publiques du Canada.

c)  Documents des Archives des Colonies.

d)  Les fichiers du Centre d’études acadiennes.

Les recherches suggérées peuvent être longues, pénibles et dispendieuses, mais il ne faut peut-être pas abandonner la partie et nous avouer vaincus!  Les vainqueurs n’ont rendu, aux pionniers Acadiens revenus de l’exil, ni leur cheptel, ni leurs maison, ni leurs anciennes terres; leur rendront-ils un jour la cloche baptisée de leur ancienne église?

Il serait trop long et oiseaux de donner à ce rapport tous les détails des dernières négociations mais tous sont disponibles et pourront  vous être communiqués en atelier ou en réponse à vos questions.

En terminant, nous remercions les membres de notre exécutif, La Société Saint-Thomas d’Aquin et tous ceux et celles qui ont, au cours de l’année, collaboré aux oeuvres de notre société historique.

 J.-Edmond Arsenault, président

 

 

Nouvelles de la Société

1980 par Contribution anonyme

 

Au cours de l’année, le Comité exécutif a tenu trois réunions.  Après examen, il a décidé des actions à prendre et a posé les gestes conséquents aptes d’assurer le bon fonctionnement de la Société.

La campagne de recrutement et de sollicitation de l’automne 1979 s’est soldée par une augmentation du nombre de membres inscrits.  Le nombre de membres passait de 97 à 136 ce qui indique une hausse de 40 membres ou de 41.6%.  C’est là un résultat réconfortant qu’il indique un intérêt grandissant aux oeuvres de la Société et à l’histoire acadienne.

Le 15 octobre dernier, nous lancions l’appel aux cotisations 1980-1981.  À l’occasion, des lettres et des formules d’inscription furent envoyées à tous les membres et à plusieurs autres personnes jugées susceptibles à s’inscrire.  Au 28 octobre, nous avions acquis l’adhérence de 65 membres.

La Société s’était proposée de tenir deux ou trois assemblées régionales au cours de l’année.  Il ne lui a pas été possible de réaliser, au complet, ce projet.  Une réunion régionale avait lieu à Tignish le 30 mars dernier.  L’assistance était assez nombreuse et le programme très intéressant.  Des tentatives d’organiser d’autres rencontres régionales se sont soldées par des échecs.  L’arrivée du printemps semble donner naissance à un grand nombre de réunions:  les dates libres et convenables deviennent quasi-impossible à trouver.  Il semble qu’il serait sage de tenir les réunions régionales au cours de l’automne et de l’hiver.

À l’automne de 1979, la Société organise, pour la première fois, un atelier généalogique.  Une quinzaine de personnes étaient inscrites à cette journée d’étude fort intéressante et très bien réussie.  Ce mode de rencontre s’avère des plus utiles et mérite de figurer parmi les projets de la Société.  Il y a plusieurs thèmes qui se prêteraient fort bien à l’étude en groupe.  Notons la recherche en histoire, la rédaction et la publication de travaux historiques; l’enseignement de l’histoire et quoi encore?

Le projet “Inventaire des sources documentaires sur les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard” n’est pas encore terminé.  À l’origine, un projet communautaire étudiant nous avait permis d’ébaucher le travail et de recueillir des données dans cinq paroisses.  Faute de personnes disponibles, il est resté dormant au cours de l’année.  Toutefois, le travail vient de recommencer dans la paroisse de Bloomfield.  Il faudra tenter de l’exécuter dans les autres paroisses acadiennes.

Participation:  Nous étions invité, le 14 juillet, à participer à l’ouverture d’une exposition d’objet historiques, organisée par la Société Historique de Malpeque.  Votre président traita de l’histoire des Acadiens qui fondèrent les premiers établissements à l’Île Saint-Jean, et plus particulièrement de ceux qui allèrent s’établir à Malpeque et dont les noms des premiers venus sont inscrits au recensement de 1728.  Une artiste acadienne, Mlle Antoinette Perry exécuta quelques chants de son répertoire qui furent très appréciés si l’on en juge par les applaudissements de la foule.  La Société Historique de Malpeque est à rédiger une histoire de la région dont un chapitre traitera des pionniers acadiens qui furent les premiers habitants de cette partie de la province.

Au cours de l’année, la Société a présenté quelques requêtes et à surtout appuyé les requêtes de la Société Saint-Thomas d’Aquin aux instances gouvernementales et à d’autres organismes tel le C.R.T.C. en vue de défendre les droits des Acadiens et d’exiger les services qui leur sont dûs.

Parutions:  travaux historiques publiés au cours de l’année par divers groupes ou individus.

1.  A History of Cacsumpec – Fortune Cove 1779-1979
2.  History of Saint Anthony Parish 1803-1980
3.  Complaintes acadiennes de l’Île-du-Prince-Édouard
4.  Bibliographie acadienne
5.  Histoire de l’émigration chez les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard
6.  Histoire de la pêche chez les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard
7.  En préparation: Histoire de Wellington / Histoire de Malpeque
8. Le bulletin de la Société Historique “La Petite Souvenance”

La cloche de Malpeque :  Nous avons obtenu des renseignements additionnels au cours de l’année.  Une requête est en préparation et sera transmise au Conseil de l’Église Unie de Malpeque avant l’assemblée annuelle de la paroisse qui doit avoir lieu au début de l’année 1981.

Merci aux membres de l’exécutif et de la Société de leur bienveillante collaboration.

Le 30 octobre 1980                        J.-Edmond Arsenault, président

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Membres du Conseil d’administration – 1980-1981

Président – M. J.-Edmond Arsenault
Vice-président – Mme Avéline Peters
Secrétaire - M. Georges Arsenault
Trésorière - Mme Hélène Cheverie
Conseillers – Mlle Sylvia Arsenault
                          M. Jean Paul Arsenault
                          M. Henri Gaudet
                          M. Michel Belliveau

Nouvelles de la Société

1979 par Contribution anonyme

L’exécutif a tenu trois réunions au cours de l’année.  Il a pris les décisions et posé les gestes conséquents au bon fonctionnement de l’organisme; fait le suivi des projets en exécution.

La campagne de recrutement de l’automne dernier nous a valu l’inscription de 97 membres à notre registre.  Nous avons donc obtenu à ce poste un très réconfortant succès.  Nous vous en félicitons et vous en remercions.  Cette belle réussite démontre un intérêt marquant à l’histoire acadienne.

Au cours de l’année, la Société a organisé deux rencontres régionales, la première à Bloomfield, la seconde au Centre d’Éducation Évangéline.  Ces deux rencontres furent fort intéressantes et profitables.  Elles ont servi à susciter l’intérêt à l’histoire acadienne et à inciter les participants à la recherche, à l’étude et à l’appréciation des événements et des choses du passé.

Projet communautaire étudiant – La Société a élaboré un projet de recherches qui, soumis au Secrétariat d’État, lui a valu un octroi de $4,295.  Deux étudiantes ont travaillé treize semaines à faire l’inventaire des sources documentaires dans deux régions acadiennes; soit les paroisses de Tignish et Palmer Road à l’ouest, et les paroisses de Baie-Egmont, Mont-Carmel et Wellington.   C’est un début.  Il reste à poursuivre ce travail dans les autres régions acadiennes de l’Île.  Il faudra aussi faire la classification et l’indexation des données recueillies.  Il est à souhaiter que nous puissions, un jour, publier un inventaire assez complet des documents, livres et autres objets qui sont disponibles et accessibles aux recherchistes et aux fervents de l’étude de l’histoire des Acadiens insulaires.

Colloque – Le 24 mars dernier, le président assistait à une rencontre des Sociétés historiques francophones des Maritimes.  Le but principal de ces assises était d’étudier la possibilité de réunir ces sociétés en une fédération.  Les avantages, les inconvénients, les options alimentèrent des discussions fort intéressantes et assez prolongées.  Plusieurs des participants y percevaient de grands avantages au domaine de la collaboration, du financement, des échanges de méthodes de travail et de coordination.  Hélas, le consensus ne s’est pas réalisé.  Toutefois, sept différentes options de partage entre les sociétés historiques seront discutées par les conseils d’administration de chacune qui choisiront celle qui leur convient le mieux dans le but de la présenter lors d’une réunion convoquée par la Société Historique Nicolas-Denys en automne où il deviendra peut-être possible de prendre une orientation commune.

Requêtes à:

1 – L’honorable J-Hugh Faulkner, ministre des Affaires Indiennes et du Nord.
“Directeur francophone – Parc de Grand-Pré”.

2 – L’honorable John Maloney, ministre de l’Éducation.
“Appui à la requête des Acadiens de l’Île – droit d’avoir des écoles – français langue d’enseignement et d’administration”.

3 – L’honorable Joe Clark, premier ministre.
“Requête pour sénateur et lieutenant-gouverneur acadien”.

En mai dernier, la Société publiait un premier bulletin.  Celui-ci fut très bien reçu et fort bien apprécié par ses membres et un grand nombre de personnes qui ont eu l’occasion de le lire.

Enfin, nous pouvons affirmer que notre société historique accompli une oeuvre assez marquante et fructueuse au cours de l’année.  Merci sincères à nos membres, aux membres de l’exécutif et à nos amis pour leur travail, leur soutien et leur aimable collaboration.

J.-Edmond Arsenault,
président

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Membres du Comité exécutif pour 1979-1980

Président :        J.-Edmond Arsenault
Vice Présidente :    Avéline Peters
Secrétaire :        Georges Arsenault
Trésorier :        Edmond Gallant
Conseillers :        Wilmer Blanchard
Sylvia Arsenault
Donald Arsenault
Albin Arsenault