Résultats: ‘Magloire Gallant’

On se souvient avec affection du Père Arsenault

1981 par Evéline Poirier

par Evéline Poirier

 

À l’été 1974, j’ai eu l’occasion d’interviewer plusieurs anciens paroissiens et amis du Père Pierre-Paul Arsenault.  Je me suis vite aperçue que cet homme qui marchait sur notre terre, voilà presque 50 ans passés, vivait encore chaleureusement dans la mémoire des gens de Mont-Carmel.  C’était toute qu’une personnalité, le Père Arsenault!

M. et Mme Jean W. Gallant, du Cap-Egmont, m’ont raconté que le Père Arsenault était un type plein de joie, qui aimait se mêler aux gens le dimanche.  Parfois il taquinait les enfants en les pinçant au point de les faire pleurer.

La charité était l’une de ses grandes vertus.  Lorsqu’il y avait des paroissiens dans la misère, le Père Arsenault organisait une “collecte” pour eux.  Mme Rozella Gallant témoigne qu’une bonne fois le Père Arsenault l’approcha pour ses services de couturière; il lui apporta de la flanelle puis elle cousit des pyjamas et des “drapeaux” pour une famille en besoin.  Toutefois, le Père Arsenault lui demanda de ne pas dévoiler son identité, si la famille voulait savoir qui leur offrait ce cadeau.  Mme Gallant reprit les paroles du Père Arsenault:  “Tu leur diras seulement ça quand je serai mort.”

M. Magloire Gallant a bien connu le Père Arsenault, lui aussi.  Il me parla de ce dernier en disant: “Il était pas beaucoup patient quand ça allait pas bien.  Mais quand même, ça passait.  Il était bon pour organiser; il voulait que quand on organisait de quoi, ça marchit”.

M. Gallant m’a relaté que le Père Arsenault fit sa part pour abattre les arbres qui ont servi comme bois de construction pour l’église.  “Ils alliont couper ça là (dans le bois par là-bas su Albin à Octave).  Pis ils alliont… au moulin à Barlow à Wellington faire scier ça…  Il allait au bois avec eux, le Père Arsenault.  J’ai entendu dire qu’il allait là pis y’en avait un qui était dans le bois, pis il pouvait danser…  Il avait coupé un gros arbre.  L’arbre était sérieusement gros à la souche.  Pis ils aviont coupé ça avec une scie.  Pis là, le Père Arsenault s’est mis à giguer et pis ce vieux-là s’est mis à danser sur la souche.”

Le Père Jean-François Buote m’a longuement parlé du Père Arsenault.  Il me l’a décrit comme un organisateur, un grand travailleur et puis un homme très joyeux.  Il avait l’art de négocier en affaires.  Il explique comment celui-ci avait obtenu la statue du Sacré-Coeur:  “Dans ce temps-là, une statue c’était à peu près 65 piastres, puis c’était chère pour ce temps-là.  Alors, il leur avait dit chez Garneau, à la ville de Québec:  “J’suis pas venu de l’Î.-P.-É. pour payer 65 piastres pour une statue.”  Alors ils ont baissé le prix.  Ah! il a dit: “C’est encore trop cher.”  À la fin, le gérant-là lui a dit:  “Emportez-les, vous serez content.”  Il l’a eue pour rien.”  C’est sans doute cette facilité de parole qui lui a aidé dans la réussite de ses projets tels les loteries, les soirées sociales et les pique-niques – tous à la base du financement de la construction de l’église.

Père Buote ajoute que le Père Arsenault était l’ami des gens du gouvernement de l’Île.  Même le Lord Byng s’est rendu à Mont-Carmel à son invitation.  Le Père Arsenault était bien connu à travers la province et par bien des gens de l’extérieur aussi.  Le Père Buote rapporte aussi:  “Il disait n’importe quoi à n’importe qui; qu’il se blesse ou se blesse pas, c’est pas de différence, lui le faisait en riant.”

Lors de son séjour à Mont-Carmel, le Père Arsenault a montré une fidélité irréprochable envers ses paroissiens.  Après une quinzaine d’années à Mont-Carmel, l’évêque a voulu le changer de paroisse.  Mais le Père Arsenault ne fut pas trop d’accord – puisque c’était lui qui avait mis la paroisse en dettes il voulait également l’en sortir.  Mont-Carmel fut donc sa première et unique paroisse.

Le Père Pierre-Paul Arsenault était un homme de grand calibre.  Sa ténacité, son sens d’organisation et son caractère jovial ont fait de lui un chef naturel.  Quand on voit comment cet homme vit encore aujourd’hui dans le coeur des gens, on reconnaît que sa présence et sa personnalité ont profondément marqué ses contemporains.

Douces souvenirs du beau pays de mon enfance

1981 par Sœur Bella Arsenault

par Soeur Bella Arsenault

Marlboro, Mass.

 

La Voix Acadienne de la fin août 1980 me mit au courant des activités en préparation au festival, le dixième de la région acadienne de notre Île.  Cette lecture me rappela les origines des pique-niques de jadis si bien décrites par Monsieur Magloire Gallant en page 9 de La Petite Souvenance (Vol. 2, No. 1).

J’avais à peine six ans, et déjà mon imagination enfantine attendait ce jour qui ne semblait jamais arriver.  C’était, en effet, une fête de famille que ce pique-nique paroissial où tous se considéraient frères et soeurs sous la houlette paternelle de notre bon et vénéré Père Boudreau.  Pas une seule famille restait indifférente à cet événement familial que l’on nomme si bien aujourd’hui :  Festival.

Pour sa part, maman faisait un “pound-cake” de trois ou quatre étages, véritable château tel que grand’maman Pélagie décrivait dans ses contes de fées.  Tout en surveillant petite Maman au coin de la table de cuisine, ma petite tête pensait; mais, quel château magique! sans porte ni fenêtre!…  Le sucre blanc si brun n’était pas épargné, et je suis sûre que Monsieur Yeo devait le considérer comme l’un des plus beaux.

Papa, lui, choisissait son plus réussi petit veau, et Maggie lui attachait au cou un joli ruban pour le présenter, en triomphe, à l’Exposition Agricole.  Habituellement, son jeune maître, François, le ramenait avec prix, comme l’un des plus beaux de la région.

Monsieur Magloire me fit souvenir d’un mot oublié depuis longtemps, mais bien cher à mon coeur d’enfant, en ce jour de pique-nique:  les galances!  Maman n’oubliait jamais de procurer ce tour de plaisir à ses trois ou quatre plus jeunes, et lorsqu’on descendait de cette chère galance, la tête nous tournait comme toupis.

À la veillée, mes soeurs aînées avaient tout droit aux danses carrées, cette fois sans être munies de permission spéciale.  Et tard dans la soirée, toute la famille, y compris grand’mère Pélagie, s’entassait, ivre de joie et de grand air dans le “truck-wagon” en route vers la Petite allée, Higgins Road.

N’étant âgée que de dix ans quand il a fallu m’expatrier, mes souvenances sont limitées, mais je compléterai ce stage de mon existence heureuse en payant tribut à la mémoire de mes admirables parents.  Je ne saurais guère en faire assez d’éloges, mais vous parler de leur foi, et de leur piété  chrétienne est sûrement le couronnement de leur belle existence.

Quand, par exemple, approchait le temps de la Semaine Sainte, et que papa, membre de la chorale, ne pouvait se rendre aux répétitions, vue la distance, il invitait ses voisins, également de la chorale, à exercer chants et psaumes qu’on devait exécuter pendant les cérémonies du triduum pascal. Après la prière du soir, les plus jeunes devaient se retirer pour faire place à ces messieurs, et surtout à cause du silence respectueux qui devait accompagner ces pieux exercices.  L’on commençait par quelques exercices de solfège, puis suivaient les Lamentations et les autres chants liturgiques.

Mais quand, au Vendredi Saint, l’on pouvait contempler ces braves paysans en soutanes et surplis, rangés dans le sanctuaire, lire, en parties, la Passion du Seigneur, ces admirables pêcheurs et cultivateurs rivalisaient en ferveur les moines des cloîtres de jadis.

Comme chaque dimanche, les Vêpres se chantaient dans l’après-midi, papa avait l’habitude, en été, de retourner, malgré la distance, pour prendre part à la liturgie vespérale.  C’est alors que l’on se servait du “buggie” et de la petite jument brune.  Papa et Maman prenaient avec eux celui des jeunes qui avait été le plus sage pendant la semaine.  Enfin! une fois arriva mon tour!  C’est vous dire que j’étais loin d’être un petit ange.  Notre banc de famille étant alors au jubé, et de là, l’on pouvait apercevoir les membre du choeur de chant.  J’avais alors neuf ans, et le chant et la musique me charmaient. Vers la fin des Vêpres, une voix entonna le Magnificat, et cette voix, je la reconnus.  Maman se pencha vers moi et me murmura:  “C’est ton père qui chante.”  Alors, ce fut pour sa fillette un moment ravissant, même si elle n’y comprenait rien!

Quand, le matin, maman, très occupée, ne pouvait voir à la prière de chacun des plus jeunes, les quatre coins de la cuisine devenaient leurs prie-Dieu, et les plus âgés devenaient moniteurs: D’abord, le signe de la croix bien tracé, le Bonjour mon bon ange, suivi du Notre Père et du Je vous salue Marie étaient de rigueur.  Le bonjour aux parents était suivi du déjeuner, frugal mais substantiel.  C’était ensuite la préparation pour l’école en compagnie de nos petits voisins de la famille Cormier.

Cette belle famille Cormier dont la maman était parente de la nôtre, était aussi notre refuge quand le bon Dieu ajoutait à notre famille un membre de plus.  Nous voyions arriver alors grand-tante Sophique sans trop savoir la raison de cette visite mystérieuse.  Papa prenait alors les quatre ou cinq plus jeunes de sa nichée, avec robes de nuit et couvertures, puis, en procession, nous nous rendions chez nos aimables voisins, et la maman toujours si accueillante, nous préparait un petit lit sur le plancher.  La prière du soir terminée, nous passions la nuit, heureux comme des anges, mais anxieux de retourner au foyer pour découvrir le mystère.  En effet, un ange avait passé et avait déposé un petit frère ou une petite soeur de plus!

Une autre de mes souvenances les plus belles, est bien la bénédiction des bateaux de pêche.  À ce dimanche spécial de mai, personne ne s’absentait.  À cette occasion, unique pour moi, marraine Jacqueline me fit ma première robe neuve et y avait mis tout le beau talent de fine couturière:  un joli tissu rose, entrelacé au corsage d’un gracieux petit ruban de velours noir piqué d’une rose blanche.  C’est alors que la petite vaniteuse que j’étais, devint en ce jour, la petite reine du foyer.  Comme toute la famille devait être présente, il fallut ajouter deux planches au “truck-wagon” attelé de deux vigoureux chevaux.  Après la messe, très solennelle, tous se rendirent, en procession, sur la grève, suivis de Monsieur le Curé en chape, surplis et étole, précédé de la croix, des acolytes en soutanes et surplis de fête.  La chorale suivait, entonnant des chants d’occasion.  Lorsque chaque bateau reçut l’eau sainte et la bénédiction du ministre du Seigneur, les pêcheurs s’installèrent dans leurs barques, puis au chant de l’Avé Maris Stella par la foule, les bateaux quittèrent le port lentement, pour ensuite revenir vers la rive où chaque pêcheur rejoignait sa famille.  La Vierge, du haut de son trône de gloire, devait sourire à ses enfants d’Acadie, et bénir ces braves navigueurs confiés à sa maternelle protection.

Et voici ma troisième petite souvenance terminée.  En vous quittant, chers frères et soeurs de mon beau pays natal, laissez-moi vous chanter, sur l’air du Petite Mousse, quelques fragments de notre nouveau chant national trouvé en première page de La Petite Souvenance :

Reine des cieux, notre Patronne,
Entends la voix de tes enfants.
Accepte nos humbles prières,
À ton Fils, porte-les pour nous.

Le 4 septembre 1980

Les pique-niques à Mont-Carmel : un entretien avec Magloire Gallant

1980 par Marie Anne Arsenault

 

par Marie Anne Arsenault

Cette entrevue a été faite en 1975.  Monsieur Magloire Gallant, fermier à la retraite, était alors âgé de 81 ans.

 

Quand j’étais jeune, les pique-niques étaient quelque chose de pas mal spécial.  C’était le plus grand moyen de faire de l’agent pour la paroisse.  J’ai 81 ans et les pique-niques ça c’est au “boute” de ma souvenance.  Il me semble qu’on en a toujours eus.  On attendait ce jour-là avec joie.  Les paroissiens commençaient à travailler à trois ou quatre heures du matin pour faire les préparatifs nécessaires pour ce grand jour.  Le pique-nique était toujours dehors au bord de la mer alors on ne pouvait pas se préparer trop d’avance.  On faisant tous les préparatifs à la salle paroissiale et le matin on transportait ça au bord de la mer.  Il y avait une pompe au bord de la mer alors on avait pas besoin de haler l’eau.  On installait un poêle et des grandes tables pour servir les repas.  Le monde était pas ben riche, alors il y avait toujours 2 tables… la table de viande où il fallait payer 50¢ et la table de 25¢ où on mettait pas de viande dans les assiettes.

La viande du pique-nique

Pour avoir de la viande au pique-nique, la paroisse achetait une pièce de bête (boeuf).  On la préparait toute la veille du pique-nique et la viande qui ne servait pas pour la table, on la vendait au monde la veille du pique-nique, ou s’il en restait on la vendait à l’encan la journée du pique-nique.

L’ “apple cider”

Pour faire de l’argent au pique-nique, on préparait toujours une grande quantité d’ “apple cider”.  Ceci était préparé d’avance et c’était bien populaire ce jour-là.

La crème glacée

Pour les enfants surtout, la chose la plus populaire du pique-nique c’était la crème glacée.  Il y avait une grande glacière près du presbytère et le Père Pierre-Paul Arsenault (le curé) avait bien soin d’avoir assez de glace dans la glacière pour assurer une quantité suffisante de crème à la glace cette journée-là.  Pendant l’hiver le curé faisait un frolic pour remplir la glacière.  Il fallait que ça soit de la glace d’eau fraîche, alors fallait aller à Wellington à cheval couper la glace sur la “pond” des Barlow.  On sciait des carreaux de glace à peu près deux pieds carré et on amenait ça dans la glacière en traîneau.  La glacière était remplie de ces gros blocs de glace entourés de “sang de scie”.  Cette glace se conservait vraiment bien et la journée du pique-nique on s’en servait pour faire de la crème glacée.  Le matin du pique-nique il y avait quelqu’un de nommer pour passer les maisons pour de la crème.  Tout le monde qui en avait en fournissait parce que c’était pour l’église.  Puis il y avait une machine à faire la crème glacée.  Un homme faisait tourner cette machine jusqu’à ce que la crème glacée fut prête; puis l’excitation commençait.  Une “batch” ne durait pas longtemps, et si on pouvait pas en avoir la première fois il fallait attendre pas mal longtemps avant qu’il y en ait une autre “batch” de prête.  Le dimanche avant le pique-nique le curé demandait aux enfants d’aller ramasser des petites fraises pour mettre sur la crème glacée et il y en avait toujours en masse.  Ceci était tout du profit net.  Même si les paroissiens étaient pas trop riches, on ramassait une belle somme d’argent car le monde était bien généreux.

Les jeux du pique-nique

La “striking machine”…  Ceci consistait d’une platforme de bois avec un gros poteau d’attacher dessus.  Il y avait un morceau de fer qui montait le poteau lorsqu’on frappait avec une grosse “masse” en bas du poteau.  Si on pouvait faire monter le morceau de fer jusqu’en haut, il y avait une cloche qui sonnait et on gagnait un cigar.  C’était une bonne place pour se faire des muscles et aussi pour prouver sa force auprès des autres.  Il y avait toujours beaucoup de filles alentour aussi, pas pour frapper le fer mais pour “watcher” les gars.  C’était un jeu qui allait toute la journée.

“Hit the nigger and get a cigar”…  Ce jeu consistait d’une toile attachée à l’arrière d’une “stand”.  Il y avait un trou dans la toile et il y avait des volontaires qui se “blackait” la face et se montrait dans le trou de la toile.  On payait cinq sous et on avait trois chances pour essayer de frapper le petit nègre qui était derrière la toile.  Ceux qui le frappait gagnait un cigar.

Les p’tits nègres…  Ceci était un autre jeu qui était bien populaire au pique-nique.  Il y avait cinq ou six petits nègres en bois attachés à une planche avec des pommes et si on en faisait tomber on gagnait des cigars.

Les Tignish

Les Tignish étaient d’une grande importance, la journée du pique-nique.  Le Père Arsenault était originaire de Tignish, alors il était toujours certain que les gens de par là viendraient s’il les invitait.  Ils venaient par train et les gens de Mont-Carmel allaient les chercher en “truck wagon”.  Il y avait toujours environ une centaine de personnes qui venaient de Tignish alors ça prenait pas mal de “truck wagons” pour les transporter.  Tous les “truck wagons” étaient décorés avec des branches d’arbres et c’était une moyenne excitation quand les Tignish arrivaient.  Le soir après le pique-nique il fallait aller les ramener en temps pour le train du soir à Wellington.

Les pound cakes

Pour les tables du pique-nique on faisait des gros gâteaux qui servaient à décorer les tables.  Ils avaient trois ou quatre étages de haut et ils étaient placés sur une “stand”.  Quand les repas étaient finis on vendait ces gros “pound cakes” à l’encan.  Là il y en avait pas mal d’hommes qui “feelait ben” car on n’oubliait pas de se faire de la bière pour le pique-nique…  Les “pound cakes” pouvaient donc rapporter une assez bonne somme d’argent.

Les Port Hill

Le Père Arsenault avait beaucoup d’amis partout sur l’Île.  Il y avait les Richard et les Yeo de Port Hill qui ne manquaient jamais les pique-niques de Mont-Carmel.  C’était “du monde de bien” et ils étaient bons pour “bitter” quand ç’arrivait le temps de vendre les “pound cakes” et le reste du manger des tables.  Des fois un des Yeo achetait un pound cake et il le remettait à vendre pour faire plus d’argent.

Les chicanes

Il se passait rarement un pique-nique sans qu’il y eut des chicanes.  Il n’y avait pas de polices dans ce temps-là alors les hommes les plus forts de la paroisse s’en mêlait pour faire la paix.  M. Gallant dit qu’il y avait plusieurs hommes qui étaient assez fort par ici, mais que toutefois c’était pas mal “rowdy” des fois.

Les galances

Les galances (manèges) étaient quelque chose de bien spécial surtout pour les enfants.  C’était bâti avec des planches attachées sur un gros poteau au milieu.  Ensuite il y avait des chaînes avec des sièges attachés au bout des chaînes.  Il y avait un cheval qui faisait tourner les galances en tirant sur un gros câble.  Le soir il y avait un beau chemin rond de tracé autour de la galance où le cheval avait tiré toute la journée.

Les danses carrées

Durant l’après-midi du pique-nique il y avait des danses carrées.  On construisait un “platform” avec des planches et c’était “great” pour danser.  Il y avait des violoneux en masse et on s’amusait bien!