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Le drapeau acadien est souhaité «bonne fête» au Musée acadien

2009 par Jacques Gallant

La Voix acadienne (le 29 juillet 2009, p. 5)

Le 125e anniversaire du drapeau acadien, adopté lors de la Deuxième Convention Nationale des Acadiens à Miscouche en 1884, a été commémoré de digne façon lors d’une journée spéciale le 14 juillet au Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, à Miscouche.

Le tout s’est déroulé dans une ambiance de fête et musique, en honneur de cette grande occasion pour non seulement le peuple acadien de l’Île, mais pour les Acadiens du monde entier – on fêtait leur symbole le plus reconnu, celui qui forme en sorte la pierre angulaire de leur identité.

Dans son mot de bienvenue, la présidente de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., Sue LeMaistre, a rappelé le but de la commémoration cette année.  «Grâce à nos activités, nous espérons que ça aidera à mieux faire connaître ces symboles du peuple acadien.  Nous espérons aussi que nos activités contribueront à faire reconnaître l’important rôle historique qu’a joué Miscouche dans l’histoire acadienne.»

Martine Aubé, directrice adjointe de la Société Nationale de l’Acadie, a lu un mot de la présidente de l’organisme, Françoise Enguehard.  «Le drapeau est un des symboles les plus forts d’un peuple. Il est la preuve de notre appartenance, le symbole de notre identité, le rappel de nos racines et le garant de notre unité.»

Edmond Richard, président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, organisme qui était un des bailleurs de fonds du projet de commémoration, a d’ailleurs souligné que «selon le recensement, il y a à peu près 5 000 francophones à l’Île, mais on pourrait estimer qu’il y en a environ 75 000 qui sont de descendance acadienne.  Même s’ils ne parlent pas tous le français, ils peuvent quand même être fiers qu’ils ont leur propre drapeau.»

Lors de la soirée, une réplique du drapeau acadien original, qui sera monté en permanence au Musée, ainsi qu’un dépliant au sujet des symboles nationaux acadiens ont été dévoilés.

Une délégation de Saint-Louis-de-Kent

Parmi la centaine de personnes présentes, il y avait un petit groupe de Saint-Louis-de-Kent, au Nouveau-Brunswick, soit l’endroit d’où provenait l’abbé Marcel-François Richard, celui qui a fait la promotion du tricolore étoilé comme drapeau acadien lors de la Convention à Miscouche en 1884.  C’est aussi à Saint-Louis-de-Kent où Marie Babineau a cousu l’étoile sur le drapeau.  Une des membres de la délégation, Thelma Richard, est la petite-fille d’Ozithe Richard, une nièce de l’abbé Richard.

Un autre membre du groupe, Francine Babineau, tient le drapeau acadien à coeur.  «Je trouve que cela est très important de reconnaître Miscouche, parce que cela unit l’Acadie.  Oui, le drapeau a été créé chez nous (à Saint-Louis-de-Kent), mais pour bien représenter l’Acadie, il faut aussi mentionner que le drapeau a été adopté à Miscouche.  Le drapeau devient comme un pont qui relie Saint-Louis-de-Kent et Miscouche.  On peut voyager sur la vague du drapeau.»

Cécile Gallant, directrice du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, parlant au nom des coordonnatrices du projet, qui incluent aussi Béatrice Caillié du Centre Belle-Alliance et Yvette Arsenault du Conseil scolaire-communtauire Évangéline, se dit réjouie du résultat de l’événement.  «Nous sommes très heureux de la grande participation des gens de la communauté à notre activité», indique-t-elle.  «Nous espérons que cet événement revalorisera la place des symboles nationaux acadiens dans notre société acadienne d’aujourd’hui.»

Une petite délégation de Saint-Louis-de-Kent, du Nouveau-Brunswick, était présente lors de la journée de commémoration du 125e anniversaire du drapeau acadien au Musée acadien de l’Î.-P.-É., à Miscouche. De g. à d., Flavien Babineau, Betty McLaughlin, Thelma Richard, Camille Richard, Francine Babineau et Régis Richard.

 

Le Musée acadien a 40 ans!

2004 par Georges Arsenault

Georges Arsenault

 

Les fêtes commémoratives sont toujours d’excellentes occasions pour faire démarrer des projets de nature historique. C’est dans une telle circonstance que naît le Musée acadien.

En 1964, l’Île-du-Prince-Édouard était la scène de grandes célébrations qui marquaient le centenaire de la célèbre Conférence de Charlottetown où a été lancée l’idée de la Confédération canadienne. Le Gouvernement distribue, cette année-là, des sommes aux communautés désireuses de mettre sur pied des projets de nature à souligner cet événement historique et à faire ressortir le patrimoine des Insulaires.

Les directeurs de la Société historique acadienne de l’Île, fondée en 1955, année du bicentenaire du début de la Déportation des Acadiens, saisissent l’occasion qui se présentait pour voir se concrétiser un rêve qu’ils caressaient depuis une dizaine d’années, soit l’établissement d’un Musée acadien où ils pourraient conserver une partie du patrimoine en voie de disparition. Pour discuter du projet, ils convoquent une réunion de représentants des divers centres acadiens de l’Île. Cette rencontre a lieu le 26 janvier 1964. 

Soeur Antoinette DesRoches, près du foyer dans l’ancien
Musée acadien, le 2 novembre 1966

C’est la présidente de la Société historique acadienne, l’enseignante soeur Antoinette DesRoches (à l’époque, elle portait le nom de soeur Saint-Emmanuel), qui convoque la réunion. Elle rédige à la main la lettre d’invitation pendant les heures de classe. Au-dessus de la lettre, elle écrit : «J’écris ceci pendant l’étude des élèves; je ne veux pas les déranger par un dactylo. Cette lettre est pressée.» Quelques extraits de cette invitation illustrent bien l’esprit qui animait soeur DesRoches.  Le souligné est d’elle  :

Cher Acadien qui voulez que votre esprit vive quand votre corps sera mort.  Pensez-vous qu’après notre mort nous sommes vite oubliés? Cette pensée avait été une des raisons pour lesquelles les Pharaons avait bâti les pyramides. Ne serait-ce pas une consolation pour vous de savoir qu’il y aura un édifice qui rappellera votre souvenir aux générations de l’avenir? Voici une manière de conserver peut être immortellement votre souvenir – aidez à bâtir un Musée Acadien à Miscouche. C’est dans ce village qu’en 1884 on a choisi le drapeau acadien et l’hymne national.

[...]

Dans ce musée, nous honorerons Père Poirier le premier prêtre acadien de l’Ile, les Frères Haché Gallant, Père P. P. Arsenault, Sénateur Arsenault, Dr Blanchard, les prêtres qui ont travaillé dans nos paroisses, etc. etc.

Que Notre Dame de l’Assomption touche vos coeurs pour que vous veniez montrer que les Acadiens de l’Ile peuvent travailler ensemble pour la cause acadienne.

La réunion a lieu à la date prévue. Le même soir, les 27 personnes présentes (deux personnes absentes ajoutèrent également leur appui) décident de créer un musée acadien pour l’Île-du-Prince-Édouard et de le situer à Miscouche. On choisit aussi de le construire dans le style «pièce sur pièce» pour rappeler l’architecture des maisons des pionniers.

Voici un tableau chronologique de l’évolution du Musée acadien jusqu’à nos jours.

le 26 janvier 1964 : Réunion de fondation de l’Association du Musée acadien tenue au Couvent Saint-Joseph de la Congrégation de Notre-Dame, à Miscouche. Dr J. Aubin Doiron est élu à la présidence et soeur Antoinette DesRoches au poste de secrétaire-trésorière.

le 24 mars 1964 : Incorporation de l’Association du Musée acadien.

•  le 25 août 1964 : Ouverture officielle du Musée acadien par le premier ministre Walter R. Shaw.

1972 : Agrandissement du Musée dans lequel on construit une voûte à l’épreuve du feu.

1979 : Soeur Antoinette DesRoches, directrice du Musée pendant 15 ans, démissionne. Elle est remplacée par soeur Marguerite Richard qui occupe
le poste pendant sept ans. C’est grâce à la générosité de la Congrégation de Notre-Dame que ces deux religieuses ont pu se consacrer bénévolement à la direction du Musée.

1979 : Sous la direction de soeur Marguerite Richard, lancement d’un projet pour constituer un fichier généalogique à partir des registres des paroisses comprenant une importante population acadienne.

1982 : J. Edmond Arsenault devient président de l’Association du Musée acadien. Il jouera un rôle de premier plan dans le développement du Musée jusqu’à son décès en 1994.

1983: Début du projet de catalogage de la collection d’artefacts du Musée, selon les normes muséales reconnues.

1984 : Publication du rapport d’étude du consultant Barry Lord sur la planification du Musée acadien. Parmi ses 126 recommandations, il recommande la construction d’un nouveau musée.

1985 : Création du Centre de recherche acadien de l’Île-du-Prince-Édouard.

1986 : Murielle Arsenault devient la première directrice rémunérée.

1986 : Réorganisation de l’intérieur du Musée acadien pour y aménager une première exposition permanente thématique intitulée «Les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard, de 1720 à nos jours».

1987 : Début du classement des fonds archivistiques, selon les normes reconnues.

1987 : Lancement d’une campagne de financement et création d’un fonds de fiducie.

1988 : Premier octroi de fonctionnement grâce à l’Entente-cadre sur la promotion des langues officielles entre les gouvernements fédéral et provincial. Ceci permet l’embauche d’une directrice (Cécile Gallant) et d’une secrétaire administrative (Angèle Barriault). Ouverture du Musée acadien à longueur d’année.

le 3 octobre 1990 : Début de la construction du nouveau Musée acadien suite à l’obtention de financement dans le cadre d’une entente fédérale-provinciale.

le 24 avril 1992 : Ouverture officielle du nouveau Musée acadien par l’honorable J. Léonce Bernard, ministre des Affaires communautaires et culturelles, accompagné lors de la coupe de ruban par le Dr J. Aubin Doiron, président fondateur du Musée acadien (1964), et par J. Edmond Arsenault, le président en exercice.

le 1er avril 1996 : Intégration du Musée acadien au Musée et à la Fondation du patrimoine de l’Île-du-Prince-Édouard.

1998 : Lancement du site Web du Musée acadien : www.teleco.org/museeacadien créé par Edwige Nicolas.

le 25 août 2003 : Entrée en fonction de Jean Bernard en tant que premier archiviste de la communauté acadienne et francophone de l’Île-du-Prince-Édouard.

le 14 mars 2004 : Ouverture de l’exposition du 40e anniversaire du Musée acadien intitulée «Le 40e du Musée acadien (1964-2004)… un riche patrimoine à valoriser au seuil du 400e de l’Acadie».

Association du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard : 1964-2004

2004 par La Petite Souvenance

 

«Il a été proposé par M. Benoît DesRoches de Miscouche et appuyé par M. le docteur J. Aubin Doiron de Summerside qu’on bâtisse un musée acadien et qu’on le bâtisse à Miscouche.»

Cette proposition fut adoptée à Miscouche, le dimanche 26 janvier 1964, au Couvent Saint-Joseph de la Congrégation de Notre-Dame, dans la salle même où les délégués étaient rassemblés lors de la seconde Convention Nationale des Acadiens en 1884.

L’occasion de l’adoption de cette proposition historique fut les assises du Comité historique, généalogique et littéraire des Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard dont la présidente fut soeur Saint-Emmanuel cnd (soeur Antoinette DesRoches), la secrétaire, Mme Benoît DesRoches tandis que le père Jean-François Buote, curé de Mont-Carmel, récita la prière d’ouverture.

 

PRÉSIDENT HONORAIRE À VIE DE L’ASSOCIATION

Son Honneur, l’honorable J. Léonce Bernard, 3e lieutenant-gouverneur acadien
de l’Île-du-Prince-Édouard (dès le 15 juin 2003)

 

PRÉSIDENT.E.S. DE L’ASSOCIATION DU MUSÉE ACADIEN DE L’Î.-P.-É.

Dr J. Aubin Doiron - (le 26 janv. 1964-1980)

Joseph H. Cormier - (le 26 mai 1980-1982)

J. Edmond Arsenaul - (le 26 mai 1982-1994)

Dr J. Aubin Doiron – (le 10 nov. 1994-1995)

J. Wilfred Arsenault – (le 9 mars 1995-1996)

Alméda M. Thibodeau - (le 9 oct.  1996-1997)

Ernest Gallant - (le 27 nov. 1997-2001)

David Le Gallant - (le 5 mars 2001-           )

 

DIRECTRICES DU MUSÉE ACADIEN DE L’Î.-P.-É.

Soeur Antoinette DesRoches cnd - (1964-1979)

Soeur Marguerite Richard cnd - (1979-1985)

Murielle Arsenault -  (1986-1987)

Cécile Gallant - (1988-          )

 

Le Musée Acadien a le vent dans les voiles

1986 par Contribution anonyme

 

Les choses bougent au Musée Acadien de ce temps-ci.  Avant de quitter le Musée, l’ancienne directrice, Soeur Marguerite Richard, avait présenté à Emploi et Immigration Canada un projet dans son nouveau programme de développement de l’emploi.  Heureusement le projet a été accepté ce qui a permis l’embauche de quatre personnes:  une directrice du Musée pour un an (Murielle Arsenault), deux classificatrices pour 20 semaines (Andrée Levesque et Géraldine Gaudet) et un agent de développement pour 24 semaines (Line Rousseau Laberge).  La subvention reçue se chiffre à 44,806 $.

L’automne dernier, le Musée recevait une subvention de 20,000 $ du Secrétariat d’État pour l’établissement d’un centre d’études acadienne.  Georges Arsenault a été embauché comme directeur.

À la suite d’un mémoire présenté au gouvernement provincial, ce dernier a octroyé la somme de 3,790 $ au Musée pour la préparation d’un avant-plan pour l’agrandissement du Musée.  On attend toujours recevoir un montant équivalent du ministère fédéral des Communications.  Le projet est en voie de réalisation.

Le Musée se prépare à faire une grande campagne de financement.  Il a grandement besoin de se créer un fonds qui lui permettra de garder à son emploi, de façon permanente, un directeur ou une directrice, d’agrandir le Musée et d’offrir des programmes variés à la population de l’Île et aux touristes.  L’agent de développement travaille à préparer la campagne de concert avec un comité.

Une exposition permanente

L’autre gros projet du Musée cette année est le montage d’une exposition permanente qui raconte l’évolution de la communauté acadienne de l’Île de 1720 à nos jours.  Jusqu’à présent, les expositions du Musée n’avaient pas été organisées de façon à donner au visiteur une vue d’ensemble de l’histoire générale et du genre de vie des Acadiens.  En parcourant le Musée, le visiteur voyait à peu près les même objets qu’il avait déjà vus dans d’autres musées.  Il en sortait dont peu renseigné sur la spécificité culturelle et historique de la communauté acadienne de la province.  La nouvelle exposition verra à résoudre ce problème à l’aide d’objets anciens, de textes et de nombreuses illustrations artistiquement présentées.  Elle sera divisée en quatre sections, à savoir: 1) Les origines (1720-1758); 2) Le rétablissement (1758-1860); 3) Le réveil (1860-1930); 4) La société contemporaine (1930 à nos jours).  L’exposition devrait être prête pour l’ouverture du Musée vers la fin juin.  Il faudra voir ça!  Le Musée Acadien a reçu une subvention de 1,350 $ du Musée provincial pour aider à monter cette exposition.

Malheureusement, tous les objets conservés au Musée ne pourront être inclus dans cette exposition.  C’est pourquoi une section du Musée sera dorénavant réservée à des expositions temporaires qui changeront au moins une fois par année.  Dans ces petites expositions, on mettra en montre, à tour de rôle, les autres objets de la collection du Musée de sorte que ce sera toujours intéressant de visiter le Musée parce qu’il y aura souvent de nouvelles choses à voir.  Cette année l’exposition temporaire portera sur l’artisanat et l’art populaire.  On pourra y voir rouets, dévidoirs, tapis, couvertures, croix tombales, sculptures, et autres artefacts.

La collection

Le Musée acadien possède une belle collection d’objets mais il y a beaucoup de manques.  En préparant l’exposition permanente on s’est rendu compte de plusieurs trous dans la collection.  À titre d’exemple, nous avons peu d’objets reliés à la pêche et aux bateaux.  Pourtant la pêche constitue une partie importante de notre vie économique.  Où pourrions-nous trouver, par exemple, de vieilles bouées, ancres (picasses), filets, compas, trappes ou carrelets, harpons, aiguilles à filet, hameçons, lignes pour pêcher morue et maquereau, râteaux à huîtres, quarts et barils, etc.?

Autrefois, presque chaque petit district scolaire acadien avait sa “grainerie”.  Existe-il encore des objets qui ont servi dans ces graineries (demi-boisseau, pelle, balance, livres) ou bien des photos de ces bâtisses?

La musique est aussi une partie importante de la culture acadienne.  Pourtant le Musée n’a pas de violon, de guimbarde (trompe), et d’harmonica.  Autrefois, les membres de la Mutuelle acadienne de Tignish portaient un ruban à la boutonnière lors de la Saint-Joseph, fête patronale de la Mutuelle.  Y a-t-il de ces rubans qui ont été conservés?

Si vous avez de ces objets que vous aimeriez donner au Musée pour qu’ils soient conservés pour les générations à venir, ou si vous connaissez quelqu’un qui en a en sa possession, veuillez s’il vous plaît vous mettre en contact aussitôt que possible avec Murielle Arsenault ou Georges Arsenault au numéro 436-6237.

Cet été faites une visite au Musée Acadien.  Amenez-y votre famille, vos amis, votre visite de la “grand’terre”!

Le Musée Acadien a 20 ans

1984 par La Petite Souvenance

 

Le Musée acadien de l’Île a fêté son vingtième anniversaire cet été.  C’est effectivement en 1964 que la Société historique acadienne prenait l’initiative de mettre sur pied une association qui verrait à la construction d’un musée acadien.  Grâce à une subvention reçue dans le cadre du centenaire de la première conférence des Pères de la Confédération, ainsi que d’autres contributions, le Musée a pu être construit la même année.  Parmi les fondateurs et fondatrices, l’on compte soeur Antoinette DesRoches.  Femme dynamique et déterminée, animatrice hors pair, soeur DesRoches a été l’âme du Musée.  Pendant quinze ans (1964-1978) elle a assumé la direction de l’institution avec beaucoup d’enthousiasme et d’intérêt.  En 1978, elle m’accordait gracieusement une entrevue sur la fondation du Musée.

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Georges Arsenault :  D’ou est venue l’idée de construire un musée?

Sr Antoinette DesRoches :  Le musée a été bâti en 1964.  Je dirais que pour au moins une dizaine d’années avant ça, toutes les fois que le professeur Blanchard s’en venait ici à Miscouche, il disait:  “Écoute, il faut avoir un musée à Miscouche.”  Il se mettait après moi.  “Faut avoir un musée, il faut que ce soit acadien et il faut que ça soit à Miscouche; Miscouche est central.  C’est ici que le drapeau acadien et l’hymne national ont été choisis, et c’est central.”

Alors qu’est-ce que je pouvais faire?  Alors ça tombait là.  Mais je ne sais pas combien de fois qu’il a répété ça.  Enfin, une bonne année, c’est lui qui s’est mis à la tête de ça.  Il a invité des délégués de tous les centres acadiens.  Ils se sont tous rassemblés au couvent, ici, dans ce qui est la deuxième classe.  Nous appelons ça la chambre historique du couvent parce que, en 1884, quand la deuxième Convention nationale des Acadiens a eu lieu, c’était ici à Miscouche.  Le couvent n’était pas divisé comme aujourd’hui.  Cette salle-là s’ouvrait avec des portes battantes sur la communauté qu’était une autre grande salle.  Il n’y avait pas de salle publique encore pour le monde.  Alors, quand on avait une grande assemblée, on ouvrait ces grandes portes-là puis ça mettait la deuxième classe, qu’était très grande, avec la communauté, qu’était également très grande.  Et ça faisait une belle grande salle.  Et alors quand les délégués de la Convention parlaient, c’était dans cette salle-là qu’ils allaient.  On appelait ça la chambre historique à cause de ça.  Et c’est là que nous avons eu l’assemblée pour fonder le Musée acadien.

Il y avait une vingtaine de délégués.  Leurs noms sont inscrits dans le procès-verbal.  Et puis, j’ai été nommée la présidente.  Je m’en souviens que j’étais au pupitre, j’étais présidente, parce que j’étais la présidente du comité historique.  C’est l’Association historique qu’a fondé ça, j’étais la présidente, alors j’étais assise – je m’en souviens – j’étais assise en avant, et alors ils se sont mis à discuter.  Henri Blanchard était là.  Alors tu peux penser que ç’a marché.  Puis il y avait Cyrus Gallant de Wellington (défunt), puis il y avait l’autre Cyrus Gallant et puis Théophile Blanchard, Henri Wedge; les hommes importants, tu sais, pour être les délégués.  Henri Blanchard connaissait ça, il y avait les hommes importants, puis alors, ils se sont mis à discuter, parler.  Bon, il y aura un musée puis ça sera à Miscouche.  Bon, quelle sorte?  Les Acadiens se bâtissaient des maisons en bois rond; bon, ça sera en bois rond.  (Ç’allait pas vite comme ça!)  Bon, ça va être en bois rond.  Ensuite où va-t-on prendre le bois rond?  Pareil – toute une discussion.  On pouvait l’avoir à Mont-Carmel.  Fallait l’acheter, le payer, le haler, c’était vert, toute ça…  N’importe.  Toujours, ç’a été discuté là puis quand ils ont eu fini l’assemblée, il y aurait un musée acadien bâti à Miscouche.  Et le comité avait été nommé.  Leurs portraits sont dans le musée.  J’ai cru que ça valait la peine, les fondateurs du musée, de faire un beau grand portrait.

Le président qu’ils ont choisi – un bon homme – docteur Doiron, lieutenant-gouverneur d’aujourd’hui.  On pouvait pas avoir meilleur.  Ensuite, vice-président, Eddie Gaudet, un homme de Miscouche, très important, très capable (défunt); trésorier, Ben DesRoches, il était capable de faire ce job-là; secrétaire, moi.  Ensuite, il y avait Francis Blanchard, il y avait son frère qu’est mort subitement, Henri Wedge, Hubert McNeill.

Bien je crois la chose qu’était la plus rare, c’était rare, c’était l’argent.  On n’avait pas le sou.  Ils m’ont nommée secrétaire.  Il me semble que j’étais trésorière aussi.  Je devais toujours trouver de l’argent.  On n’avant pas le sou, alors fallait trouver de l’argent.  À la fin de l’assemblée, il y avait un monsieur de Québec, je me rappelle pas de son nom, il a venu à moi puis il m’a donné $10.  Donc, j’avais $10.  Ce $10 là, fallait que je donne ça au musée.  Puis j’avais rien pour acheter.  Maintenant, j’étais secrétaire, il me fallait un livre, puis j’avais pas le sou.  J’ai demandé à ma mère – ma mère était une bonne Acadienne – j’ai dit:  “Ma mère, il me faut 50¢, je vais m’acheter un cahier pour écrire le rapport de notre assemblée et puis il me faut des timbres pour écrire à quelqu’un.”  Correct.  Ma mère m’a donné de l’argent.  “Arrange-toi.”  Alors j’ai acheté un cahier, 50¢, c’était ça notre premier cahier.  Soeur Marguerite Richard l’a encore avec tous les premiers rapports dedans.

Maintenant Cyrus Gallant était fin.  Cyrus Gallant m’a envoyé 500 adresses pour écrire.  Il connaissait tout le monde.  Alors j’ai écrit 500 lettres et sais-tu, presque tous ont répondu et on a fait $500 avec ça.  Alors, on avait quelque chose toujours pour commencer.  Bien, ils ont commencé comme ça.  Ils ont commencé la construction au mois de juin.  On a pu recevoir du monde vers le premier juillet, je pense, et l’ouverture officielle était le 25 août, la fête de Saint Louis.  Il y avait une foule.  Le gouvernement nous a donné à cette occasion un autre $500.

Georges Arsenault :  Les objets qui sont dans le musée, est-ce qu’on a fait du porte à porte pour les ramasser?

Sr Antoinette DesRoches :  C’était Cyrus à Jos Manuel encore qu’était fin.  Il a dit:  “Viens avec moi à Egmont-Baie.  Je connais des maisons qu’ils ont quelque chose.”  Correct.  Alors Cyrus à Jos Manuel m’a pris une journée puis on a visité plusieurs maisons.  Puis le monde était très généreux.  Ils avaient été avertis, je pense, d’avance.  Je me rappelle surtout une maison où j’ai été.  Je me rappelle pas le nom sur le moment.  Quand j’ai rentré, la femme a dit:  “Bien, quoi ce que tu veux?”  J’ai regardé, il y avait une belle chaise.  Ah, j’ai dit:  “Ça, que ça serait donc beau.”  Cette chaise-là, c’est soit son père ou son grand-père qui s’assisait dans cette chaise-là à tous les jours, près du feu.  “Bien, tu l’auras.”  Elle est rose.  Elle est conservée mieux que chez eux. Alors partout, aux maisons, c’était pareil:  “Qu’est-ce que tu veux?”  “Tu peux avoir ça, tu peux avoir ça.”   Alors, on avait ramassé pas mal.  Mais, une autre journée, Eddie Gaudet, qu’était le vice-président, qui restait ici, a dit:  “Correct, j’airai te mener toi aussi.  On essayera ce qu’on peut faire.”  Ça fait, on a continué puis on a été à d’autres maisons.  Le monde était très généreux.

Alors, il y a des objets là qu’on a eus puis qu’on voudrait pas que le monde viendrait chercher.  Comme des vieux objets.  Père Arsenault était un homme qui devançait son temps.  Il avait été partout alentour.  Il avait ramassé au moins une douzaine d’objets, peut-être plus.  Puis lui, il mettait ça dans son salon.  Quand il avait de la grande visite, comme des gens français de Québec, il les emmenait visiter ces objets qu’il avait dans le salon qui étaient vraiment beaux.

Georges Arsenault :  Ça c’était le Père Arsenault qui était curé à Mont-Carmel?

Sr Antoinette DesRoches :  Père P.-P. Arsenault.  Quand il est mort le monde voulait pas ces vieilles affaires-là.  Le monde dans ce temps-là connaissait toute ce vieux butin-là.  Bien le Père Buote était fin.  Il les a mis dans le clocher de l’église ou ça pourrissait.  Alors, même avant que le musée soit ouvert, le Père Buote a dit:  “Prendriez-vous ces objets-là pour mettre dans le musée plus tard, ça pourrit là.”  J’ai dit:  “Correct, apportez-les.”  Il les a apportés puis je m’en souviens, c’était dans notre auditorium en-bas.  On avait tout placé ça sur le théâtre en bas.  Ça fait qu’aussitôt que le musée a été ouvert, on avait ça de prêt pour commencer.  Je pense qu’il y avait dix ou onze objets, des objets de grande valeur, qui valent beaucoup, puis ça date de 1812, pense voir, en bois, pas de clous, des chevilles.  Alors ça, c’était pour un commencement.  Maintenant, après ça, à Egmont-Baie, tout ce qu’on avait eu.  Ensuite à Miscouche une dame qui a donné un poème qui avait été composé quand le vieux Père Boudreault était ici.  Il est enterré dans notre cimetière.  Un beau poème qui avait été composé sur lui.  Elle nous a donné l’original.  J’ai l’original de ça que je garde ici, au Couvent, j’ai pas voulu risquer de le mettre au musée parce que ça sera perdu.

Georges Arsenault :  Alors les gens ont répondu assez bien à l’appel pour conserver les objets?

Sr Antoinette DesRoches :  Tout ce que nous avons là a tout été donné.  On n’a pas payé un sou excepté le gros rouet.  Un homme d’ici a été à une vente à l’encan puis quand il a vu ça, il a dit:  “C’est certain qu’ils en trouveront pas un autre.”  Alors, il l’a eu pour $2.00.  Ça fait qu’il l’a apporté puis je lui ai rendu son $2.00.  Et il y a une table pour la salle à manger, une femme de par ici voulait vendre ça.  Je savais que c’était quelque chose de valeur, puis elle voulait me la donner pour $35.  J’ai dit:  “Je veux ça.”  Alors j’ai acheté ça pour $35, la table avec huit chaises, quelque chose de très bien.  Ç’a au moins 75 ans, si c’est pas plus.  Il me semble qu’il y a un troisième objet, comme ça, que nous avons acheté.  Tout le reste a tout été donné sans payer.

L’Association du Musée Acadien inc. – Rapport annuel du président

1984 par Contribution anonyme

 

Fondée en 1964, l’Association du Musée Acadien a doublé le cap de la vingtaine et se dirige vers la trentaine imbue de l’espoir d’entreprendre des projets qui la mettront mieux en mesure d’atteindre ses buts.  Au cours de ses quelques premières années de fonctionnement, l’Association ne disposait pas de ressources financières lui permettant de faire la catalogage, l’interprétation, la classification et l’étiquetage méthodiquement et systématiquement.  Elle a dû, de nécessité, se limiter à la collection, à la préservation et à la mise en montre des objets, outils, instruments et documents qu’elle avait en sa possession, au musée.  Elle espère qu’elle pourra, dans un avenir prochain, faire mieux apprécier l’histoire et le patrimoine acadiens aux Acadiens eux-mêmes.

L’année qui vient de se terminer a été fort bien remplie d’activités, de progrès et de réalisations.  Ce bref rapport ne fera que porter en évidence les facteurs les plus saillants qui contribuent à l’amélioration du fonctionnement immédiat et futur du musée, et à l’atteinte des buts et objectifs indiqués dans sa constitution.

Au cours de l’année financière le conseil d’administration a tenu cinq réunions.  Il a pris les décisions administratives aptes à favoriser le bon fonctionnement de l’entreprise, il a étudié les sources d’aide financière disponibles et a préparé, en collaboration avec la directrice, des projets pour présentation aux instances bailleresses de fonds.

Clientèle

Le musée dessert une clientèle fort variée dont nous visons à augmenter le nombre.  Les visiteurs sont des groupes scolaires, des touristes, des individus intéressés à l’histoire acadienne et à la généalogie.  Malheureusement le musée n’attire pas, en assez grand nombre, les Acadiens et les Anglophones de l’Î.-P.-É.  Il y a lieu de planifier et de promouvoir des projets qui rendraient le musée plus attrayant à la population spécifique dont il a la mission d’interpréter l’histoire et le patrimoine.  Le rapport Lord traite du problème et présence des recommandations aptes à lui apporter une solution.

Projets

Cette année encore le musée a exécuté, au moyen de projets financés par des instances gouvernementales ou muséales, des travaux destinés à rendre sa collection plus utile au visiteur qui pourra mieux se renseigner sur les objets en montre, leurs usages, l’époque de leur utilisation et leur histoire.  Le fonctionnement du musée en sera de même amélioré.  L’inventaire sera devenu indexé; les objets mieux identifiés et catalogués.  Ces améliorations rendront plus faciles la recherche et l’acquisition d’artefacts utiles et nécessaires à notre collection muséale.

 
Le financement

Le financement de l’opération du musée demeure un problème majeur quand nous traitons d’expansion et de services plus attrayants et plus culturellement avantageux à sa clientèle.  Le musée a traversé vingt années d’existence, a survécu et peut survivre, mais la pénurie des argents disponibles entrave son développement et un plus grand épanouissement de ses oeuvres.  Les octrois qui financent certains projets d’amélioration sont fort utiles et très appréciés mais ne suffisent guère à ses besoins.  Il lui faudrait un revenu plus élevé et dont la continuité serait assurée.  Ceci faciliterait la planification et le développement à long terme et fournirait quelques garanties de succès.  À ce jour, le musée opère selon ses revenus et ne recourt pas aux emprunts à long terme.

Perspectives

Des jalons d’espoir pointent à l’horizon.  L’avenir nous apparaît plus prometteur.  Un nouvel intérêt aux musées locaux et régionaux vient de poindre chez les instances gouvernementales.  Suite aux recommandations de M. Barry Lord en ce sens, la législature provinciale adoptait, l’an dernier, l’acte du musée provincial qui définit ce dit musée comme étant “The Prince Edward Island Museum and Heritage Foundation”, en français:  L’Acte du Musée et de la Fondation du Patrimoine de l’Île-du-Prince-Édouard.  L’acte n’affecte en rien les musées indépendants sauf que l’article 8(b) donne au conseil d’administration du P.E.I. Museum and Heritage Foundation le pouvoir d’accorder des octrois à des musées, des organismes ou des individus.  Rien de plus spécifiques!  Toutefois on nous assure que la Fondation sera en mesure de fournir de l’aide technique aux musées indépendants. La Fondation administre la collection provinciale, le quartier général Beaconsfield, le Centre Eptek et quatre musées:  soit Orwell Corner Rural Life Museum, Basin Head Fisheries, Elmira Railroad Station et Green Park Ship Building Museum.  Le Musée Acadien n’aurait-il pas le droit de citer parmi ceux-ci.  Cela lui permettrait peut-être de recevoir plus d’aide financière de la Province.  Actuellement, la Fondation du Patrimoine ne semble octroyer qu’une mince partie de son budget aux musées indépendants.

Une fédération ou une association provinciale des musées fut fondée au cours de l’année.  Celle-ci sera sans doute bénéfique aux musées indépendants.  Elle est trop jeune encore pour permettre une évaluation de ses réalisations.

Visiteurs

Le nombre de visiteurs s’accroît d’année en année.  Certains facteurs, telle la publicité faite pour augmenter l’affluence de visiteurs, de touristes, de congressistes à Summerside, à Mont-Carmel et à Mill River, devraient augmenter le nombre de visiteurs au Musée Acadien.  Encore, nous faudra-t-il faire la promotion et la publicité appropriées afin d’attirer les visiteurs et les induire à s’arrêter au musée.

En fait, la grande perspective d’avenir est la mise à exécution des recommandations du rapport Lord qui vient juste de nous être remis et dont nous traiterons très succinctement en cette occasion.  Ce rapport est un document de 289 pages qui contient 126 recommandations.  C’est du pain sur la planche.

Remerciements

Nous présentons nos remerciements les plus sincères à la directrice du musée, Soeur Marguerite Richard, à l’endroit de son travail assidu et d’une tâche fort bien accomplie; aux employées qui s’acquittent si efficacement de leurs tâches; à la Supérieure et aux religieuses du Couvent Saint-Joseph qui mettent à notre disposition un local pour la tenue de nos réunions et une salle de travail à la directrice; à la Congrégation Notre-Dame qui nous fournit à titre gratuit les services de Soeur Marguerite Richard.

Nous remercions aussi la Société Saint-Thomas d’Aquin, le Secrétariat d’État et le Ministère d’expansion économique régional qui ont pourvu à une partie de nos besoins financiers.

Enfin merci aux Musées nationaux qui nous ont accordé un octroi qui nous a permis de mettre à jour un plan de développement de cinq ans; aux membres du conseil d’administration en marge de leur dévouement, leur intérêt et leur collaboration.

J.-Edmond Arsenault, président

Nouvelles de partout

1984 par Contribution anonyme

 

Décès de Jean-H. Doiron - La mort nous enlevait soudainement, le 5 octobre dernier, Jean-H. Doiron, de Rustico, à l’âge de 65 ans.  Sa grande contribution à la promotion de l’histoire acadienne de l’Île fut au niveau du Musée Belcourt, de Rustico.  Il a effectivement été le président-fondateur de cet excellent petit musée consacré à l’oeuvre du dynamique Père Georges-Antoine Belcourt et à l’histoire générale de Rustico.  En 1983, il publiait, en français et en anglais, un livret intitulé Rustico – l’abbé Georges-Antoine Belcourt – La Banque de Rustico.  En juin dernier, il méritait pour cette publication un prix de mérite du Musée provincial.

 

Le Prix France-Acadie - La secrétaire de notre Société a été l’heureuse gagnante du Prix France-Acadie (catégorie “oeuvres didactiques”) pour son livre Le Mouvement coopératif chez les Acadiens de la région Évangéline 1862-1982.  Elle s’est rendue à Paris où on lui a officiellement remis le prix lors de l’assemblée annuelle des Amitiés acadiennes, le 29 septembre dernier.  Rappelons-nous que Cécile fut la première à mériter le Prix Gilbert Buote, pour le même ouvrage.

 

Wellington - En juin dernier, le “Wellington Senior Citizens’ History Committee” a reçu le prix de mérite du Musée provincial, pour son livre By The Old Mill Stream.  History of Wellington 1833-1983.

 

Tignish - Le Club Ti-Pa a eu l’heureuse idée de souligner le 450e anniversaire de la visite de Jacques Cartier à l’Île, en 1534, par un char allégorique.  On a pu voir ce très beau char qui a participé à plusieurs parades tout au long de l’été.  Le travail du Club Ti-Pa a été récompensé par de nombreux prix.  De plus, le 30 juin, dans le cadre des manifestations de la Fête du Canada, on reconstituait le débarquement de Jacques Cartier près d’Alberton.  Quelque 300 personnes assistaient à ce pageant historique.

 

Le Musée Acadien - Le Musée acadien, sous la direction de soeur Marguerite Richard, a connu un été très mouvementé.  On y a monté une excellente exposition intitulée Miscouche – 1884 dans la salle du Couvent de Miscouche où fut dévoilé, en 1884, le drapeau acadien.  La Société Nationale des Acadiens a fait ériger sur le terrain du Musée un monument commémoratif à l’occasion du 100e anniversaire du drapeau acadien.  Ce monument, construit par le regretté Édouard Arsenault, a été dévoilé le 15 août dernier par le président d’honneur des fêtes, Monsieur Roch Gaudet.  Le nombre de visiteurs a sensiblement augmenté au Musée cet été.

 

Mont-Carmel - Le Club d’Âge d’Or de la paroisse de Mont-Carmel se prépare à ouvrir un petit musée religieux.  Celui-ci sera situé dans une ancienne maison, située en face de l’église, qui servira également de centre pour le Club.  Cette maison a servi comme couvent pendant une vingtaine d’années aux soeurs de la Congrégation Notre-Dame du Sacré-Coeur.

 

Charlottetown - L’Université de l’Île-du-Prince-Édouard a maintenant dans son programme trois cours qui ont trait aux Acadiens, dont l’un est exclusivement un cours d’histoire intitulé, “La Renaissance et le nationalisme chez les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard 1860-1900″.  Ce cours se donnera alternativement en français et en anglais.

 

La Marée de l’Île - C’est le titre d’une émission de Radio-Canada préparée à l’intention des francophones insulaires et diffusée tous les jours de la semaine de 16 h à 17 h 30.  À tous les vendredis on peut y entendre une petite chronique en histoire animée par plusieurs de nos membres, à savoir:  Henri Gaudet, Avéline Peters, Edmond Gallant, Francis Blanchard et Georges Arsenault.

 

Légion de Wellington - Le club des anciens combattants de la Légion royale canadienne de Wellington prépare actuellement un livre dans lequel on donnera le nom et quelques notes biographiques sur tous les vétérans, originaires de la région, qui se sont enrôlés dans les guerres de ce siècle.  On sait que les Acadiens ont répondu nombreux à l’appel durant ces conflits internationaux.

Des nouvelles de partout

1982 par Contribution anonyme

 

Tignish – Au courant de l’hiver, le Club Ti-Pa a parrainé un projet de généalogie.  Il s’agissait de tracer les descendants des principales familles fondatrices de la paroisse de Tignish.  On veut dresser un tableau généalogique qui fera partie du décor du centre du Club.

Le même organisme organise pour l’été des activités qui souligneront le centenaire de la naissance de l’organiste Benoit Poirier et le centenaire de l’installation des grandes orgues dans l’Église St-Simon et St-Jude.

L’Association historique de Tignish s’est procurée l’ancienne école Dalton dans laquelle on veut y aménager, entre autres, un musée et une salle d’exposition.  On se propose d’y tenir une exposition de photos historiques au cours de l’été.

 

Wellington – Le Club d’Âge d’Or de Wellington s’affaire depuis quelques années à rechercher l’histoire de la région de Wellington.  Le projet avance bien et on espère pouvoir publier le fruit des recherches dans un avenir pas trop éloigné.

 

Mont-Carmel – La Coopérative du Village Pionnier Acadien a embauché cet hiver les services d’un historien, en la personne de Kenneth Breau, pour faire une recherche sérieuse sur l’histoire de Mont-Carmel, de sa fondation (1812) à 1860.  La Coopérative vise à améliorer l’interprétation de l’histoire locale dans son village historique.

 

Région Évangéline – Une publication d’une grande importance sur l’histoire du mouvement coopératif dans la région Évangéline (1862-1982) est à la veille de paraître.  C’est le résultat d’un projet mis sur pied par le Conseil coopératif de l’Î.-P.-É., en 1980.  Cécile Gallant était la responsable du projet et c’est elle qui a écrit le livre, une brique d’environ 300 pages!  C’est à lire.

 

Miscouche – Le Musée Acadien de l’Île, situé à Miscouche, est bien actif.  L’automne dernier il a mené une campagne de financement et de recrutement de membres, laquelle a bien réussi.  Le Musée a aussi profité d’un octroi du Secrétariat d’État, ce qui lui a permis de mettre de l’ordre dans sa collection de photos et de documents.  Le 12 mai, Mad. Deborah Robichaud, directrice du Musée Acadien de l’Université de Moncton, donnait une intéressante conférence aux amis du Musée Acadien de l’Île.  Elle traita, grosso modo, du rôle d’un musée et de sa place dans une communauté.

 

Rustico – Le Musée de la Banque de Rustico a obtenu lui aussi, printemps dernier, un octroi du Secrétariat d’État.  Cette subvention a permis l’embauche de deux personnes qui travaillent à améliorer l’interprétation de l’histoire de la Banque et de l’époque du Père Belcourt à Rustico.

 

Rollo Bay – La succursale de Souris – Rollo Bay de la S.S.T.A. a obtenu un projet d’emploi d’été pour étudiants par lequel on tentera de mettre plus en évidence la cloche historique de l’Église de Rollo Bay (laquelle date du Régime français) et le monument, érigé en 1929, qui marque l’emplacement du cimetière des pionniers acadiens de l’endroit.

 

La Société Saint-Thomas d’Aquin – Le Projet d’histoire et de culture acadiennes de la S.S.T.A. est très productif.  L’été dernier on lançait le livre L’Agriculture chez les Acadiens de l’Î.-P.-É. 1720-1980 (69 pages) et tout récemment on a fait paraître L’Éducation chez les Acadiens de l’Î.-P.-É. 1720-1980, ou La survivance acadienne à l’Î.-P.-É. (85 pages).  Ces deux livres de Georges Arsenault sont abondamment illustrés de cartes, de dessins et de photos.

On a aussi produit, dans le cadre du Projet, deux montages audio-visuels intitulés Les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard et La pêche et les Acadiens.  Ces montages sont disponibles en français et en anglais.  On peut les emprunter en s’adressant au bureau-chef de la Société.

La S.S.T.A. mène présentement une étude afin de déterminer si les ressources financières et physiques sont disponibles pour l’établissement d’un centre d’études acadiennes.  Le Père Pierre Arsenault a été chargé de faire cette étude qui sera complétée vers la fin de l’été.  On attend impatiemment les résultats.

 

P.E.I. Heritage Foundation – Au mois de janvier, le Heritage Foundation se procurait les services de Reggie Porter à titre de directeur de la programmation.  Monsieur Porter est un Acadien originaire de Tignish.  Enfin, on peut avoir du service en français de notre organisme provincial chargé de la protection du patrimoine.  Profitons-en!

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Membres du Conseil d’administration de la Société Historique Acadienne de l’Î.-P.-É. 1981-1982

Président -        M. J.-Edmond Arsenault
Vice-président -    M. Jean-Paul Arsenault
Secrétaire -        M. Georges Arsenault
Trésorière -        Mme Hélène Cheverie
Conseillers -        Soeur Marguerite Richard
                                 Père Albin Arsenault
                                M. Jean-Louis Beauregard
                                M. Michel Belliveau