Résultats: ‘Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches’

Mot du Comité de rédaction du Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches

2003 par La Petite Souvenance

 

Pour commémorer le passé, il faut savoir ce qui s’est passé.  À la veille du 400e anniversaire de notre existence comme premier peuple néo-européen avec des racines permanentes au nord du Mexique, le passé acadien qu’on veut commémorer en 2004 peut avoir été changé.  Changé par ceux qui, soit par intérêt ou par entêtement, fomentent une interprétation fautive du passé et du vécu acadien. Une interprétation qui pourrait aboutir à une « histoire nationale acadienne » qui ne peut plus nous enseigner les leçons qu’elle contient.  Le débat actuel pour savoir à qui incombe la responsabilité ultime de notre Déportation en est un premier exemple flagrant.  Toute une élaboration pénible sur la question est pourtant de mise à la veille d’un autre anniversaire en 2005, celui de ce qu’on a interprété fautivement comme étant un simple « Grand Dérangement ».

Le Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches et son prédécesseur, la Société Historique Acadienne de l’Île-du-Prince-Édouard, commémorent depuis mai 1979 le passé acadien à l’Île-du-Prince-Édouard en offrant à ses lecteurs de La Petite Souvenance ce qui s’est passé dans leur histoire nationale, le passé d’une histoire et d’une nation qui souvent ne se limite pas aux confins de notre « Mer Rouge ».  Le prochain Congrès Mondial Acadien qui aura lieu en partie dans cette Acadie historique que couvre la Nouvelle-Écosse actuelle en sera la preuve tangible.

Ce qui s’est passé pour nous, Acadiens et Acadiennes, ne se trouve pas seulement dans les écrits de nos historiens, de nos folkloristes et de nos artistes.  Ça se trouve aussi écrit dans la vieille et pure langue acadienne de nos ancêtres (Georges Arsenault), dans nos cimetières (Francis Blanchard), sur les pieds fuselés et les barreaux mortaisés de nos vieilles chaises (Maurice Roy), sur nos cloches (Judy Chiasson), dans les vieux registres de nos églises de paroisse (Earle Lockerby), dans le coeur de nos aînés (Berthe Blanchard), dans le rythme harmonieux de l’hexamètre d’une épopée faite sur mesure (Père James Kelly), dans les arbres de nos forêts (Doug Sobey) et même dans l’identité acadienne qui se trouve dans une couche terrestre de la plus ancienne faune connue sur terre (Gordon Lavoie).  Voilà la panoplie du passé acadien que ce numéro 17 de La Petite Souvenance vous offre.

En scrutant ce qu’il y a de plus riche en substance chez ces experts, sûrement que nous pourrons déceler les leçons que leurs articles contiennent.  Les Acadiens ont fait du chemin pas seulement dans la couche terrestre ou parmi les arbres de la forêt.  Ils se sont même frayé un chemin jusqu’à la résidence de la reine dans la capitale de l’Île-du-Prince-Édouard car il y a un Acadien là-bas qui en est le maître.  Il s’agit d’un des nôtres dans la personne de Son Honneur, l’honorable Léonce Bernard, le 3e lieutenant-gouverneur acadien de cette province.  Nous lui dédions notre numéro aujourd’hui.

L’Histoire nous apprend des leçons.  La vraie, celle qui n’est pas interprétée fautivement, nous apprend avant tout qu’il faut être patient, patient pour la véracité des témoignages qui apparaissent comme par miracle de partout, et patient pour que l’intellectuel qui est en nous tous, puisse les voir en pleine face à leur juste mesure.  Si nous arrivons à vous apporter des lueurs de véracité historique pour que vous puissiez pleurer ou commémorer dans l’allégresse ce qui s’est

passé dans ces racines permanentes de notre passé acadien, c’est avant tout grâce à notre commanditaire pour ce numéro 17 de La Petite Souvenance, les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.  Toute notre gratitude!  Nos collaborateurs se joignent à nous pour vous souhaiter une bonne lecture.

 

Membres du Comité de rédaction

Francis Blanchard, Edmond Gallant, David Le Gallant.

 

Membres du Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches

David Le Gallant, président

Edmond Gallant, vice-président

Alice Richard, secrétaire

Georges Arsenault, trésorier

Père Melvin Doucette

Zita Gallant

Béatrice Caillié

Francis Blanchard

Orella Arsenault

Mot du comité de rédaction du Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches

2002 par La Petite Souvenance

 

Quelqu’un a dit un bon jour : qui oublie son passé, quelqu’il soit, ou le renie, forcément se déracine.

Le passé culturel de l’Acadie pourrait avoir cinq temps.  On peut le dévisager comme suit : Terre  promise : 1604-1755; Survivance : 1755-1847; Renaissance : 1847-1929; Coopératisme / assimilation galopante : 1929-1994; L’union fait la force : 1994 au XXIe siècle.

L’an 1755 marque le début du Grand Dérangement, l’an 1847 marque la naissance de l’ardent patriote Mgr Marcel-François Richard mais aussi la publication d’Evangeline, a tale of Acadie par Longfellow, l’an 1929 marque le début de la Dépression qui a exilé notre main-d’oeuvre acadienne, l’an 1994 est l’année du premier Congrès Mondial acadien et de l’attribution de nouvelles paroles françaises pour notre hymne national à nous.  Cette délimitation, quelqu’elle soit, ne doit pas être oubliée ni reniée car elle démontre intrinsèquement que les Acadiens ont fait du chemin comme peuple.  À l’aube du XXIe siècle, on annonce qu’on veut enraciner en français notre passé et assurer sans équivoque que notre avenir dépendra beaucoup de la force que nous puiserons dans notre « union » telle qu’on l’a témoignée dès le premier Congrès Mondial.

À l’Île-du-Prince-Édouard, d’où proviennent les nouvelles paroles françaises de notre hymne national, le témoignage d’une acadianité florissante, grâce en large mesure à sa Société Saint-Thomas-d’Aquin, à sa Fédération culturelle et à ses militants et militantes, révèle que l’avenir des Acadiens à l’Île comme ailleurs dépendra de leur enthousiasme à assumer la devise qu’ils se sont donnée en 1884 à Miscouche à savoir « L’Union fait la force ».

Cet enthousiasme est partagé par l’Association du Musée acadien et son sous-comité, le Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches, fondé le 16 janvier 2000, dont la mission est la sauvegarde du patrimoine acadien pour que son passé national à l’Acadie de l’Île ne soit pas oublié ni plus renié.

Au nom des membres du Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches et en mémoire de cette religieuse qui voulait enraciner dans un musée à Miscouche le bien propre de tous les Acadiens de l’Île, nous avons le plaisir de vous présenter, renée de ses cendres depuis décembre 1986, La Petite Souvenance, édition 2002.

Arrêtons-nous un petit instant pour présenter le contenu des rubriques de ce numéro de relève.  Dans ce numéro 16, nous donnons la part d’honneur aux questions de généalogie, d’éducation et d’histoire que ce soit eu égard à des personnages historiques qui nous ont précédés sur nos belles terres, pour puiser chez ceux le courage et la force d’une acadianité vécue et fière ou que ce soit eu égard à des lieux historiques pour sauvegarder tangiblement le passé acadien.

Pour ce qui touche à la généalogie, Alice Richard nous a fait de petites trouvailles fort intéressantes sur la famille des Bernard tandis qu’en éducation, Tilmon Gallant nous relate les débuts et les progrès de notre système scolaire acadien et francophone à l’Île.

Quant à des personnages historiques du passé ou contemporains, notre attention se porte sur François Douville, premier insulaire d’origine européenne inhumé à St. Peter’s Harbour (Georges Arsenault), sur Dauphine Arsenault, la soeur du premier sénateur acadien de l’Île et la mère de la première religieuse acadienne de l’Île (Georges Arsenault), sur les souvenirs de Roméo LeBlanc, premier Gouverneur général acadien du Canada (Jeanne-Mance Arsenault) et sur les souvenirs en tant qu’épouse de l’honorable Joseph-Aubin Doiron, deuxième lieutenant-gouverneur acadien de l’Île (Bernice Doiron).

En ce qui concerne le domaine historique proprement dit, nous relevons d’abord des articles sur Port-LaJoye-Fort Amherst (John Eldon Green), sur Saint-Pierre-du-Nord (Rob Ferguson), sur la Banque des Fermiers de Rustico (P. Édouard Blanchard), sur la Maison Doucette (Francis C. Blanchard) et sur la Mer Rouge (David Le Gallant).

C’est ainsi que nous vous présentons cette panoplie de collaboratrices et de collaborateurs pour ce premier numéro depuis 16 ans de La Petite Souvenance.  Les Acadiens et les Acadiennes se sont bien enracinés à l’Île-du-Prince-Édouard.  La Société historique Soeur-Antoinette-DesRoches fait son possible pour que cet enracinement ne soit jamais oublié ou renié.  C’est notre souhait le plus ardent.

Bonne lecture.

 

Membres du comité de rédaction

Béatrice Caillié

Edmond Gallant

David Le Gallant

Louise Daigle (mise en page)

 

Autres membres du Comité historique Soeur-Antoinette-DesRoches

David Le Gallant, président

Edmond Gallant, vice-président

Georges Arsenault, secrétaire-trésorier

Père Melvin Doucette

J. Earle Arsenault

Zita Gallant

Orella Arsenault

Francis C. Blanchard