Résultats: ‘Cascumpèque’

They all go Mad for my Plough

1981 par La Petite Souvenance

 

In the palmy days of wythe harness, wooden-teethed harrows and wooden linch-pins, there lived on the Western Road, not a thousand miles from Miscouche, a well-known Acadian named Joseph (Charles) Perry, who drove a very thriving trade in plough-making.  He made the wood-work on the ploughs, and sold them for twenty shillings each.

One day a customer presented himself at Joe’s shop and asked him the price of ploughs.

“Twenty shillin’,” replied the plough-maker.

“That’s dear,” said the customer.  “I’ll give you fifteen shillings for one.”

Joe looked upon this offer as an insult and accordingly became indignant.  He replied -

“You need not take de plow – I do not ask you to have him!  I can sell all de plow I make! – Dere is Fefteen-Point, Tagnesh, Cas-cum-pack, Skin’-Pond, Jim-Yeo! – day all go mad for my plow!”

Whether the customer was induced by this startling array of facts, to pay the price asked, has not been handed down.

The Summerside Progress
le 3 septembre 1866, p. 2

La rente des bancs d’église à Cascumpèque : 1861-1879

1979 par Avéline Peters

par Avéline Peters

 

Lors de la visite de monseigneur Pierre Denant à l’Île-du-Prince-Édouard en 1803, les colons récemment installés à Cascumpèque furent encouragés de se bâtir une chapelle.  Le même automne, ils érigèrent un modeste édifice qui fut béni comme église de Saint-Antoine de Cascumpèque.  Elle fut construite à l’endroit que l’on nomme Pointe Gibbs.

En 1835, il y avait plus d’une trentaine de familles acadiennes à Cascumpèque.  On appelait cet endroit “Le Village”.  En plus des gens installés à cet endroit, plusieurs familles de Hill’s Point et des lots 10 et 11 étaient membres de la paroisse.  Sous la direction de l’abbé Sylvain Ephrem Poirier, les laïcs ont bâti une deuxième église, assez grande pour accueillir une soixantaine de familles.  Celle-ci fut construite sur un lot accordé par Colas Arsenault, fils du premier colon, Louison Arsenault.  Ce terrain se trouve non loin du Creek Gordon, et il est à ce jour maintenu par la paroisse Saint-Antoine.

Au temps du premier curé résident, l’abbé André Roy, on a ajouté une galerie dans la chapelle pour accommoder plus de personnes.  En 1861, on a organisé le système de location des bancs d’église.  C’était un moyen de ramasser de l’argent pour payer l’église.

Comme pour le paiement des dîmes, on acceptait des contrats d’une quantité d’argent ou de produits de la ferme pour le loyer des bancs.  Quand les bateaux qui transportaient les produits d’exportation de l’Île arrivaient aux quais de Hill’s Point ou de Cascumpèque pour une cargaison de blé, d’avoine, d’orge, ou de patates, les hommes de la paroisse évaluaient et chargeaient les produits payés comme rente sur les bateaux de commerce.  Un homme choisi par les syndics de la paroisse acceptait le règlement des comptes.

En 1861, Maxime Gallant loua son banc pour un montant de 7 shillings qu’il paya en trois versements de 2, 2 et 3 shillings.  Léon Arsenault, pour sa part, avait un contrat de 8 shillings qu’il paya pendant l’année avec 6 boisseaux d’avoine.  Prospère Gallant a payé, en 1862, 9 shillings pour la location de son banc.  Il était pilote à Hill’s Point et apparemment il avait un peu plus d’argent que ses voisins.  En cette même année, George W. Howlan a aussi payé 9 shillings.  Il était marchand au Havre de Hill’s Point (région d’Alberton), et paroissien de St-Antoine-de-Cascumpèque de 1861 jusqu’à l’année 1873.  Il fut nommé lieutenant-gouverneur de l’Île-du-Prince-Édouard en 1894.

L’argent commençait à affluer et en 1871 plusieurs chefs de famille ont payé 13 shillings pour la location de leur banc, tels Simon Martin, John T. Botts et Jean Arsenault.  Plusieurs personnes payaient leur banc avec des produits de la terre qui étaient évalués en livres, shillings et pence.  Voici une liste de ceux qui ont payé les bancs d’église avec de l’avoine en 1863:

No de boisseaux

Firmain Blanchard                   3
Jean Gallant (Samuel)            3
Charles Gallant                          3
Joseph Arsenault (gros)        3 1/2
James A. Bulger                        8
Joseph Gaudet                          4 1/2
Melium Aucoin                         3
Jean Arsenault                         10
Maurice Blanchard                 8

En 1861, 56 familles ont loué des bancs.  En 1863 on en compte 72 et en 1878, 89.

Faits intéressants

1979 par Contribution anonyme

Les premiers Acadiens qui s’établirent à Cascumpec vinrent de Malpèque en 1801.  Il y avait la famille de Cyprien Gallant, de Louison Arsenault et de Pierre Bernard.

En 1803, il y avait seulement seize familles d’établies à Tignish.  Les premières étaient arrivées de Malpèque en 1799.

De 1882 à 1887, une quinzaine de familles de la paroisse de Rustico allèrent s’établir au nord de la paroisse de Rollo-Bay pour y fonder la paroisse de St-Charles qu’ils appelèrent la Nouvelle-Acadie.