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Tignish en 1882 – ce qui nous en reste

1982 par Elizabeth E. Cran

par Emily Elizabeth Cran

 

Comme les vagues et les marées laissent toutes sortes de débris sur nos côtes en des quantités diverses selon le temps et les saisons, ainsi les années qui s’écoulent laissent chacune des traces qui forment le matériel de l’histoire.  Il est curieux de constater parmi ces débris ce qu’on trouvait digne de noter, et ainsi de préserver.  Cent ans après, l’ensemble ressemble étrangement au mélange d’objets de valeur et de déchets que l’on rencontre sur les plages.

Voici ce qu’un batteur de grève (beachcomber) assidu a pu trouver de ce qui a été laissé par la vague “1882″, à Tignish.

Le village de Tignish se composait alors d’une trentaine de maisons dont la plupart des propriétaires portaient des noms irlandais ou britanniques.  On remarque cependant plusieurs Arsenault (J.A., J.J., S.F.), deux Buote, deux Chaisson, deux Gaudet (dont le forgeron), un seul Perry (S.T.) et, juste au nord du village, qui se délimitait alors avec l’église, le couvent et l’école, deux Gallant, soit Clément et le capitaine Frank.  Ce dernier possédait d’assez grandes terres, un magasin et un hôtel.  Si l’on consulte la liste d’abonnés au Meacham’s Atlas (1880), on en trouve trente-et-un qui habitent le Lot 1, dont onze noms acadiens.  On peut supposer que ces abonnés étaient parmi les gens les plus ambitieux, les mieux nantis et peut-être les plus éclairés de leur région; c’était des marchands (dont on remplissait aussi les fonctions de maître de poste à Tignish), un instituteur, un professeur, des fermiers parmi lesquels un était aussi le gérant adjoint de la compagnie Myrick à l’Étang des Grenouilles.  Il y avait aussi parmi ces abonnés à l’atlas des commis qui cumulaient, en général, d’autres emplois.

Pour faire connaître nos abonnés d’une autre façon, c’était des Buote, des Arsenault, des Gallant et des Perry de Tignish, des Gallant de l’Étang des Clous (Joseph-Sylvain, Evariste, Napoléon et Agno), et un Richard de Harper Road.  En consultant le Prince Edward Island Directory en 1880-1881, on apprend plus de détails sur certains de ces messieurs:  J.-J. Arsenault était juge de paix, S.F. Perry était député provincial aussi bien que fermier et propriétaire d’un moulin, et un nouveau Perry, (Pierre), était gardien du phare à North Cape.  Sur six membres du Bureau de la Santé, quatre étaient de Tignish, à savoir:  S.F. Perry, François Gallant, J.J. Arsenault et Sylvain F. Perry.  Il y avait aussi Clément Gallant qui était “Preventive Officer”, S.F. Arsenault était inspecteur-en-chef de la pêche pour le comté de Prince, et Isidore Chiasson occupait le poste de gardien de phare, à Tignish.

Allons maintenant regarder de plus près nos débris, les divisant en petit “tas” étiquetés “religion”, “éducation”, “gouvernement”, etc.

Dans le tas “religion”, nous trouvons qu’en 1882 on divisa la paroisse de Tignish faisant de la partie sud-ouest la paroisse Immaculée-Conception de Palmer Road, dont le premier curé sera le père A.J. Trudelle.  En octobre, les grandes orgues de Tignish, construites par L. Mitchell, de Montréal, arrivèrent et remplacèrent le vieil harmonium de l’église.

De la religion on passe aisément à l’éducation.  Il y avait alors à Tignish deux écoles – le couvent où quatre religieuses se chargeaient de l’éducation et de l’instruction de jeunes filles, dont plusieurs étaient des pensionnaires venant parfois d’assez loin, – et l’école pour garçons dont le directeur était Gilbert Buote.  Cette école se tenait dans l’ancienne église de Tignish, tout près du cimetière actuel, et était classifiée par le Bureau d’Éducation comme “école de première classe”.  Il semble que cela voulait dire “école où l’on donne un cours complet jusqu’à la fin des études secondaires, et où les instituteurs sont eux-mêmes plus et mieux instruits que l’instituteur moyen”.  En effet, en 1881, l’école de Tignish reçut mention spéciale dans le rapport du surintendant de l’instruction publique avec trois autres écoles au même niveau et cinq autres qui étaient jugées supérieures.  L’année suivante, le surintendant rapportait:  “The state of this school indicates that the teachers, Mr. Buote and Miss Casey, spare no pains to improve their pupils”.  Quant aux autres écoles de la région, il faudrait mentionner celle de Norway dont l’institutrice, Anastasia Phee, était considérée l’une des meilleures de la province par le Bureau d’Éducation, celle de Peter Road où l’instituteur était Philip F. Buote et celle désignée “Tignish (English)” qui dût être celle qu’on appelait plus tard Anglo-Tignish, et de nos jours, Anglo.

Dans notre tas “finances”, il ne se trouve que deux petites choses:  le montant des impôts perçus dans le Lot 1 était de $453.87 (en 1881 c’était de $455.65), et le Père Dugald MacDonald, curé de Tignish, reçut du gouvernement, comme assistance aux indigents (Pauper Relief), $57 pour 18 personnes mentionnées spécifiquement, et $95 comme aide générale aux pauvres.  C’était une subvention régulière qui variait peu d’année en année.  Parmi les 18 bénéficiaires, au moins 14 étaient acadiens.  L’année 1882 était d’ailleurs une mauvaise année; le correspondant de Tignish, au Pioneer de Summerside, nous donne des détails de la situation dans le numéro du 7 juin:

It is no exaggeration to say that never since I came to Tignish (over 12 years ago) has there been so much want in the country…  Only yesterday, a man living on 25 acres and who generally raises enough potatoes to last him through the winter, came a distance of 9 miles with a small jag (sic) of wood which he exchanged for a few groceries and 12 lbs. of corn meal.  He declared that he left his wife and 2 children at home without a particle of food of any kind, and that these few pounds was all he could look too with any certainty.  This case is only one of many I might quote, with the difference that most of those poverty-stricken people have no wood to bring.

On arrive ainsi au tas “industrie et commerce”.  L’année commença bien; F. J. Buote, fils de Gilbert, et plus tard éditeur et rédacteur en chef de L’Impartial, ouvrit une librairie dont voici l’annonce publicitaire parue dans le Pioneer du 1er février.

BOOKSTORE AT TIGNISH

THE SUBSCRIBER has just opened a BOOKSTORE at TIGNISH STATION and has on hand a good assortment of PRAYER BOOKS, SCHOOL BOOKS, SCHOOL REQUISITES, Stationery of all kinds, besides a choice Stock of Miscellaneous Reading, all of which are offered at lowest living prices.

In connection with the above a Circulating Library is kept to which anyone can have access for the small sum of fifty cents a year.  Eleven hundred (1100) books have exchanged hands from this Library since July last.  Give us a call and encourage a new beginner.

F. J. Buote

Tignish Station, January 4th, 1882.

Dans le même numéro du Pioneer, F. J. Davidson cherche à vendre ou à louer une “Lobster factory and fishing stage… with all equipment at North Cape”.  La compagnie Myrick vendit une propriété près de la gare de Tignish dans une entente avec la famille Hubbard, dont le chef, le capitaine W.E. Hubbard était un employé de la compagnie.  (On se demande s’il était mort cette année-là, d’où la raison de la vente.)  À ce moment-là la compagnie Myrick était l’un des principaux exportateurs de pommes de terre de l’Île et elle venait de se doter des “finest premises in Alberton”.

Ensuite nous arrivons au tas “politique”.  Le Pioneer mentionna, le 8 février, “une réunion politique se terminant dans la confusion”, mais ne nous en donne pas les raisons.  Deux sujets importants dans les relations entre Tignish et le gouvernement étaient le brise-lames qui avait besoin de réparations, et “l’horaire ridicule” du chemin de fer.  Le train quittait Tignish vers 6 h 45, s’arrêtait deux heures et demie à Summerside et prenait en tout plus de six heures pour franchir la distance entre Tignish et la capitale.  On avait présenté une pétition à ce sujet mais le gouvernement ne fournit aucune réponse.  Dans le Pioneer du 15 février on lit:

… much indignation is felt, especially in Tignish, at the high handed manner in which the appeal of the western people… has been treated.  A petition so respectably signed and so just in its nature had a right to be at least civilly acknowledged.

Deux ans plus tard on avait amélioré l’horaire, au moins quant à l’arrêt à Summerside qui n’était plus que de quarante minutes.  La livraison du 15 mars du Pioneer nous informe qu’on se préparait à réparer le brise-lames, mais nous ne savons pas si ou quand les réparations furent effectuées, et si tout le monde était content par après.

Le seul homme politique dont il est question dans nos “débris” était un certain M. Hackett qui semblait se trouver assez loin de la réalité de Tignish.  Au moment où la pauvreté sévissait, comme nous avons vu, il proclamait la paix et la prospérité; il se trouvait en difficulté au sujet de brise-lames (malheureusement on ne nous donne pas de détails sur ce problème).  Et pour mettre au comble de notre “tas”, quelque chose d’absolument fou:  Ce M. Hackett qualifia M. A. J. McFadyen, commis principal et plus tard partenaire de la compagnie Myrick, de “ ‘prototype’ of Mahomet and of Brigham Young”.  Mais selon le compte-rendu du Pioneer du 8 mars, cette façon d’attaquer un homme respectable “recoils upon himself” et M. McFadyen, de dire le journal, était capable de se défendre.  On se demande quand même pourquoi ces accusations de polygamie…

Voulez-vous essayer de deviner ce qui restera du Tignish de 1982 dans cent ans d’ici?

Benoît-F. Poirier, musicien acadien

1982 par J.-Henri Gaudet

par J.-Henri Gaudet

 

Note de l’auteur :  Le matériel pour ce court article sur la vie de Benoît F. Poirier est tiré de six lettres de Poirier écrites à l’auteur, d’extraits de journaux montréalais, ainsi que deux entrevues avec l’artiste faites par l’auteur dans les années 1950.  De plus, l’auteur tient à remercier Paul Surette, auteur de la biographie de Benoît Poirier, pour l’usage d’une citation tirée de son livre.

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Deux événements marquèrent la vie artistique de Tignish, en 1882.  L’un fut la naissance de Benoît F. Poirier, le 17 octobre, et l’autre fut l’installation des orgues Louis Mitchell dans l’Église St-Simon et St-Jude, le même mois.  Ce fut, en effet, le son de ces orgues qui allait décider pour toujours la carrière de Benoît, fils aîné de Laurent S. Perry (Poirier) et d’Emilie DesRoches.  Encore très jeune enfant, il entendit les orgues de Tignish pour la première fois lorsqu’il assista, avec son père, à de grandes cérémonies qui eurent lieu à l’occasion de la bénédiction des cloches de l’église.  Il fut tellement bouleversé par le son de l’instrument qu’en arrivant chez lui il imitait le doigté de l’organiste sur un vieux poêle.

Ses parents étaient trop pauvres pour lui acheter un piano.  Cependant, vers l’âge de 10 ans, il put se procurer assez d’argent pour se payer deux années de cours de musique au couvent de Tignish, les seuls qu’il suivra pendant toute sa vie.  Son professeur fut Soeur Sainte-Julienne.

Vers l’âge de 12 ans, il reçut une bourse qui lui permit de poursuivre ses études classiques au Collège Saint-Joseph de Memramcook, Nouveau-Brunswick, pourvu qu’il assume le nom français de la famille, “Poirier”, au lieu de “Perry”.  Pendant la durée de son cours au collège, il s’exerça à la musique et même à la composition, mais toujours sans professeur.  Ses seules leçons consistaient à écouter et à observer les deux autres élèves qui jouaient aux offices du dimanche pendant qu’il pompait le petit orgue de la chapelle durant les cérémonies et même durant leurs pratiques.  Doué d’une bonne oreille et d’une ténacité inébranlable, on lui demande un jour de remplacer le pianiste de l’orchestre qui était tombé malade.  Le changement de pianiste n’a pas paru.  Ce fut le commencement de la carrière musicale publique de Poirier.

L’année suivante, Benoît Poirier, âgé de 13 ans, accompagna un cantique aux services de la chapelle et il fit tout de ses mains et de ses pieds pour bien réussir.  Comme résultat, le Père Sylvère Arsenault, professeur de musique au collège, l’autorisa de pratiquer l’orgue par lui-même à condition de se trouver un souffleur.  C’est ainsi qu’il partagea l’accompagnement aux services de la chapelle Saint-Joseph avec ses deux confrères qui le devançaient en âge et en études.  L’année suivante, à l’âge de 14 ans, Benoît fut recommandé comme organiste de l’Église Saint-Thomas de Memramcook, poste qu’il occupa pendant le reste de son cours.  Il reçut son baccalauréat ès arts du Collège Saint-Joseph en 1902.  Une trentaine d’années plus tard, en 1928, cette même institution allait lui décerner une maîtrise ès Arts “Honoris Causa”.
Lorsque Benoît atteint l’âge de 20 ans, son père, avec l’aide de Père Pierre-Paul Arsenault, trouva les moyens de lui payer un an d’études au Séminaire de Philosophie, à Montréal.  (Ce Père Arsenault, natif de l’Étang des Clous, Tignish, fut longtemps curé de Mont-Carmel; c’est lui qui fit construire la présente église de cette paroisse.)  En effet, ils voulaient savoir si Benoît Poirier avait la vocation de prêtrise.  Au Séminaire de Philosophie, Benoît s’annonça comme modeste organiste parce que la position n’intéressait guère les autres élèves gâtés, sans doute, par de meilleurs instruments.  La chapelle possédait tout simplement un harmonium sans pédalier! Benoît s’intéressait tellement à ce poste que le personnel du Séminaire décida de le garder deux autres années comme simple pensionnaire.  Ses parents, à Tignish, ne pouvaient plus l’aider et il ne gagnait pas un seul sou; mais il était bien content d’être nourri et logé en échange de ses services.

Trop pauvre pour se payer des leçons de musique, il parcourait sur semaine les églises de Montréal pour s’imbiber de toute la musique d’orgue qu’il pouvait entendre.  Il se risquait quelquefois à la tribune des orgues.  De retour au Séminaire, il épiait secrètement le jeu de chacun et se débattait avec son harmonium.  Par la suite, le Séminaire le recommanda au Collège de Montréal pour y tenir l’orgue.  Il était encore sans salaire mais il avait chambre et pension et il était fier d’avoir un orgue à pédalier.  Il continuait à pratiquer seul et, pendant deux autres années, il continua à fréquenter les églises de la ville.  Finalement, il se trouva les postes suivants dans les églises de Montréal.  En voici la liste chronologique.  Après sa nomination, en 1903, comme professeur d’orgue et de piano au Collège de Montréal, il fut nommé, en 1906, organiste à l’Église Sainte-Hélène – une ancienne patinoire convertie en église.  Il y faisait tellement froid qu’il pratiquait avec des gants.  En 1908, il est organiste à l’Église Saint-Vincent de Paul et en 1914, Poirier tient les orgues de l’Église Saint-Jacques.  Enfin, en avril 1921, il est nommé organiste à l’église la plus prestigieuse de toute la métropole, soit l’Église Notre-Dame de Montréal où il toucha les grandes orgues pendant 33 ans.

Pendant sa carrière dans les églises de Montréal, Benoît composa vingt pièces pour orgue.  Il composa également des chants liturgiques et des pièces de fanfare dont une, “Rhapsodie d’airs canadiens”, fut jouée par la fanfare du célèbre John Phillip Sousa.  Plusieurs des pièces de Poirier ont des thèmes acadiens telles que “Pièce de concert sur l’hymne national acadien ‘Ave Maris Stella’ ” et “Au Pays d’Évangéline”.  Ces deux pièces pour orgue sont vraiment des chef-d’oeuvres musicaux.  De plus, Poirier donna un grand nombre de récitals d’orgue à travers tout le Québec, mais surtout dans la métropole montréalaise.  À son grand concert inaugural de 1924, sur les orgues de Notre-Dame, près de 10,000 personnes y assistaient.  De 1904 à 1959, il forma des centaines de musiciens à Montréal.

Benoît épousa, en 1913, Irma Tremblay, de la ville de Québec.  Il eut deux enfants de ce mariage.  Le premier est mort à la naissance et l’autre, né en 1919, demeure aujourd’hui à Montréal.  Il s’agit de Joseph-Benoît-Gabriel-Henri.

Irma meurt en 1937.  Benoît se marie une seconde fois, trois ans plus tard, à Marguerite Roberge.  Sa nouvelle épouse lui attire tellement d’élèves qu’il n’a plus le temps de pratiquer.  Pendant toute sa carrière, il n’a jamais pris de vacances.  Ce fut un coup très dur pour lui quand il dût prendre sa retraite en 1954.  Pendant soixante ans, il avait rempli les fonctions d’organiste.  Il ne vivait pleinement que lorsqu’il touchait “ses orgues”.  Il continua néanmoins à donner des cours d’orgue jusqu’à ce qu’une paralysie le rende invalide.  Il mourut en 1965 à l’âge de 83 ans; il est enterré à Montréal.

Voilà un très bref compte rendu de la vie d’un grand personnage acadien qui n’oublia jamais son pays d’origine.  Fortement attaché à son église, il était, de caractère, humble et même doux à l’excès.  Il fondait dans les murs, si on peut dire ainsi, lorsqu’on l’approchait.  Benoît Poirier passa par la misère bien des fois; il le dit lui-même dans une de ses lettres.  Mais toujours il en est ressorti avec une détermination profondément chrétienne et inébranlable.  Après une si longue carrière au service de l’église, il eut, semble-t-il, une fin ignominieuse.  Citons Paul Surette:

Après une messe, quand Poirier se préparait à jouer la sortie, le père Martin s’interposa, poussa ce premier hors du banc et joua lui-même ce moment.  La nature très sensible de Poirier fut profondément blessée.  Avec un saignement de nez, il s’en revient chez lui découragé et murmurant que tout était fini.

Peu après, les journaux annoncèrent sa retraite à Notre-Dame.  Cette retraite, achevée si honteusement, mit fin à 33 ans de services à cette église ainsi qu’à une carrière d’organiste commencée soixante années auparavant, à l’âge de 14, 15 ans.

 

Épilogue

Afin de commémorer le centenaire de Benoît F. Poirier et l’installation des orgues Louis Mitchell dans l’Église St-Simon et St-Jude, nous nous proposons d’avoir, durant l’été 1982, une exposition qui nous permettra de savoir ce que fut ce grand artiste acadien.  La commémoration de ces deux événements artistiques de 1882, dans le village de Tignish, sera d’autant plus marquée par un récital l’orgue Louis Mitchell des oeuvres de Benoît F. Poirier par le grand organiste montréalais, Christopher Jackson.

Pendant tout l’été, on pourra se procurer la biographie de Benoît Poirier écrite par Paul Surette, et un livret souvenir sur les orgues de Tignish, préparé par moi-même.  Alors, chers lecteurs, soyez des nôtres cet été pour souligner ce grand événement acadien.

Faits intéressants

1979 par Contribution anonyme

Les premiers Acadiens qui s’établirent à Cascumpec vinrent de Malpèque en 1801.  Il y avait la famille de Cyprien Gallant, de Louison Arsenault et de Pierre Bernard.

En 1803, il y avait seulement seize familles d’établies à Tignish.  Les premières étaient arrivées de Malpèque en 1799.

De 1882 à 1887, une quinzaine de familles de la paroisse de Rustico allèrent s’établir au nord de la paroisse de Rollo-Bay pour y fonder la paroisse de St-Charles qu’ils appelèrent la Nouvelle-Acadie.