Le drapeau acadien est souhaité «bonne fête» au Musée acadien

2009 par Jacques Gallant

La Voix acadienne (le 29 juillet 2009, p. 5)

Le 125e anniversaire du drapeau acadien, adopté lors de la Deuxième Convention Nationale des Acadiens à Miscouche en 1884, a été commémoré de digne façon lors d’une journée spéciale le 14 juillet au Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, à Miscouche.

Le tout s’est déroulé dans une ambiance de fête et musique, en honneur de cette grande occasion pour non seulement le peuple acadien de l’Île, mais pour les Acadiens du monde entier – on fêtait leur symbole le plus reconnu, celui qui forme en sorte la pierre angulaire de leur identité.

Dans son mot de bienvenue, la présidente de l’Association du Musée acadien de l’Î.-P.-É., Sue LeMaistre, a rappelé le but de la commémoration cette année.  «Grâce à nos activités, nous espérons que ça aidera à mieux faire connaître ces symboles du peuple acadien.  Nous espérons aussi que nos activités contribueront à faire reconnaître l’important rôle historique qu’a joué Miscouche dans l’histoire acadienne.»

Martine Aubé, directrice adjointe de la Société Nationale de l’Acadie, a lu un mot de la présidente de l’organisme, Françoise Enguehard.  «Le drapeau est un des symboles les plus forts d’un peuple. Il est la preuve de notre appartenance, le symbole de notre identité, le rappel de nos racines et le garant de notre unité.»

Edmond Richard, président de la Société Saint-Thomas-d’Aquin, organisme qui était un des bailleurs de fonds du projet de commémoration, a d’ailleurs souligné que «selon le recensement, il y a à peu près 5 000 francophones à l’Île, mais on pourrait estimer qu’il y en a environ 75 000 qui sont de descendance acadienne.  Même s’ils ne parlent pas tous le français, ils peuvent quand même être fiers qu’ils ont leur propre drapeau.»

Lors de la soirée, une réplique du drapeau acadien original, qui sera monté en permanence au Musée, ainsi qu’un dépliant au sujet des symboles nationaux acadiens ont été dévoilés.

Une délégation de Saint-Louis-de-Kent

Parmi la centaine de personnes présentes, il y avait un petit groupe de Saint-Louis-de-Kent, au Nouveau-Brunswick, soit l’endroit d’où provenait l’abbé Marcel-François Richard, celui qui a fait la promotion du tricolore étoilé comme drapeau acadien lors de la Convention à Miscouche en 1884.  C’est aussi à Saint-Louis-de-Kent où Marie Babineau a cousu l’étoile sur le drapeau.  Une des membres de la délégation, Thelma Richard, est la petite-fille d’Ozithe Richard, une nièce de l’abbé Richard.

Un autre membre du groupe, Francine Babineau, tient le drapeau acadien à coeur.  «Je trouve que cela est très important de reconnaître Miscouche, parce que cela unit l’Acadie.  Oui, le drapeau a été créé chez nous (à Saint-Louis-de-Kent), mais pour bien représenter l’Acadie, il faut aussi mentionner que le drapeau a été adopté à Miscouche.  Le drapeau devient comme un pont qui relie Saint-Louis-de-Kent et Miscouche.  On peut voyager sur la vague du drapeau.»

Cécile Gallant, directrice du Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard, parlant au nom des coordonnatrices du projet, qui incluent aussi Béatrice Caillié du Centre Belle-Alliance et Yvette Arsenault du Conseil scolaire-communtauire Évangéline, se dit réjouie du résultat de l’événement.  «Nous sommes très heureux de la grande participation des gens de la communauté à notre activité», indique-t-elle.  «Nous espérons que cet événement revalorisera la place des symboles nationaux acadiens dans notre société acadienne d’aujourd’hui.»

Une petite délégation de Saint-Louis-de-Kent, du Nouveau-Brunswick, était présente lors de la journée de commémoration du 125e anniversaire du drapeau acadien au Musée acadien de l’Î.-P.-É., à Miscouche. De g. à d., Flavien Babineau, Betty McLaughlin, Thelma Richard, Camille Richard, Francine Babineau et Régis Richard.