L’établissement des Acadiens au Québec

2005 par Pierre-Maurice Hébert

Pierre-Maurice Hébert

 

Faire l’inventaire de tous les coins du Québec où se trouvent aujourd’hui des Acadiens est pratiquement impossible. Ce qui a retenu notre attention c’est plutôt le phénomène des établissements acadiens compacts et homogènes au sein de la population québécoise. On a parlé abondamment des « Cadies » ou  « Petites Cadies » du Québec(1). Les Cadies ont certainement marqué, par leur ca- ractère particulier, nos moeurs et notre vie nationale. On affirme maintenant qu’il y a plus d’Acadiens au Québec que dans les Maritimes, c’est-à-dire près d’un demi-million. Mais beau- coup s’ignorent et la plupart se sont  mariés à des Québécois ou à des Québécoises.(2)

En 1755, on compte 55 000 habitants au Canada et 110 paroisses, sans compter celles de l’Acadie. C’est dans quelques-unes de ces paroisses que les Acadiens, chassés de leur pays et déportés, vont venir trouver refuge. Ces paroisses sont : Québec (Notre-Dame), Trois-Rivières, Île d’Orléans (surtout Saint- François), Laprairie, Saint-Thomas (Montmagny), Cap Saint-Ignace, L’Islet, Champlain, Repentigny, Contrecoeur, Saint-Ours, Beaumont, Lotbinière, Saint-Michel de la Durantaye (comté Bellechasse), Chambly, Deschambault, Saint-Valier (comté Bellechasse), Bécancour, Nicolet, L’Assomption, Kamou- raska, Yamachiche, Saint-Denis (rivière Richelieu), Pointe-du-Lac, Saint-Charles (comté Bellechasse), Montréal (Notre-Dame).

De 1755 à 1787, les Acadiens fondent eux-mêmes six paroisses dans le Québec : Carleton, Saint-Jacques-de-l’Achigan, Saint-Gervais, Bonaventure, Blairfindie, Saint-Roch-de-l’Achigan. Saint-Philippe (de Laprairie), fondée en 1757, sans être une paroisse acadienne, bénéficie d’un apport considérable de « déportés ». On n’a qu’à parcourir les registres du début pour y voir la mention de nombreux Acadiens.

On distingue deux courants de migration des Acadiens vers le Québec, après 1755 : la migration des réfugiés, qui échappèrent à la poursuite des Anglais en Acadie, et la migration des déportés, qui revinrent de leur lieu de déportation. Cette dernière migration se situe surtout après 1763.

Les réfugiés lors du régime français

La migration des réfugiés vers le Québec est moins considérable que  celle des déportés, surtout si l’on tient compte des ravages que la petite vérole fit dans leurs rangs à leur arrivée à Québec. J’ai parlé déjà de deux mille Acadiens, venant de Beaubassin, Miramichi, Île St-Jean, Rivière-Saint-Jean. Ce chiffre s’accorde avec les chiffres avancés par différents historiens, en ajoutant le groupe confiné à Ristigou- che qui devait bientôt s’étendre sur  la côte de la Gaspésie, entre Escuminac et le New-Carlisle actuel.(3)

Malheureusement, les Acadiens réfugiés eurent à souffrir, à leur arrivée au  Québec, de misères presque aussi grandes que celles qu’ils fuyaient en Acadie. Car, depuis 1755, l’Angleterre avait également décidé de s’emparer des territoires du Canada. Elle s’attira donc une déclaration de guerre de la part  de la France après avoir fait feu sur deux vaisseaux français à Terre-Neuve, et en avoir saisi trois cents autres en mer. La France perdait ainsi plus de 8 000 matelots.(4) De 1755 à 1760, ce sera donc l’état de guerre continuel au Canada comme en Acadie. Les habitants des bords du Saint-Laurent  sont réquisitionnés pour cette guerre, ce qui fait que les Acadiens qui trouvent refuge dans les villages riverains du fleuve et à Québec sont en territoire désorganisé et constamment menacé.(5)  On comprend que dans ces conditions  il soit difficile, maintenant, de retrouver tous leurs noms. D’ailleurs, ils ne tenaient pas à être déclarés puisqu’ils étaient pourchassés avec insistance par les Anglais. Aussi, ils s’attendaient toujours à regagner leurs terres en Acadie.

Évidemment plusieurs Acadiens ont pris part à l’engagement des plaines d’Abraham à Québec. Ils y étaient sollicités autant que les Canadiens et ils avaient encore plus de raisons qu’eux de se battre.(6)

Les paroisses du Québec où les réfugiés furent accueillis en plus grand nombre sont : Notre-Dame de Québec, Trois-Rivières, Bécancour, Laprairie, Montréal, L’Assomption; les quatre paroisses de l’Île d’Orléans et les paroisses d’en face sur la rive sud : Beaumont, Saint-Valier, Saint-Michel, Saint- Charles; les paroisses le long du fleuve  en amont de Québec : Saint-Augustin, Pointe-aux-Trembles (Neuville), Jacques- Cartier (Donacona), Cap-Santé, Deschambault, Batiscan, Champlain; sur  la rive sud : Lotbinière, Deschaillons, Les Becquets. Dans les registres paroissiaux de ces paroisses et dans la correspondance de Vaudreuil et de Lévis en 1760, on peut lire les péripéties de ces Acadiens réfugiés. Ils sont bien reçus dans les familles canadiennes de ces paroisses où on les héberge et où on les nourrit, à la demande de Vaudreuil.7 Celui-ci a voulu en faire passer dans la Beauce (Sainte-Marie), tout en gardant les hommes en disponibilité pour la guerre au bord du fleuve, ce que les femmes ont refusé. Elles n’ont donc pas quitté Lotbinière avec leurs enfants.(8)

Les Acadiens de Lotbinière ont une histoire à part. Ils se sont presque tous groupés finalement dans un rang de cette seigneurie, le rang Saint-Michel, et ils ont formé ainsi (avec des Canadiens déjà établis sur le rang du bord de l’eau), la belle paroisse de Leclercville (paroisse Sainte-Emmélie). Un Acadien de l’endroit, l’abbé Georges Hébert (descendant d’Antoine, un des deux frères de Port-Royal) a raconté leur histoire dans une plaquette en 1963.(9)

Les clauses de la capitulation de Montréal en 1760 ne règlent pas le sort  des Acadiens.(10) Au contraire, ils sont mis sur un pied d’infériorité comparativement aux Canadiens. Dans le recensement qui a été fait par le gouvernement anglais en 1761, on trouve dans différentes paroisses, le long du fleuve, quantité de noms d’Acadiens portant le stigmate de « réfugié (11) ».

Les prêtres qui se sont particulièrement occupés d’orienter les réfugiés acadiens dans les paroisses de campagne à cette époque sont l’abbé François Le Guerne et l’abbé Bernard-Sylvestre Dosque. Le premier était curé à Saint-François de l’Île d’Orléans, l’autre à Beaumont.(12) À partir de 1773, l’abbé  Jean-Baptiste Bro se dévoua sans compter pour les Acadiens de L’Assomption et de Saint-Jacques-de-l’Achigan. Il était acadien comme eux : déporté en Europe, il était revenu après  la paix.(13)

Les Acadiens de la Gaspésie furent les plus maltraités. En 1756 deux bateaux d’Acadiens sont saisis près de Gaspé :

Ces malheureux (au nombre de 230) ont été conduits à l’île Georges, près d’Halifax, où ils sont restés plusieurs mois, couchant à la belle étoile, la plupart n’ayant pas de quoi se couvrir, leurs hardes leur ayant été enlevées lorsqu’ils ont été pris (14).

En 1758, Wolfe, avec ses troupes, ravagea les côtes de la Gaspésie. En 1761, la chasse aux Acadiens se poursuit encore dans la baie des Chaleurs. On parle de les déporter dans le Haut-Canada. Murray affirme qu’il n’est pas désirable de les laisser s’établir dans le golfe Saint-Laurent (15). Finalement on décide de les amener prisonniers dans les prisons de  la Nouvelle-Écosse : 335 ont pu être embarqués. En 1764, on trouve encore 311 Acadiens prisonniers dans le seul fort Édouard (Windsor, Nouvelle-Écosse) (16). Un groupe d’Acadiens a cependant pu se dissimuler dans les bois à Tracadièche et à Bonaventure. C’est là que se développeront les belles paroisses acadiennes de la Gaspésie, les plus typiquement acadiennes du Québec, avec celles des îles de la Madeleine, et de la Côte-Nord. Dès 1760, Tracadièche (Carleton) a ses registres de paroisse. Les registres de Bonaventure seront ouverts en 1780. Mais les fondations canoniques de ces paroisses n’auront pas lieu avant 1860.

Les prêtres qui s’occupèrent de ces Acadiens de la Gaspésie furent les récollets Étienne, Ambroise et Bonaventure, le jésuite La Brosse, et plus tard, Monsieur l’abbé Mathurin Bourg, Acadien revenu après son expulsion en Europe.(17)

Les déportés lors du régime anglais

Venons-en maintenant au deuxième groupe des Acadiens arrivés au Québec : celui des déportés en Nouvelle-Angleterre qui vinrent à pied par le sud, ou en bateau en faisant le tour par le golfe Saint-Laurent. Ce n’est qu’après le traité de Paris, en 1763, que ces Acadiens pouvaient raisonnablement songer à venir au Canada. Ce traité, en effet, établissait une paix définitive.(18) Les portes n’étaient quand même pas encore officiellement ouvertes aux Acadiens.(19) Cependant, en 1763, plusieurs Acadiens déportés en Nouvelle-Angleterre entreprennent à leurs risques de venir au Canada. Ils sont quelques centaines dont nous parlent Rameau et Rumilly:

Le désir de reconstituer les familles est un mobile essentiel de leurs déplacements. Une caravane s’organise, dès le printemps de 1763, pour gagner la région trifluvienne (Trois-Rivières), au Canada, où des réfugiés acadiens sont déjà établis et groupés. Les voyageurs n’ayant que des haches et des couteaux pour armes, vivent de castors, de perdrix et d’autres animaux prix au piège. La plupart sont nu-pieds…

Ces Acadiens venaient du Connecticut et de Philadelphie d’où on les laissait plus facilement partir.(20) Quelques-uns s’échappèrent aussi du Massachusetts où les autorités étaient sévères, allant jusqu’à réclamer de l’argent pour défrayer le coût de leur séquestration. On retrouve ces premiers Acadiens déportés à L’Assomption, à Laprairie, à Bécancour, à Yamachiche…

Le plus grand nombre des déportés arrivèrent au Québec après 1765. Cette année-là, le 1er mars, le général Murray offrit des terres aux immigrants, car il fallait absolument combler les vides de la population décimée par la guerre, occuper les terres abandonnées et en ouvrir d’autres pour relancer l’économie du pays. Les Acadiens prisonniers en Nouvelle-Angleterre, dès qu’ils surent la nouvelle, s’empressèrent de répondre à cette offre. Le gouverneur du Massachusetts appuie leur requête car, en fin de compte, le Canada fait maintenant partie du même empire britannique : ces gens ne grossiront pas les effectifs d’un pays ennemi et leur départ soulagera les finances de l’État.

Le général Murray a dû retourner à Londres après le 28 avril 1766 pour ne plus revenir. Il fut remplacé par Guy Carleton. La politique ira s’élargissant pour les Acadiens du Québec et ils y viendront de plus en plus nombreux, plutôt que d’aller en Nouvelle-Écosse (comprenant le Nouveau-Brunswick actuel) où ils sont encore mal vus. La date de 1766 est donc à retenir. Elle marque un point tournant dans l’histoire des Acadiens au Québec : c’est la date du début de leur existence officielle et légale, peut-on dire. Plusieurs facteurs expliquent l’ouverture du « Conseil de Sa Majesté » à Québec, en 1766, à l’égard des Acadiens de la Nouvelle-Angleterre, comme nous l’avons déjà vu. Il y en a un autre. L’agitation pour l’in- dépendance commençait à se faire sentir en Nouvelle-Angleterre après l’imposition de la Loi du timbre (au début de 1765) et cette agitation inspirait des craintes à Londres. Les Canadiens et les Acadiens, par ailleurs, restaient soumis : Londres était donc davantage intéressé à les garder de son côté.(21)

Les Acadiens « déportés » en Nouvelle-Angleterre, de leur côté, veulent à  tout prix quitter ce pays et le plus tôt possible. Ils y sont prisonniers, maltraités et détestés à cause de leur religion. On les appelle les « papistes ». Ce sont des « rebelles » qui conspirent contre la sécurité de l’État. Ils quittent donc les Yankees par tous les moyens possibles, à pied ou en bateau. Comme leurs terres sont prises en Nouvelle-Écosse où on ne désire pas du tout les revoir, il est tout naturel qu’ils se dirigent en grand nombre vers le Québec. C’est ce qu’ils ont fait au nombre d’environ 2 000, si bien qu’en 1772 presque tous  les Acadiens avaient déjà quitté le sol  de la Nouvelle-Angleterre.(22)

1773 : Le Canada cherche l’appui des Acadiens

Bientôt les relations se sont gâtées entre les Yankees et Londres. En 1773, les Bostonnais jettent à la mer une car- gaison de thé en provenance d’Angleterre. Le 23 octobre 1774, un premier congrès à Philadelphie adresse à Londres des revendications sévères et, en 1775, c’est l’état de guerre entre les deux continents : les colonies américaines envahissent notre colonie anglaise, le Canada. À la fin de 1775, tout le Canada est tombé aux mains des Yankees, sauf la citadelle de Québec qui résiste encore (23). Les Acadiens aurait pu, à ce moment-là, passer du côté américain, contre les Anglais. Ils ne le firent pas. D’ailleurs ils avaient été maltraités à la fois par les Yankees et par les Anglais.  Ironie du sort : les Acadiens qu’on appelait « rebelles », vingt ans auparavant, étaient maintenant les loyaux de Sa Majesté, tandis que les loyaux Bostonnais d’il y a vingt ans, étaient devenus de farouches rebelles de Sa Majesté.  Tous les Acadiens du Québec ne se rangèrent pas nécessairement sous les drapeaux anglais, pas plus d’ailleurs que les Britanniques de Québec. On dut même éloigner quelques-uns de ceux-ci (24). Mais les Acadiens n’aidèrent pas l’agresseur. Leur solidarité avec le  Canada favorisa la victoire des Anglais. Montgomery fut vaincu et tué à Québec. Après cette victoire, les Acadiens furent mieux vus des Anglais au Québec. Distribués dans les paroisses aux quatre coins du Québec, ils se sen- tirent davantage chez eux. Presque tous ceux qui s’y établirent d’ailleurs  y demeurèrent. Ils ne songèrent plus, en général, à retourner en Acadie.(25)

Mais les Acadiens de la Gaspésie étaient toujours les moins favorisés. Ils n’avaient encore aucune terre en titre et voilà qu’en 1774, des frères déportés, revenant d’Europe pour les rejoindre, se voient refusés à Bonaventure, à moins qu’ils ne versent une caution de 500 sterling « conformément aux instructions du gouvernement au sujet de ces colons ». Finalement le « Conseil » de Québec décide qu’ils peuvent débarquer mais toujours à la condition « qu’à partir de 16 ans inclusivement ils prêtent le serment de fidélité à Sa Majesté ».

Tout comme les Acadiens de la Gaspésie, ceux des îles de la Madeleine ont eu un sort tourmenté. Les premiers à s’établir dans les îles venaient de l’île Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard). Ils arrivèrent avec le colonel Richard Gridley vers 1765. Celui-ci avait reçu de Londres la concession des îles de la Madeleine en récompense de ses services : il devait y faire un commerce de pêcherie très lucratif. Plus tard, en 1792, 250 Acadiens vinrent s’ajouter aux employés de Gridley, doublant ainsi la population des îles de la Madeleine. Ces derniers arrivaient de Miquelon avec l’abbé Jean-Baptiste Alain pour se soustraire aux méfaits de la Révolution française et échapper à un assaut imminent des Anglais. M. l’abbé Alain, qui  connaissait bien les Acadiens des îles de la Madeleine pour y être déjà venu, organisa aussitôt la paroisse de Havre-Aubert. C’est alors, en 1793, que commença vraiment le peuplement des îles de la Madeleine. Maintenant on y compte sept paroisses.

Mais plusieurs Acadiens des îles de la Madeleine eurent à s’expatrier parce qu’ils ne pouvaient posséder leur terre  et avaient à souffrir l’exploitation étrangère. Ceux qui restèrent furent longtemps sous le joug des seigneurs Coffin. Les noms des principales familles des  îles de la Madeleine sont mentionnés dans les premiers registres de Havre-Aubert : Bourque, Boudreau, Vigneau, Thériault, Arseneau, Bonerie, Deveau, Giasson, Etchevarie, Cormier, Poirier, Richard, Hébert, Grenier, Briand, Tur- bide, Sire, Bourgeois, Lapierre, Godet, Gallant, LeBorgne…

Voilà donc un aperçu très rapide des paroisses acadiennes du Québec au siècle du « Grand Dérangement ».

 

1.         Qu’il nous suffise de mentionner les cinq sources suivantes : L’abbé H.-R. Casgrain, Un pélerinage au pays d’Évangéline, Québec, 1888, p. 276; Émile Lauvrière, La tragédie d’un peuple, t. 11, Paris, 1922, p. 498; Antoine Bernard, Le drame acadien, Montréal, 1936, p. 366; Robert Rumilly, Histoire des Acadiens, t. 11, Montréal, 1955, p. 621 et Fidèle Thériault, « Relations Québec-Acadie , 1755-1880 » in L’Action Nationale, juin 1978, p. 842

2.         Gilles, Raymond, « L’avenir de l’Acadie… » in Perspectives, 27 janvier 1973, p. 2; Jacques de Roussan, « Le Grand Recensement », in Perspectives, 21 octobre 1978, p. 14, Archives canadiennes pour 1905, vol. 2, Ottawa 1909, app. A, p. XV.

3.         Pierre-Maurice Hébert, « Paroisses acadiennes du Québec », Les Cahiers de la société historique acadienne, Moncton, janv.-févr., 1971, p. 408.

4.         F.-X. Garneau, Histoire du Canada, tome 5, Montréal, Éditions de l’Arbre, 1944, p. 85 à 87.

5.         Voir F.-X. Garneau, Histoire du Canada, tome 5, op. cit., p. 224, 225 ainsi que Archives canadiennes pour 1905, Vol. 1, op. cit., 4e partie, p. 12.

6.         « Des Acadiens vont participer à la défense de Québec, à l’automne de 1759, ainsi qu’à la bataille de Sainte-Foy, près de Québec, au printemps de 1760… » Bona Arsenault, Histoire et généalogie des Acadiens, tome 1, Québec, 1965, p. 204. Voir Archives canadiennes, op. cit. ib p. 5, 11.

7.         Correspondance de Montréal, le 10 mars 1960, M. de Vaudreuil à M. Dumas, commandant des troupes à Jacques-Cartier (près de Québec) dans Archives canadiennes pour 1905, vol 1, p. 5.

8.         Voir : H. Provost, Sainte-Marie de la Nouvelle-Beauce, Québec, 1970, p. 167.

9.         Programme souvenir, Centenaire 1863-1963, Sainte-Émmélie, Lotbinière, p. 24-27.

10.       Des libertés sont consenties « excepté à l’égard des Acadiens » : articles 39 et 55 de l’acte de capitulation. Voir Pascal Poirier, « Des Acadiens déportés à Boston en 1755 », Mémoires de la Société Royale du Canada, Ottawa, 1909, p. 156.

11.       Pour Lotbinière, voir Rapport de l’Archiviste de la Province de Québec pour 1925-1926, Québec, 1926, p. 79. Pour Trois-Rivières, voir Rapport de l’Archiviste de la Province de Québec pour 1946-1947, Québec, 1947, p. 15.

12.       Pierre-Maurice Hébert, « Paroisses acadiennes du Québec » Cahiers de la Société historique acadienne, janvier-mars 1971, p. 410.

13.       François Lanoue, ptre, Une nouvelle Acadie, Joliette, 1972, p. 105-126. « Jean-Baptiste Bro », Dictionnaire biographique du Canada, vol. VI.

14.       Antoine Bernard, La Gaspésie au soleil, Montréal, 1925, p. 142.

15.       Archives canadiennes pour 1905, vol. 2, Ottawa 1909, p. 323-327.

16.       Ib. p. 273 et 327. Robert Rumilly, Histoire des Acadiens, vol. 2, op. cit., p. 581. Rameau de Saint-Père, Une colonie féodale… tome 2, op. cit., p. 183.

17.       P. Pacifique de Valigny, Chronique des plus anciennes églises de l’Acadie, Montréal, p. 26. P. Alexis, « Les anciens missionnaires français et canadiens de l’Acadie depuis 1604 jusqu’en 1820 », Bulletin des recherches historiques, op. cit., 1930, p. 158. Ant. Bernard, La Gaspésieop. cit., p. 167 et 232.

18.       Thomas Chapais, Cours d’histoire du Canada, tome 1, p. 10-11. et Jean Nichol, « The expulsion of the Canadians », The Canadian Historical Association, annual report 1925, Canadian National Parks Branch of the Department of the Interior, Ottawa, 1926, p. 38.

19.       Les Acadiens ne profitaient pas de l’armistice, comme les Canadiens, et ne pouvaient posséder des terres. Antoine Bernard, Histoire de la survivance acadienne, Montréal, 1935, p. 30.

20.       Robert Rumilly, Histoire des Acadiens, tome 2, Montréal, 1955, p. 590. Aussi, Rameau de Saint-Père, Une colonie féodale…, tome 2, op. cit., p. 206. Pascal Poirier, « Des Acadiens déportés à Boston en 1755 », Mémoires de la Société royale du Canada, volume 2, section 1, Ottawa, 1909, p. 176, 177.

21.       F.-X. Garneau, Histoire du Canada, vol 6, op. cit., p. 101. Thomas Chapais, Cours d’histoire du Canada, tome 1, op. cit., p. 91.

22.       Pascal Poirier, Des Acadiens…, op. cit., p. 171-177.

23.       L’abbé H. R. Casgrain, « Les Acadiens après leur dispersion », La revue canadienne, août 1887, Montréal, p. 463.

24.       Denis Vaugeois et Jacques Lacoursière, Canada-Québec, Montréal, 1969, p. 227-229.

25.       R. Bellemare, Les bases de l’histoire…, op. cit., p. 182. L. U. Fontaine, Voyage du Sieur de Dierville (1711) en Acadie…, Québec, 1885, édit. A. Côté, p. 129.