Archive pour: ‘novembre 1979’

Hommages au Docteur Aubin Doiron

1979 par J.-Edmond Arsenault

 

Les Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard, en général, et les membres de la Société Historique Acadienne, en particulier, ont appris avec un vif plaisir, une fierté légitime et une quelconque émotion la nomination, par le premier ministre du Canada, d’un éminent professionnel acadien, au poste de lieutenant-gouverneur de leur province, l’ancienne Isle-St-Jean.

Nous, les membres de la Société Historique Acadienne nous flattons avec orgueil d’avoir été témoins d’une première!  Une première pour nous et peut-être pour l’Acadie toute entière.  Car c’est la première fois, à notre su, qu’une association acadienne se fait enlever l’un des plus dignes et plus ardents membres de son conseil exécutif pour en faire un lieutenant-gouverneur.

Notons que le docteur Doiron a oeuvré au sein de plusieurs organismes acadiens, laïques, civiques, régionaux et paroissiaux.  Tous lui en sont reconnaissants!

A l’instar de tous ses compatriotes acadiens, les membres et les officiers de la Société Historique Acadienne s’empressent d’offrir au docteur Doiron leurs félicitations les plus vives, cordiales et sincères à l’occasion de son accession au plus haut poste d’autorité civile en sa province natale.

Ces sentiments et nos hommages nous les présentons en même temps à sa famille et à son épouse digne, dévouée et généreuse qui saura avec toute l’adresse qu’on lui connaît collaborer à l’exécution des tâches qui leur impose cette haute fonction publique.

Convaincus que vous saurez vous acquitter fidèlement, dignement et gracieusement des besognes officielles que comporte votre mandat de lieutenant-gouverneur, nous réitérons nos félicitations et formulons le voeu que vos années au service de votre province seront heureuses, comblées de succès et enrichissantes.

Notre amitié et nos sentiments les plus distingués vous accompagnent.

J.-Edmond Arsenault,
président

Nouvelles de la Société

1979 par Contribution anonyme

L’exécutif a tenu trois réunions au cours de l’année.  Il a pris les décisions et posé les gestes conséquents au bon fonctionnement de l’organisme; fait le suivi des projets en exécution.

La campagne de recrutement de l’automne dernier nous a valu l’inscription de 97 membres à notre registre.  Nous avons donc obtenu à ce poste un très réconfortant succès.  Nous vous en félicitons et vous en remercions.  Cette belle réussite démontre un intérêt marquant à l’histoire acadienne.

Au cours de l’année, la Société a organisé deux rencontres régionales, la première à Bloomfield, la seconde au Centre d’Éducation Évangéline.  Ces deux rencontres furent fort intéressantes et profitables.  Elles ont servi à susciter l’intérêt à l’histoire acadienne et à inciter les participants à la recherche, à l’étude et à l’appréciation des événements et des choses du passé.

Projet communautaire étudiant – La Société a élaboré un projet de recherches qui, soumis au Secrétariat d’État, lui a valu un octroi de $4,295.  Deux étudiantes ont travaillé treize semaines à faire l’inventaire des sources documentaires dans deux régions acadiennes; soit les paroisses de Tignish et Palmer Road à l’ouest, et les paroisses de Baie-Egmont, Mont-Carmel et Wellington.   C’est un début.  Il reste à poursuivre ce travail dans les autres régions acadiennes de l’Île.  Il faudra aussi faire la classification et l’indexation des données recueillies.  Il est à souhaiter que nous puissions, un jour, publier un inventaire assez complet des documents, livres et autres objets qui sont disponibles et accessibles aux recherchistes et aux fervents de l’étude de l’histoire des Acadiens insulaires.

Colloque – Le 24 mars dernier, le président assistait à une rencontre des Sociétés historiques francophones des Maritimes.  Le but principal de ces assises était d’étudier la possibilité de réunir ces sociétés en une fédération.  Les avantages, les inconvénients, les options alimentèrent des discussions fort intéressantes et assez prolongées.  Plusieurs des participants y percevaient de grands avantages au domaine de la collaboration, du financement, des échanges de méthodes de travail et de coordination.  Hélas, le consensus ne s’est pas réalisé.  Toutefois, sept différentes options de partage entre les sociétés historiques seront discutées par les conseils d’administration de chacune qui choisiront celle qui leur convient le mieux dans le but de la présenter lors d’une réunion convoquée par la Société Historique Nicolas-Denys en automne où il deviendra peut-être possible de prendre une orientation commune.

Requêtes à:

1 – L’honorable J-Hugh Faulkner, ministre des Affaires Indiennes et du Nord.
“Directeur francophone – Parc de Grand-Pré”.

2 – L’honorable John Maloney, ministre de l’Éducation.
“Appui à la requête des Acadiens de l’Île – droit d’avoir des écoles – français langue d’enseignement et d’administration”.

3 – L’honorable Joe Clark, premier ministre.
“Requête pour sénateur et lieutenant-gouverneur acadien”.

En mai dernier, la Société publiait un premier bulletin.  Celui-ci fut très bien reçu et fort bien apprécié par ses membres et un grand nombre de personnes qui ont eu l’occasion de le lire.

Enfin, nous pouvons affirmer que notre société historique accompli une oeuvre assez marquante et fructueuse au cours de l’année.  Merci sincères à nos membres, aux membres de l’exécutif et à nos amis pour leur travail, leur soutien et leur aimable collaboration.

J.-Edmond Arsenault,
président

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Membres du Comité exécutif pour 1979-1980

Président :        J.-Edmond Arsenault
Vice Présidente :    Avéline Peters
Secrétaire :        Georges Arsenault
Trésorier :        Edmond Gallant
Conseillers :        Wilmer Blanchard
Sylvia Arsenault
Donald Arsenault
Albin Arsenault

Douces souvenances du beau pays de mon enfance

1979 par Sœur Bella Arsenault

par Soeur Bella Arsenault

Malboro, Massachusetts

 

Une religieuse acadienne des États-Unis vient ajouter ses “petites souvenances” à celles de ses grands frères et soeurs de notre chère Île.

Qui suis-je?…  Tout simplement une petite exilée, transplantée, dès l’âge de dix ans, sous les rayons du Drapeau Étoilé.  Je vis le jour à l’aurore du 18 juin 1899 dans la “petite allée” de jadis, à Higgins Road, onzième enfant d’une famille de quinze.  Mon premier bonheur a été d’avoir pour père Jean Arsenault (Jack à Jos Urbain) pêcheur et agriculteur, et pour mère, Véronique Arsenault, fille de Pélagie et Gilbert Arsenault, et de souche presque entièrement Arsenault, nom si commun à l’Île.  Je suis membre de la 8e génération de Pierre Arsenault, le premier de ce nom, venu de France à Beaubassin aux alentours de 1671.

En 1911, ma famille quittait l’Île pour aller “faire fortune” dans les usines de Rumford, Maine.  Je reçus donc une formation presque totalement américaine, mais mon jeune coeur demeura acadien et y demeura de plus en plus jusqu’à l’appel éternel.

À 19 ans, j’entendis un autre appel:  celui de la vie religieuse, et j’entrai dans un institut français, les religieuses enseignantes de Ste-Chrétienne, arrivées de Lorraine en 1903, et dans notre paroisse St-Jean-Baptiste en 1914.

Je me suis donc présentée tout bonnement et bien sommairement avant de vous donner des preuves bien palpables que ma mémoire, et surtout mon coeur restent jeunes, surtout lorsqu’il s’agit de raconter quelques faites que je garde bien dans un coin de mon coeur toujours fidèle au pays de mon enfance.

Au pied de la Vierge de l’Assomption qui trône dans ma chambrette, un petit drapeau tricolore, dont le bleu azure brille de l’Étoile Mariale, me murmure:  “Souviens-toi”.  Alors, de douces souvenances débordent dans mon imagination, qui, quelque peu furibonde, se rappelle de bien douces choses.

La maison natale avait déjà vu naître huit soeurs et deux grands frères, aides dévoués d’un père pêcheur.  Naturellement, la peur des Anglais était innée dans nos coeurs acadiens et déjà, n’ayant que deux ans, je me souviens des visites d’un certain gigantesque Monsieur Yeo qui, de temps à autre, venait se pourvoir de blé, d’avoine ou de foin.  Quand maman nous annonçait la visite de ce géant Saxon, les trois ou quatre plus jeunes, au plus vite, prenaient refuge sous le lit de papa et de maman, comme, à l’approche de l’orage, les poussins se réfugient sous l’aile maternelle.

Comme il faisait bon, aussi, au temps des cerises, monter jusqu’au fin bout des branches les plus flexibles pour y chercher les plus grosses et les plus mûres!  Quand, en 1971 je retournais voir la ferme paternelle, mon premier regarde fut pour chercher un certain cerisier près de la clôture, mon préféré, et témoin des escapades de la petite Bella; comme elle, il avait vieilli et m’avait précédée dans la tombe; sur cette tombe j’y ai versé une larme de “douce souvenance”.

À 7 ans, il a fallu me rendre à l’école en compagnie de mes frères et soeurs aînés et de nos petits voisins, les enfants de M. Jos Cormier.  Un maître de forte taille, mais infirme d’une jambe, me reçut avec bonté et sympathie, car ma petite taille, frêle et délicate, lui inspirait sans doute un peu de pitié.  M. Cyriac Gallant fut donc celui qui m’apprit les éléments de la lecture et du calcul avec patience et bonté, et mon souvenir lui est toujours resté fidèle.  Il ne pensait guère, ce cher maître d’école, que pendant 51 ans la même carrière d’éducatrice lui succéderait dans la plus petite de ses écolières.

En hiver, dans les grosses tempêtes de neige, chaque voisin prenait son tour pour amener les enfants à l’école.  Un grand traîneau recouvert de foin et tiré par deux bons chevaux faisait office d’autobus.  Garçons et filles, couchés à plat ventre et recouverts d’une peau de buffle ou d’épaisses catalogues nous tenaient bien chaudement à l’abri du vent, de la poudrerie, de la rafale, et dans une demi-heure nous étions rendus à notre petite école à St-Jacques.

Mais les souvenirs les plus indélébiles et les plus ensoleillés de ma petite enfance m’ont toujours donné preuve du grand esprit chrétien et marial de mes chers parents; c’était, d’abord, la préparation du beau mois de Marie.  Les jours qui précédaient ce mois béni étaient consacrés à la préparation d’un autel à la Vierge dans la plus belle partie de la maison.  Trop pauvres pour nous procurer une statue de la Madonne, un cadre de Notre-Dame du Bon Secours nous suffisait.  Mes grandes soeurs allaient au bois, quelquefois sous la neige, chercher des guirlandes de verdure.  Un grand drap blanc piqué de feuillage et de quelques roses artificielles fabriquées par des doigts habiles ornaient les contours du cadre de la Reine de mai, et protectrice de cette grande famille dont le père avait connu jadis Mgr Marcel Richard, nommé plus tard “Père de la Patrie”.  Le soir, après une journée laborieuse, nos parents rassemblaient leur nichée pour observer le mois de Marie.  De sa belle voix grave, mêlée aux jeunes voix des enfants et de la maman, mon père entonnait:  “C’est le mois de Marie” et autres cantiques traditionnels.  Ensuite, debout près de Notre-Dame du Bon Secours, il faisait la lecture d’une page de l’Évangile ou des gloires de Marie.  Le chapelet clôturait cette cérémonie familiale; et comme j’étais encore trop petite pour posséder un tel trésor qu’un chapelet, maman me faisait suivre sur le bout du sien.  La prière du soir suivie du “Souvenez-vous”, de la voix encore ardente de grand’maman Pélagie, terminait notre exercice marial.

Ensuite, l’une des grande soeurs, habituellement Jacqueline, qui est encore vivante à l’âge de 93 ans, préparait les plus jeunes pour la nuit; les autres aidaient maman au ménage.  Pendant ce temps, grand’maman rassemblait les jeunes pour leur raconter des histoires de fées ou de loups-garous.  Toujours ce début:  C’était une fois, … restera inoubliable dans ma tête de 80 ans.

Ici, je m’arrête, car les souvenirs pallulent dans ma mémoire et je dépasserais les bornes de mon entretien.  Je le termine par cette strophe si bien dite par notre poète, révérend Père Landry:

O terre la plus belle
Acadie immortelle,
Sois toujours sous les cieux
Fidèle à tes aïeux.

Nouvelles de l’empremier

1979 par Contribution anonyme

1887 – “La pêche du homard à Egmont Bay n’a pas réussi.  Bon nombre de pêcheurs n’ont pas pu seulement payer leur frais de pension.  Ils se sont mis à pêcher le maquereau qui est abondant.”  (Le Moniteur Acadien, le 26 juillet 1887.)

1889 – “Miscouche – Le produit des érables a été comparativement petit cette année.  M. Léon Gaudet, propriétaire d’une sucrerie n’a fait guère plus que fournir ses pratiques de tire.”  (L’Évangéline, le 1er mai 1889.)

1890 – “Cap Egmont – M. Laurent Gallant a trouvé une mourue de cinq pieds de long morte sur le rivage.  On la ouverte et on a trouvé dans l’estomac un becsie tout rond.  Ce que c’est que la gourmandise!  Pourquoi ne l’avait-elle pas déplumé avant de l’avaler?”  (Le Moniteur Acadien, le 16 décembre 1890.)

1892 – Bloomfield:  “La grippe a fait beaucoup de ravages ici l’hiver dernier, et maintenant que la neige a disparu, on distingue un bon nombre de tombes fraîches dans notre petit cimetière.  – Qu’ils reposent en paix.”  (L’Évangéline, le 19 mai 1892.)

1893 – “À quoi bon s’écrier que la culture de la terre ne paie pas par le temps qui court.  L’expérience démontre que ceux qui s’occupent soigneusement de leurs champs sont bien récompensés.  M. Frank D. Buote de St. Félix a cueilli cette année 120 boisseaux de beau blé, comme partie de sa récolte.”  (L’Évangéline, le 16 novembre 1893.)

1895 – “M. Théotime E. Doucet de Rustico vient de vendre sa terre pour aller s’établir à Rogersville avec sa famille comptant 23 personnes y compris sa vieille mère, âgée de 89 ans.”  (L’Impartial, le 5 décembre 1895.)

1903 – “À leur assemblée tenue vendredi le 20 novembre, les instituteurs d’Egmont Bay ont résolu de se réunir deux fois par mois.  Le but principal de ces réunions est de se perfectionner dans la langue française.”

1905 – “Au commencement du mois une ligne de téléphone sera placée entre Wellington et Mont-Carmel, pour se continuer plus tard, au Cap Egmont.”  (L’Impartial, le 8 mars 1905.)

Journal d’une famille d’Urbainville : 1914-1918

1979 par Contribution anonyme

 

Les journaux personnels sont de précieux et intéressants documents capables de nous renseigner d’une façon remarquable sur les activités, la mentalité, les préoccupations et les coutumes des gens d’une autre époque.  Ce sont des documents qui peuvent nous fournir une foule de renseignements que nous ne pourrions probablement pas trouver ailleurs.

Un journal est d’autant plus intéressant lorsqu’il est écrit par quelqu’un du peuple, c’est-à-dire par des gens ordinaires.  Ce genre de documentation est malheureusement très rare comparativement au matériel que nous ont conservé l’élite d’antan, soit les hommes publics, les prêtres, les journalistes, les instituteurs, etc.  Ceci constitue un problème pour l’historien qui souvent doit interpréter l’histoire en se basant presque uniquement sur les écrits de ces gens bien placés qui ne voyaient pas toujours les choses d’un même oeil que le commun des mortels.

Je vous présente ici des extraits du journal de la famille de Benoît Arsenault.  Celle-ci vivait sur une ferme à Urbainville, aussi appelé le Portage par les gens de la région, dans la paroisse de Baie-Egmont.  La mère de Benoît, Mme François Arsenault, née Marie Gaudet, semble avoir été l’instigatrice de ce journal.  De toute évidence, elle l’aurait commencé dans les années 1880-90.

Marie ne savait pas écrire.  C’est donc ses enfants et ses petites-enfants qui inscrivaient les notes dans son cahier.  À part cela, elle tenait un “cahier des morts” (parfois intégré dans le journal) dans lequel elle inscrivait le nom et la date des décédés de la paroisse et d’autres gens qu’elle connaissait.  Sa bru, Mme Benoît Arsenault, née Céline Poirier, continua cette liste.  La tradition est toujours vivante dans la famille car la petite-fille de Mme François Arsenault, Mme Anita Maddix de Wellington, tient toujours un “cahier des morts”.

Je publie ici le contenu du journal pour les années 1914 à 1918.  Malheureusement, le cahier est passablement délabré au point que plusieurs pages sont déchirées en partie ou manquent complètement.  Cependant, celles contenant les inscriptions pour les années ci-dessus mentionnées sont presque intactes.

On remarque que le journal contient surtout des notes pour les activités qui se déroulaient entre le mois de décembre et le mois d’avril de chaque année.  Il y a en effet très peu dans le journal au sujet de ce qui se passait pendant la saison des semences et au temps des moissons.  Les inscriptions les plus communes traitent de la période des fêtes, des jours gras, de la semaine sainte et des tempêtes.  Comme on peut s’attendre, la température préoccupait beaucoup ces gens.  La grand’mère Marie voyait à ce que soit notée dans le journal la température de chaque jour, de Noël à l’Épiphanie.  La croyance voulait que la température de ces douze jours annoncent la météo pour chaque mois de la nouvelle année.

En 1914, la maisonnée Arsenault était composée de trois générations.  On y trouvait les grands-parents, François Arsenault (74 ans) et son épouse Marie Gaudet (69 ans), leur fils Benoît et son épouse Céline Poirier, tous les deux âgés de 42 ans.  Ils avaient une famille de huit enfants:  Eric, 17 ans; Léah, 15 ans; Elmire, 14 ans; Hermina, 11 ans; Anita, 9 ans; Eléonore, 8 ans; Irène, 6 ans; Aldona, 3 ans.

Georges Arsenault

 
- 1914 -

Le 2 d’avril c’était une grosse tempêtre et le 4 la jument a eut son poulin.  Le lendemain qui était le dimanche des rameaux on a été a l’Église en pleine grande traîne, les chemins étaient beaux et il faisait très beau.  François et Marie et Eric et Céline et Elmire et Ermina.  Benoit avait resté soigné la jument qui avait son poulin.  Le temps a été beau pour les offices de la Semaine sainte.  Mercredi il n’y avait presque personne d’Urbainville excepté chez François Avit.  Jeudi matin il y avait Mon père, mon grand père, Eric, ma mère, Anita et Eléonore, moi Léah j’y était avec mon oncle Pierre.  Vendredi il y avait Mon grand père, mon père, Eric, Elmire, et moi.  Samedi, il y avait mon père, ma grand mère, Eric, Elmire, Anita et moi avec Clément.  À Pâques il y avait Mon grand père, mon père, ma mère, Eric et Ermina.  Vendredi Saint après midi Eric a été à Wellington s’acheter des culottes et un raincoat pour Pâques car il avait peur des corneilles1.  Le 28 avril la light2 a été allumer pour la première fois et le 29 la steem3 a passer.

- 1915 -

Le 15 janvier grand’mère baliait tout le devant de la porte pas de neige encore.  Morile4 et sa femme ont venu se promener ici le 15.

Du 18 Jan. au 21 temps vâseux – ensuite un petit peu de neige, le 24 on a été à l’église en traîne pour la première fois.

23 Jan.  temps mouaseux et neigeux

24  beau temps

25  temps neigeux

26  beau, c’était les noces a la veuve Céline5

27  beau aussi

31 Jan. il y avait presque pas de monde à l’église – personne de nous.  C’était un storm pour deux ou trois jours.

2 fév. il y avait pas de chemin personne de par ici était a l’église on a acheter des chandelles le dimanche.

Ensuite temps moue.  Emma à Léon marié le 2 Fév.6

Beau temps tous les jours gras jusqu’au Lundi matin – temps couvert et neigeux.  Chez mon oncle Magloire on tous venue Lundi après-midi et le soir chez mon oncle Jos on venue on était en tout 44 personnes.  Chez Jos s’en on été le soir et Magloire s’en ont été Mardi après midi.  Mardi temps mouillasseux jusqu’à l’après midi le soir on a tous été chez oncle Calixte.  Les Miscouche7 avait venus la semaine d’avant Mardi gras.  Ils ont été presque une semaine.

le mercredi des cendre beau temps mais la neige fondait toujours, on a été a l’Église en deux traine.

À la saint Patrique très beau temps.  Le dimanche des rameaux on a été a l’église en deux traînes, ceux qui ont rester son grand’mère, Nonore, Irène et Aldona.  Eric a été chez mon oncle Jos Cormier de la messe avec la jument jaune.

Edmond à Placide8 c’est cassé une jambe le 9 avril, au moulin chez MicNally, il a été mener a l’aupitale, Summerside, tout de suite il a eu une opération a la jambe et il est mort le 13 au matin.  Son corps a été amener le lendemain soir.  C’était un sérieux coup pour sa pauvre mère.

Philibert à Jos Arsenault, Abrams Village, sait fait tuer le 22 avril a Oldtown, sur la drive.  Son corps est arrivé ici 30 avril, il avait les deux bras et une jambe de couper et un oeil arracher.

Le 19 Mai, 1915 on a eu de la neige l’avant midi.  Le 27 mai un storm de neige toute la journée et de pluie.  C’était sérieux.

- 1916 -

Le dernier dimanche de Janvier le 30 c’était la première fois qu’on allaient en traine.  Le 1 Février avant-midi il mouillait l’après-midi il faisait beau.  Le 2 Feb. la chandeleur beau temps.  Le soleil paraissait l’avant-midi mais l’après-midi le soleil paraissait pas mais il faisait beau.  Benoit et Marie était à l’église en wagon.  Le 19 Février François et Marie ont été a Miscouche dans le train et il s’en ont revenue le 25 Fév.  Le 27 Fév. était le Dimanche et tous le monde était a l’église en wagon.  Le 28 Feb. beau temps clair.  Le 29 Feb. beau temps mais froid.  Cette journé Elie9 était ici tout la journé avec François il jouait aux cartes.  Le 4 Mars grosse tempête de neige tout l’après midi et tout la nuit le lendemain.  Dimanche Gras beau temps.  François, Benoit, Céline, Léa, Eric, Elmire était a l’église.  Le 16 Mars un gros storm de neige et toute la nuit.  Le 17 Mars beau temps claire (second storm).  Tout la semaine Sainte, le 19, 20, 21, 22 d’avril il faisait laid il mouillaient par élant.  Le 23 Avril (Pâque) y faisait très beau.  Grand’mère et moi, Anita, Eléonore et Aldona avont rester et tout les autres ont été a l’église.  Le feu a Summerside a eu lieu le 13 dec. Y a été brûlé 15 batices.

Noel.  beau temps, il poudrait par élan.

26 Dec.  il ventait fort.  Le soleil paraissait par élan.

27 Dec.  beau temps clair.

28 Dec.  beau temps aussi.

29 Dec.  gros vent et gros froid.

30 Dec.  plus calm mais froid.

1 Jan.  beau temps

2 Jan.  beau temps

3 Jan.  beau temps

4 Jan.  beau temps

5 Jan.  beau temps

Le Jour de pâque 1916.  Le car ferry est venu rencontrer la goêlette.  Le boat à arrêter de  traverser le 22 dec. (pour la première fois).

- 1917 -

Le 17 Jan. 1917 il y a passer deux automobile.  Dimanche le 2 et 3 décembre il faisait un gros storm. … décembre un gros storm plus gros que le premier.  Le 8 décembre samedi c’était une fête et il ont pas put passer pour aller à l’église (en 1917).  Le 6 décembre 1917 la ville de Halifax a été brulé par la demnimite.  Deux bâtiments s’ont rencontrer et dans un il y avait de la demnimite et s’a exploder.

Le 4 de Jan. 1917 il a passer une automobile.  Oncle Silvin10 est venue ici le 25 Janvier.  Il a pris malade le 8 feb. il a été administrer le 11 feb. il a venue mieux le 18 feb. il a parler et jouer aux carte tous la soirer, et le 19 il a pris paraliser, le prête a revenue le voir le 23, il lui a accorder l’absolution.  On a connu qu’il affaiblissait.

Jeudi Saint.  Le temps couvert.  Grand-père, Ben, Céline, Eric et Léa ont été a l’église.  Vendredi Saint.  Grand-père, Ben, Eric et Eléonore ont été à l’église.  Samedi Saint.  Eric a été à l’église.

Halifax a été brûlé par la demnimite et il ont attendue le train que cela avait fait à Charlottetown (1917).

Le jour de Noel 1917 il faisait beau.  Mon grand-père, mon père, ma mère, Eric, Elmire, Léa, Anita, Irène ont été à l’église.  Aldona et Ma grandmère elle étaient malade et Ermina et moi Eléonore ont rester.  Noel 25 dec. beau temps, Céline est aller chez Pierre Gallant soignez Eléonore.

26  beau temps mais gros froid.

27  encore gros froid.

28  beau temps mais froid.

29  gros froids temps couvert.

- 1918 -

Les jours saint ont été bien beau cette année 1918 et les chemins sont beaux aussi.  Mercredi après midi Eric, Anita et moi ont été a confesse et aux offices il faisait très beau jeudi matin on a été a l’église en deux traines pépé a resté chez mon oncle Gelace Gaudet et s’en a venu vendredi matin.  Elmire, Eléonore et Aldona avaient restés jeudi matin.  Jeudi après midi Elmire, Eric et moi ont retourné aux offices.  Vendredi matin maman, Anita, Irène et moi ont resté il faisait très beau encore et l’église était pleine de monde.  On a pas été aux offices l’après midi.  Samedi matin très beau aussi.  Elmire, Anita, Eléonore et Aldona ont restés.  Dimanche (Pâque) très beau temps.  Maman, Irène et Aldona ont restés.  Chez John Frank11 on venu dîner ici de la messe.

Dec. 25  il mouillait presque toute la journée et il neigeait.

Dec. 26  beaux temps assez.

Dec. 27  beaux temps assez.

Dec. 28  encore beau temps.

Dec. 29  Gros storm seulement Papa et Eric ont été à l’église.

Soldat mort en l’année 1918.

Théophile Arsenault
Hercule Arsenault
Jos Arsenault (Vaillant)
Antonet Gallant
Théodore Arsenault
Emanuel Gallant (Jérome)
Etienne Arsenault (Tanise M.)
Emanuel Geneau
Jerrald Darby
Paul (Léan) Arsenault

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1.  Selon la tradition, les corneilles chient (excusez l’expression) sur les gens qui ne portent pas un morceau de linge neuf le jour de Pâques.

2.  De toute évidence, il s’agit du phare de MacCallum’s Point dans le havre de Summerside.

3.  Le bateau à vapeur qui faisait le trajet entre Summeside et Shédiac.

4.  Morile Arsenault de Saint-Louis.

5.  Elle épousait Jimmy Luke.

6.  Emma Arsenault.

7.  Il s’agissait des frères de Mme François Arsenault, Fidèle et Juste Gaudet.

8.  Edmond Arsenault d’Abram-Village.

9.  Elie Arsenault, surnommé “Tuyau”, d’Urbainville.

10.  Sylvain Arsenault de St-Chrysostôme, frère de François.

11.  Jean-François Arsenault.

Le Saviez-Vous?

1979 par Contribution anonyme

 

La Caisse Populaire de Baie-Egmont a été fondée le 15 août 1937, et que deux mois plus tard elle comptait 48 membres et son actif s’élevait à $47.75!

Le premier journal français à être publié à l’Î.-P.-E. était L’Impartial.  Il fut publié à Tignish de 1893 à 1915 par Gilbert Buote et son fils François.

La rente des bancs d’église à Cascumpèque : 1861-1879

1979 par Avéline Peters

par Avéline Peters

 

Lors de la visite de monseigneur Pierre Denant à l’Île-du-Prince-Édouard en 1803, les colons récemment installés à Cascumpèque furent encouragés de se bâtir une chapelle.  Le même automne, ils érigèrent un modeste édifice qui fut béni comme église de Saint-Antoine de Cascumpèque.  Elle fut construite à l’endroit que l’on nomme Pointe Gibbs.

En 1835, il y avait plus d’une trentaine de familles acadiennes à Cascumpèque.  On appelait cet endroit “Le Village”.  En plus des gens installés à cet endroit, plusieurs familles de Hill’s Point et des lots 10 et 11 étaient membres de la paroisse.  Sous la direction de l’abbé Sylvain Ephrem Poirier, les laïcs ont bâti une deuxième église, assez grande pour accueillir une soixantaine de familles.  Celle-ci fut construite sur un lot accordé par Colas Arsenault, fils du premier colon, Louison Arsenault.  Ce terrain se trouve non loin du Creek Gordon, et il est à ce jour maintenu par la paroisse Saint-Antoine.

Au temps du premier curé résident, l’abbé André Roy, on a ajouté une galerie dans la chapelle pour accommoder plus de personnes.  En 1861, on a organisé le système de location des bancs d’église.  C’était un moyen de ramasser de l’argent pour payer l’église.

Comme pour le paiement des dîmes, on acceptait des contrats d’une quantité d’argent ou de produits de la ferme pour le loyer des bancs.  Quand les bateaux qui transportaient les produits d’exportation de l’Île arrivaient aux quais de Hill’s Point ou de Cascumpèque pour une cargaison de blé, d’avoine, d’orge, ou de patates, les hommes de la paroisse évaluaient et chargeaient les produits payés comme rente sur les bateaux de commerce.  Un homme choisi par les syndics de la paroisse acceptait le règlement des comptes.

En 1861, Maxime Gallant loua son banc pour un montant de 7 shillings qu’il paya en trois versements de 2, 2 et 3 shillings.  Léon Arsenault, pour sa part, avait un contrat de 8 shillings qu’il paya pendant l’année avec 6 boisseaux d’avoine.  Prospère Gallant a payé, en 1862, 9 shillings pour la location de son banc.  Il était pilote à Hill’s Point et apparemment il avait un peu plus d’argent que ses voisins.  En cette même année, George W. Howlan a aussi payé 9 shillings.  Il était marchand au Havre de Hill’s Point (région d’Alberton), et paroissien de St-Antoine-de-Cascumpèque de 1861 jusqu’à l’année 1873.  Il fut nommé lieutenant-gouverneur de l’Île-du-Prince-Édouard en 1894.

L’argent commençait à affluer et en 1871 plusieurs chefs de famille ont payé 13 shillings pour la location de leur banc, tels Simon Martin, John T. Botts et Jean Arsenault.  Plusieurs personnes payaient leur banc avec des produits de la terre qui étaient évalués en livres, shillings et pence.  Voici une liste de ceux qui ont payé les bancs d’église avec de l’avoine en 1863:

No de boisseaux

Firmain Blanchard                   3
Jean Gallant (Samuel)            3
Charles Gallant                          3
Joseph Arsenault (gros)        3 1/2
James A. Bulger                        8
Joseph Gaudet                          4 1/2
Melium Aucoin                         3
Jean Arsenault                         10
Maurice Blanchard                 8

En 1861, 56 familles ont loué des bancs.  En 1863 on en compte 72 et en 1878, 89.

La fondation du Couvent de Miscouche : un extrait des Annales du couvent

1979 par Contribution anonyme

 

Un des devoirs demandés par l’administration générale de la Congrégation de Notre Dame, aux Soeurs qui fondent une nouvelles maison, est de garder des annales des événements les plus importants qui se déroulent au cours des années.

Ce qui suit est tiré des Annales du Couvent de Miscouche, étant le voyage des Soeurs venues fonder cette maison en 1864.

Soeur Hermina DesRoches

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“Le Révérent Père Joseph Quevillon, natif de la province de Québec, est le vrai fondateur du Couvent de Miscouche.  (Ce vénéré prêtre fut curé à Miscouche de 1861 à 1869)

En faisant bâtir la maison, il rêvait d’en faire un orphelinat, et d’y inviter les Soeurs Grises d’Ottawa pour en avoir soin.  Cependant, ses plans furent déjoués quand Monseigneur McIntyre, évêque de Charlottetown, s’y opposa, lui demandant plutôt de faire venir des religieuses pour faire l’école.

Monseigneur de Charlottetown, après avoir conféré avec le Père Quevillon, télégraphia immédiatement à la Communauté des Soeurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal et obtint trois Soeurs pour cette mission:  Soeur Marie Antoinette, Supérieur, Soeur Sainte Céline, et Soeur Sainte Clarisse. Nous sommes parties le 22 août, après avoir fait de pénibles adieux à notre chère communauté, pour nous rendre à Québec.  Un nouveau sacrifice nous attendait, car nous fûmes obligées en partant de notre mission de Saint Roch de Québec, de prendre l’habit séculier pour le voyage.  Nous étions onze à nous embarquer à bord du “Lady Head”, trois étant destinées pour Arichat, cinq pour Charlottetown et nous trois pour Miscouche.  La traverse fut longue et pénible; le vaisseau fut obligé de s’arrêter pendant deux jours à cause de la brume et chacune de nous paya un tribut à la mer.

Notre premier arrêt fut à Chatham, N.B., le dimanche, fête du Saint Coeur de Marie, vers quatre heures de l’après-midi.  Monseigneur Rogers, évêque du diocèse, accompagné de Monsieur Sullivan, directeur du collège, vint nous recevoir au quai.  Sa Grandeur nous donna la bénédiction du Saint Sacrement vers sept heures, et ensuite nous allions nous reposer des fatigues de la traversée.

Le lendemain, Monseigneur, avec une bonté plus que paternelle, voulut bien dire la messe à deux heures (du matin), et à quatre heures, après avoir pris un bon déjeuner, Monseigneur vient vous reconduire à bord, où ayant reçu sa bénédiction, nous nous mettions en route pour Shediac.  Nous arrivions là à deux heures de l’après-midi, où il nous a fallu attendre le bateau jusqu’au lendemain, à cinq heures.  Joyeusement, nous nous embarquions de nouveau, car nous avions hâte de voir la fin de notre long voyage.  Le Révérend D. MacDonald, vicaire général du diocèse de Charlottetown, nous attendait à bord, ayant été envoyé à notre rencontre par Monseigneur McIntyre.

Enfin, jeudi, le premier septembre, nous étions à Charlottetown, remerciant Jésus et Notre Dame de nous avoir protégées durant notre traversée.1

Le neuf septembre, nous nous rendions à Miscouche prendre possession du Couvent et le 11 septembre eut lieu la bénédiction du Couvent, à laquelle était présents Monseigneur MacIntyre et neuf prêtres.

Le 13 septembre eut lieu l’érection du Chemin de la Croix.  Le même jour, les gens avaient préparé un “Tea Party”, dont le profit était destiné à rembourser le Père Quevillon pour les dépenses faites de sa poche pendant la construction du Couvent.  La Divine Providence en disposa autrement, car il plut toute la journée, de sorte que les tables furent transportées au Couvent.

14 septembre – Ouverture de nos classes; Monsieur le curé dit la messe dans notre chapelle afin d’attirer les bénédictions de Dieu sur nos travaux, et depuis, nous jouissons de la faveur inappréciable de posséder le Saint Sacrement.  Monsieur le curé s’engage aussi à nous donner la Sainte Messe tous les jeudis.  En cette première journée, nous n’avions que sept écolières et une pensionnaire que nous avons mis sous la protection de la Sainte Vierge, espérant que cette Divine Mère augmente le nombre de ces petites Acadiennes pour lesquelles cette maison a été fondée.

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1  L’arrivée des religieuses à Charlottetown coïncida avec l’arrivée des délégués du “Canada” qui venaient assister à la réunion de fondation de la Confédération canadienne.  Les Annales du Couvent St-Joseph de Charlottetown rapportent ce fait:  “C’est le premier septembre, 1864; deux bateaux jettent l’ancre dans le port de Charlottetown.  Sur le “Queen Victoria”, onze représentants du Canada viennent assister aux premières assemblées traitant de la Confédération.  Le “Lady Head” compte à son bord, huit religieuses de la Congrégation de Notre-Dame, cinq pour Charlottetown et trois pour Miscouche.”

Faits intéressants

1979 par Contribution anonyme

Les premiers Acadiens qui s’établirent à Cascumpec vinrent de Malpèque en 1801.  Il y avait la famille de Cyprien Gallant, de Louison Arsenault et de Pierre Bernard.

En 1803, il y avait seulement seize familles d’établies à Tignish.  Les premières étaient arrivées de Malpèque en 1799.

De 1882 à 1887, une quinzaine de familles de la paroisse de Rustico allèrent s’établir au nord de la paroisse de Rollo-Bay pour y fonder la paroisse de St-Charles qu’ils appelèrent la Nouvelle-Acadie.

Des nouvelles de partout

1979 par Contribution anonyme

Projet d’histoire et de culture acadiennes

La Société Saint-Thomas d’Aquin a pris l’heureuse initiative de mettre sur pied un projet qui a pour but la préparation de matériel scolaire touchant l’histoire et la culture acadiennes.  Pour voir à la réussite de ce projet, la Société a établi un comité composé des personnes suivantes:  M. Tilmon Gallant, conseiller en français au ministère de l’Éducation; M. Francis Blanchard, coordonnateur de français, Unité scolaire no 3; M. Jérémie Pineau, enseignant à la retraite; Mme Erma Arsenault, enseignante à l’École Consolidée Évangéline; M. Edmond Gallant, directeur de l’École Régionale Évangéline; et Mlle Rose-Anna LeBlanc, agente de développement en éducation à la S.S.T.A.  La Société a également embauché au début septembre, un coordonnateur-recherchiste en la personne de M. Georges Arsenault.  M. Arsenault détient une Maîtrise en Arts et traditions populaires de l’Université Laval.

Le projet va bon train.  En effet, dès le début de 1980, des textes seront entre les mains de quelques enseignants.  Ces documents traiteront de l’histoire de la pêche chez les Acadiens de l’Île, de l’émigration et la colonisation des Acadiens à l’extérieur de l’Île au XIXe et XXe siècles, et des coutumes acadiennes.

Plusieurs autres thèmes seront exploités au cours des prochaines années.  À la longue, on prévoit que ces textes seront adaptés et traduits pour qu’ils puissent bénéficier aux étudiants acadiens anglicisés.

La Société Historique de Bloomfield

La Société Historique de Bloomfield, sous la dynamique présidence de Mme Avéline Peters, est à préparer la publication anglaise de l’histoire de la paroisse St-Antoine de Bloomfield.  La version française de cette monographie a été publiée dans les colonnes de La Voix Acadienne au cours des derniers mois.

Nous devons féliciter les membres de cette Société pour le sérieux avec lequel ils ont mené la recherche.  Si nous nous en tenons aux articles paru dans La Voix Acadienne, la publication à venir sera sans doute une des mieux documentées de ce genre à paraître dans la province.

Le Club d’Âge d’Or de Wellington

Ce club est en train d’écrire l’histoire de Wellington.  Le comité du projet est composé de Mme Alice M. Gallant, M. Joseph Gaudet et M. Faustin Richard.

Un musée pour Tignish?

Un groupe de gens de Tignish sont à étudier la possibilité d’établir un musée à l’École Dalton, récemment dépouillée de ses étudiants par l’ouverture de l’École Westisle.  Un comité présidé par M. J.-Henri Gaudet a fait plusieurs démarches au cours des derniers mois en vue d’obtenir le soutien de la population et de l’Unité scolaire.

L’historique d’Abram-Village

L’Association des Dames du Sanctuaire d’Abram-Village a patronné, l’été dernier, un projet dans le cadre du programme “Jeunesse Canada au travail” qui consistait à compiler l’historique du village.  Trois étudiants ont travaillé à cette compilation pendant une période de sept semaines.  L’Association espère pouvoir compléter la recherche dès l’été prochain si elle réussit à obtenir un autre projet.

Plus de 3,000 visiteurs au Musée Acadien!

Le Musée Acadien situé à Miscouche a été visité par environ 3,033 personnes au cours des mois d’été (mai – septembre), dont 582 étaient des étudiants des écoles de la province.

Le Musée est toujours sous la présidence du Dr. Aubin Doiron.  Le printemps dernier, Soeur Marguerite Richard remplaçait Soeur Antoinette DesRoches comme directrice.