Exposition permanente

Les Acadiens de l’Île, une communauté et son histoire

Une exposition permanente produite par le
Musée acadien de l’Île-du-Prince-Édouard

Cette exposition permanente vous fera découvrir, à travers ses cinq volets, les trésors d’un peuple présent à l’Île-du-Prince-Édouard depuis bientôt trois siècles. C’est en 1720 que les premiers Acadiens se sont établis ici, sur cette île qu’on appelait alors Île Saint-Jean. Malgré bien des obstacles, ce peuple tenace et fier de son patrimoine continue sa lutte pour la sauvegarde de sa langue française et de sa culture acadienne.

L’exposition permanente comprend un diorama, 25 panneaux d’interprétation, 145 photographies / illustrations et 124 objets représentatifs de la culture matérielle des Acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard.

Voici les cinq volets de l’exposition :

  • L’Acadie et les Acadiens
  • Le régime français, 1720-1758
  • Le rétablissement, 1758-1860
  • Le réveil, 1860-1930
  • La société contemporaine de 1930 à nos jours

Le premier volet, L’Acadie et les Acadiens explique qui sont les Acadiens, leurs origines et la signification du toponyme « Acadie ».

Famille acadienne sur la baie de Malpèque au 18e siècle. Avant la Déportation. (Peinture de David Webber)

Le volet suivant a pour titre Le régime français, 1720-1758 et passe en revue la fondation de la première colonie à l’Île Saint-Jean au cours de l’été de 1720; la construction des fortifications; les premiers colons français; et l’arrivée des premières familles acadiennes, dès 1720, qui viennent, de plus en plus nombreuses, se réfugier à l’Île, en 1755, alors que la déportation débute en Acadie (Nouvelle- Écosse). Ce volet se termine par la perte de l’île Saint-Jean à l’Angleterre et la déportation de nombreux Acadiens de l’Île Saint-Jean vers la
France en 1758.

Le rétablissement, 1758-1860 constitue le troisième volet qui relate le retour à l’Île de certains exilés acadiens; l’arpentage de la terre et sa réorganisation en 67 lots attribués à des propriétaires britanniques; les premiers rétablissements acadiens; les problèmes causés par le système foncier qui obligent les Acadiens à déménager à maintes reprises et à recommencer le défrichage; et enfin le développement des premières écoles acadiennes et de la première institution de la communauté, la paroisse, par l’Église catholique. On souligne alors que les Acadiens forment un peuple à part et qu’ils ont une économie de subsistance.

Honorable Stanislaus Poirier, de Tignish, le premier député acadien élu à l'Assemblée législative de l'Î.-P.-É. en 1854.

Le nationalisme acadien fait surface pendant Le réveil, 1860-1930 qui illustre les changements importants qui se produisent chez les Acadiens de l’Île à partir des années 1860, soit l’apparition d’une petite classe dirigeante de bonne éducation qui se donne comme mission d’élever les Acadiens au même rang que les anglophones dans les domaines social, économique et politique.

Les Acadiens des provinces Maritimes se choisissent alors une fête nationale, un drapeau, un insigne, une devise et un hymne national. On voit aussi apparaître bon nombre d’institutions, telle la Société Saint-Thomas- d’Aquin, vouées au développement de la communauté acadienne, ainsi que les premiers commerçants et entrepreneurs. Une économie en évolution caractérise les agriculteurs et les pêcheurs acadiens de cette période.

Le dernier volet de l’exposition, La Société contemporaine de 1930 à nos jours, dresse un tableau de l’Acadie de l’Île d’aujourd’hui, soit ses industries qui témoignent d’une économie diversifiée, ses principaux acteurs qui luttent contre le taux d’assimilation grandissant et sa culture toujours vivante.